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*La Majorité Présidentielle (MP) a pris la défense de certains signataires de l’Accord du 18 octobre, du Front pour le Respect de la Constitution et du MLC qui n’ont pas signé, le week-end dernier, l’Accord politique négocié par la CENCO avec le Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au Changement. La MP déclare être à la recherche de plus d’inclusivité. Selon le Ministre Kokonyangi, Secrétaire général Adjoint de la MP, qui a tenu un point de presse, hier, à l’Hôtel Invest, le fait que les assises du Centre Interdiocésain n’aient pas retenu la question d’un référendum, pourtant, consacrée à l’article 5 de la Constitution, est inacceptable. Il demande également au Rassemblement de demander pardon au peuple congolais pour la mort injustifiée des manifestants du 19 au 20 septembre, ainsi que ceux du 21 et 22 décembre dernier à cause d’un problème de positionnement. Déjà, samedi 31 décembre 2016, les signataires de l’Accord du 18 octobre, étaient, eux, montés au créneau, pour fustiger la forte personnalisation de l’Accord issu des discussions directes. Ils fustigeaient, d’ailleurs, une série d’imprécisions constatées au niveau de certaines dispositions de ce nouvel Accord, au niveau, par exemple, de la date de la fin de la refonte totale du fichier électoral, de la convocation du corps électoral et, même, de la tenue effective des scrutins. Eve Bazaïba, en tant que Leader du Front pour le Respect de la Constitution et parlant au nom du Mouvement de Libération du Congo de Jean-Pierre Bemba Gombo, condamnait, quant à elle, le caractère sélectif et discriminatoire du choix des animateurs des principales institutions de transition. Allusion faite, ici, au Rassemblement qui, à lui tout seul, devrait diriger, à la fois, le gouvernement de transition et le Conseil National de Suivi.

C’est, en principe, ce mardi 3 janvier 2017 que les Congolais devraient se faire une idée précise sur les chances de réussite de l’Accord politique du Centre Interdiocésain. Mais, l’actualité a évolué beaucoup plus vite avec les contestations du camp présidentiel qui n’entend pas appliquer ledit Accord. Désormais, c’est un troisième round de discussions qui est envisagée, sous la médiation de toutes les Confessions religieuses, pas uniquement la CENCO. Le Ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, a donné le ton dans la journée, hier, lundi 2 janvier 2017. Il n’est plus seulement question de demander à la CENCO d’obtenir la signature du MLC et ses alliés du Front pour le respect de la Constitution. C’est l’ensemble de l’Accord qui est remis en cause. Les délégués de la MP au Dialogue de la CENCO affirment avoir signé sous réserve. Tout d’un coup, les travaux portant sur l’Arrangement particulier de mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016 sont ajournés. Il n’y aura pas, de si tôt, un calendrier de l’application dudit Accord, pourtant, attendu pendant la semaine. Les modalités de la composition du Gouvernement d’Union nationale sont interrompues. D’où, l’interminable débat sur le degré d’inclusivité des Accords politiques est de retour.

La principale raison de la rétractation du MLC qui a, pourtant, participé aux travaux du Centre Interdiocésain, serait la bataille perdue pour l’occupation de la Présidence du Comité national de suivi du nouvel Accord. Un poste que les parties prenantes ont confié au Patriarche Etienne Tshisekedi, leader de l’UDPS ; la Primature étant cédée au Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au Changement, pendant que la Majorité Présidentielle conserve la Présidence de la République.

Le MLC a, tout de même, obtenu que le Ministre de l’Intérieur rapporte son arrêté n° 19/2015 du 11 mars 2015 enregistrant un parti politique qui porte la dénomination du Mouvement de Libération du Congo/Libéral. Aux yeux du Ministre Jean-Lucien Bussa, Ministre du Plan issu de l’Accord de la Cité de l’Union Africaine, l’Accord du Centre Interdiocésain serait très réducteur en ce qu’il se penche sur des questions des personnes. Une position que détruisent tous ceux qui reconnaissent qu’aucune décision majeure arrêtée à la Cité de l’Union Africaine n’a été abrogée au Centre Interdiocésain. Le pays se retrouve dans une situation de blocage. Mais, comme tout le monde sait, les positions peuvent à tout moment évoluer.

Une mise en œuvre laborieuse

Les réactions contrastées des politiciens congolais montrent à quel point la mise en œuvre de l’Accord de la CENCO s’annonce laborieuse. Il y a encore beaucoup de pesanteurs de part et d’autre. Dans tout cela, quel est l’intérêt du peuple ? Le peuple congolais aspire à la paix et exige d’élire librement ses dirigeants. Et, le plus tôt serait le mieux. Quoi qu’il en soit, les aspirations du peuple doivent constituer le dénominateur commun. Sans plus.
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