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Les sources bruxelloises d’AfricaNews sont formelles. Via son vice-premier ministre en charge des Affaires étrangères Didier Reynders, la Belgique a officieusement saisi la famille Tshisekedi et certaines personnalités de la RD-Congo dont le vice-premier ministre Léonard She Okitundu et Félix Tshisekedi pour se plaindre de la présence devenue encombrante du corps du leader historique de l’UDPS sur son sol.

Ces sources évoquent les raisons principales avancées par l’Administration bruxelloise. Il s’agit avant tout des déferlements monstrueux du public, RD-congolais ou d’autres nationalités, devant la morgue de l’hôpital et au funérarium où sont gardés ou exposés les restes de l’illustre disparu. «Imprévue, la situation pose un problème sécuritaire et oblige les responsables locaux à déployer un impressionnant dispositif des forces de l’ordre avec des conséquences sur le plan des finances», assure-t-on.


Il s’agit aussi, poursuit-on, de prévenir les risques d’éventuels attentats terroristes que les mouvements de ces foules peuvent occasionner.

Il s’agit encore de préserver les emplois et la paix dans les foyers tant les embouteillages consécutifs à ces sorties et à l’origine des retards commencent à créer des tensions dans les entreprises et dans les familles. Il s’agit enfin du respect du délai des 15 jours requis pour garder un cadavre avant sa mise en terre.
Selon nos informations, l’administration attend de la famille une décision responsable et la famille a le choix entre enterrer Tshisekedi en Belgique ou rapatrier son corps en République Démocratique du Congo.

Si la Belgique donne les signes de s’être lâchée de Tshisekedi et que le premier scenario enchante certains milieux politiques belges et RD-congolais, le gouvernement, apprend-on, ne s’inscrit pas dans cette logique. Kinshasa, qui ne manque ni les espaces ni le temps et la logistique pour honorer la mémoire de cette figure de la lutte pour la démocratie et l’avènement d’un Etat de droit, est favorable au rapatriement pour des funéra illes dignes. Le Président de la République Joseph Kabila a instruit le gouvernement Badibanga pour ce faire.
Au Kasaï, terre d’origine du sphinx de Limete, les notables ne décolèrent pas à l’idée de voir les gens s’amuser avec le corps de ce monument ou marchander son corps contre des postes politiques.
Tino MABADA
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