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Des étudiants de la deuxième année médecine de l’université de Kinshasa, dont l’auditoire de cours se trouve derrière le CNPP, sont depuis plus d’une semaine, victimes des attaques des Kuluna à répétition. Le dernier fait en date remonte au mardi dernier où une bande d’au moins dix brigands ont tenté, sans succès, de s’en prendre à une poignée d’étudiants restés dans l’auditoire pendant la pause.



Ces étudiants suivent actuellement les cours dans la psychose générale, après avoir plusieurs fois fait l’objet d’attaques des kulunas munis de machettes et d’autres armes blanches. Sur fond de menaces de mort, ces malfrats leur ont extorqué des ordinateurs portables, des téléphones, des sommes d’argent et d’autres objets de valeur.



Interrogés, les observateurs attribuent cette insécurité à l’isolement du lieu où se trouve cet auditoire et à son rapprochement d’avec le quartier Mbanza-Lemba, réputé être l’un des repaires de jeunes brigands.



" Cet auditoire se trouve à l’autre extrémité de la colline inspirée, à côté du CNPP. L’isolement et le calme qui règnent dans ce coin en fait un lieu de prédilection des Kulunas. Ils ont commencé par attaquer quelques étudiants qui y vont pour des lectures personnelles. Mais depuis une semaine, ils ont pris l’habitude d’attaquer les étudiants en plein cours", a indiqué un cultivateur qui a son champ dans les parages.




DES ETUDIANTS S’EN REMETTENT AUX AUTORITES ACADEMIQUES
Des étudiants de G2 médecine abordés sur le sujet n’ont pas caché leur inquiétude motivée par le fait que les autorités académiques n’aient pris jusque-là des mesures visant à garantir leur sécurité pendant les heures de cours. Avant d’avancer que l’augmentation de l’effectif des gardes universitaires sur le lieu ne résoudra en rien le problème d’autant que ces derniers ne sont pas armés.




Face à cette inertie de l’autorité académique, des étudiants de G2 médecine ont mené un sit-in hier mercredi 1er février devant le bâtiment abritant leur faculté. Ils ont plaidé pour la délocalisation de leur auditoire pour la faculté.



"Nous sommes venus demander une solution immédiate de la part de nos autorités académiques. Nous ne pouvons pas continuer à suivre les cours dans l’insécurité. Cela va de notre formation. Les autorités doivent nous trouver immédiatement un auditoire au sein du bâtiment facultaire", ont indiqué les manifestants, rameaux à la main, scandant des chants.



Trouvant légitimes les revendications des étudiants, le vice-doyen de la faculté de médecine, le professeur Mashinda, est vite descendu de son bureau, accompagné d’autres membres du conseil facultaire.



Il a apaisé les étudiants regroupés en face de la faculté, en les rassurant que les autorités facultaires sont très préoccupées par l’insécurité qui sévit actuellement dans les environs de l’auditoire de G2 médecine. Il a demandé aux étudiants de prendre leur mal en patience, le temps qu’un auditoire vacant soit trouvé à la faculté.



Le calme est revenu parmi les étudiants lorsque le professeur Mashinda leur a annoncé qu’entre temps, ils ne suivront plus les cours d’après-midi dans cet auditoire. Une salle est trouvée à la faculté où ils étudieront désormais les après-midi.



Loin d’être un fait anodin, la pénurie d’auditoires est un problème qui touche toutes les facultés de l’Unikin. " Les autorités ne font que multiplier les facultés et options sans construire de nouveaux bâtiments", fustigent certains étudiants.



La police universitaire de l’Unikin a réussi à mettre la main sur quelques-uns des malfrats qui ont fait irruption le jeudi 26 janvier dans la salle de cours de G2 médecine pendant la pause et ont dépouillé les étudiants de tous leurs biens. Ces brigands ont vite été acheminés au parquet de Matete.
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