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*Depuis douze jours, l’affaire de la mort d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui a tiré sa révérence le 1er février 2017, à Bruxelles, en Belgique, suite à une embolie pulmonaire, fait l’actualité à telle enseigne qu’elle domine la Une des journaux à travers la RD. Congo. Plusieurs personnalités ont parlé, à cet effet. Des éminents professeurs d’Universités et des Instituts Supérieurs, des Hauts cadres Administratifs, des politiciens et étudiants. Chacun y va de sa propre opinion. Me Yoko, dans sa casquette d’Avocat et de politicien, parle, quant à lui, d’Etienne comme étant un petit frère, un proche de Tshisekedi.

A tout prendre, il recommande d’honorer l’illustre disparu, en lui réservant des hommages dignes de son rang et que le débat engagé, jusqu’ici, autour de ses obsèques n’a aucun sens. A son avis, « les politiciens ne doivent pas associer les obsèques de Tshisekedi wa Mulumba à la conquête des postes politiques. Parce que lui-même ne se battait jamais pour des postes, mais bien pour la démocratie et l’Etat de droit ». Et, en outre, Me Yoko demande aux politiciens de couper la poire en deux, en organisant des obsèques populaires à Limete. Puis, les obsèques officielles pourraient se passer au Palais du Peuple, comme annoncé par le gouvernement. Concernant sa succession, il précise qu’il s’agit-là, d’une affaire qui, en droit congolais, est déjà réglée par la loi.

Etienne Tshisekedi, parti en Belgique au bord d’un avion médicalisé, ne revient pas comme prévu. La maladie l’a emporté. Et, l’annonce de sa mort a fait l’effet d’une bombe explosive à Kinshasa et ailleurs. Avait-il prévu d’y laisser sa vie ? Qu’adviendra-t-il de ses postes ou de ses responsabilités que les Evêques lui ont assignés ? Me Yoko, Avocat de son état, Professeur de droit à l’Université de Kinshasa, politicien et, surtout, fils du même espace Grand Kasaï, soutient qu’en partant à Bruxelles, Tshisekedi n’est pas allé pour se faire soigner. Mais, c’est plutôt, selon lui, «un endroit qu’il aurait choisi pour aller décliner l’offre que lui ont proposée les Evêques ». Plus loin, dans sa lecture des faits, il estime que Tshisekedi aurait choisi la manière la plus polie de décliner cette offre et s’est tu pour ne pas, peut-être, déplaire aux évêques. Autrement dit, rappelle-t-il, les yeux fermés, Tshisekedi voulait, à tout prix, être Chef de l’Etat, au moins une fois dans sa vie pendant cette transition». Donc, Tshisekedi militait pour la démocratie et non pour des postes politiques.

Me Yoko rappelle également que les obsèques de Tshisekedi ne devraient pas, normalement, poser problème. La Majorité veut qu’il soit enterré d’abord, puis les discussions après. Tandis que l’UDPS exige l’application intégrale de l’Accord du 31 décembre d’abord, avant les obsèques de Tshisekedi. Et, parmi les conditions de l’Udps, il y a la demande d’un mausolée et la nomination d’un Premier Ministre et l’institution du gouvernement d’union nationale, avant le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa. « On ne peut pas associer les obsèques de Tshisekedi et son nom à la conquête des postes politiques, parce que son combat n’était pas celui-là. Son combat était, par contre, celui de l’affirmation de la démocratie au Congo, de l’instauration et de la consolidation de l’Etat de droit, de l’amélioration des conditions sociales des congolais, du bien-être collectif et du progrès social, du triomphe de la souveraineté nationale », a-t-il fait savoir. «Il faut qu’on l’enterre avec dignité, parce qu’il a mérité de la patrie », a-t-il renchéri.

L’exemple de Wemba

Et, pour lui, la Belgique a montré un bel exemple de son amitié envers le Congo. «Il faut qu’à l’exemple de Papa Wemba, qu’on organise des obsèques populaires et officielles », a confié Me Yoko.

Les politiciens doivent faire la part des choses. Tshisekedi ne voulait pas se soumettre à la dictature. C’est pourquoi, il a, plusieurs fois, décliné les propositions qu’on lui faisait d’entrer dans les institutions. Me Yoko rapporte des faits qui retracent, en quelque sorte, le parcours politique de ce grand opposant qui fut, naguère, Commissaire Général ou Député élu à Kabeya Kamuanga, Ambassadeur au Maroc, 2ème Vice-Président du Conseil Législatif (Parlement de l’époque), et plusieurs fois ministres, et cinq fois, Premier Ministre. Tshisekedi était, donc, quelqu’un d’important dans ce pays.

Succession

Pour sa succession, le parti doit voir qui a le meilleur profil pour le remplacer. Selon Me Yoko, Tshisekedi était un homme très intelligent mais qui, forcément, ne faisait que ce qu’il voulait. C’est aussi quelqu’un qui avait tort de croire qu’il avait toujours raison. Au juste, il voulait inculquer au peuple congolais que la démocratie, on l’acquiert en se battant. Mais, seulement, son plus grand ennemi était, parfois, lui-même : son amour propre et ses convictions, quelques fois, incompris… En définitive, Me Yoko Yakembe Placide pense que les honneurs que l’on a réservés à Tshisekedi, en le plaçant à la tête du Conseil National de Suivi de l’Accord, ne doivent pas disparaître avec sa mort, si brusque et brutale soit-elle.
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