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La commune de Ngaliema, à l'ouest de la capitale congolaise, est sous un déploiement policier massif au lendemain des affrontements entre des partisans de Bundu dia Congo et les forces de l'ordre.

La situation est revenue au calme vers 10h (heure locale) dans la commune de Ngaliema où la Police a déployé des barrières vers les routes 80 jours, l’arrêt Sakombi ou encore les quartiers Haute Tension et Jolie Parc. Jusqu’au petit matin, les forces de l’ordre tentaient toujours de déloger les adeptes de la secte religieuse Bundu dia Kongo, qui, selon les autorités, planifiaient « des attaques dans la capitale ».

Les journalistes de POLITICO.CD ont vu deux blessés dont un sérieux. Un jeune homme dans la vingtaine atteint, semble-t-il, d’une balle perdue à la jambe. Des vidéos et des photos diffusées ce matin sur les réseaux sociaux montrent parfois ces adeptes retranchés dans le chantier de leur leader, le député Ne Muanda Nsemi, répliquant aux tirs de la police par des jets de pierre.

Depuis quelques semaines, le torchon brûle entre le pouvoir et les adeptes de cette secte très influente dans le Kongo Central. On a vu apparaître sur les réseaux sociaux, une vidéo de Ne Mwanda Nsemi où il appelle ses partisans à chasser le président Joseph Kabila.

Aussi, le député congolais, chef spirituel de cette secte réclame au président Joseph Kabila 13 millions de dollars à titre de dommages et intérêts pour lui et ses militants « massacrés » en 2008. Décision prise, selon lui, par le Parlement congolais.

« En 2008, on a massacré les adeptes de Bundu dia Kongo. Et le parlement a voté une loi selon laquelle le gouvernement doit payer des dommages et intérêts de Bundu dia Kongo (…) divisés en deux parties: il faut payer trois millions de dollars à Ne Muanda Nsemi pour compenser les souffrances morales qu’il a enduré quand on a tué ses disciples. Deuxièmement, dix millions de dollars que doivent se partager les fidèles dont on a brûlé les maisons et dont on a tué« , explique le député congolais dans une vidéo diffusée sur youtube à la fin du mois de janvier.

Lundi soir, dans la commune de Ngiri-Ngiri, à moins d’une dizaine de kilomètres du centre-ville de Kinshasa, la police utilise du gaz lacrymogène et fait des tirs de sommation pour tenter de déloger un groupe d’adeptes du mouvement Bundu Dia Kongo, retranchés dans leur lieu de culte.

La Police y traquait une trentaine de personnes qui, d’après des témoins, préparaient une éventuelle attaque dans la capitale. Trois corps sans vie ont été vus par des témoins interrogés par POLITICO.CD.


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