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La police congolaise encerclait mercredi après-midi à Kinshasa, pour le deuxième jour de suite, la résidence du chef spirituel d'une secte politico-religieuse ayant appelé à l'insurrection contre le président Joseph Kabila, a constaté une journaliste de l'AFP.

Plusieurs dizaines de policiers en équipement antiémeutes et armés de kalachnikovs bouclaient les abords de la résidence de Ne Muanda Nsemi, chef spirituel de la secte Bundu Dia Kongo (BDK).

Contrairement à la veille, où la police a ouvert le feu à plusieurs reprise sur le bâtiment, selon des témoins, la journée a été calme dans ce quartier du nord-ouest de Kinshasa.

Mais "l'assaut peut-être donné à n'importe quel moment", a déclaré à l'AFP un policier sous couvert d'anonymat.

Mardi, huit personnes soupçonnées d’appartenir à cette secte ont été blessées au cours d'une opération des forces de l'ordre déclenchée la veille au soir en plusieurs endroits de la capitale, selon un "bilan partiel" donné par la police.

Selon des témoins, trois personnes ont été tuées mardi dans les heurts entre la police et les personnes retranchées à l'intérieur de la résidence de Ne Muanda Nsemi, qui ne serait pas sur les lieux.

Mercredi, un habitant du quartier a affirmé à l'AFP avoir "vu sept corps" de partisans de BDK "tués par balles".

La police n'a répondu à aucune des relances de l'AFP, mardi et mercredi, en vue d'obtenir un bilan actualisé par les autorités.

Originaire du Kongo-central (ouest de la RDC) et député de Kinshasa, Ne Muanda Nsemi a appelé récemment sur internet à l'insurrection contre le pouvoir du président Joseph Kabila, à qui il dénie la nationalité congolaise.

Bundu Dia Kongo ("Royaume du Congo" en kikongo) prône la restauration du royaume Kongo, qui a connu son apogée au XVIe siècle et dont l'autorité s'étendait sur l'actuel Kongo-central et des territoires aujourd'hui en Angola, au Congo-Brazzaville et au Gabon.

En 2008, la secte avait été réprimée au cours d'une violente opération militaire après avoir mené une série d'attaques contre des agents de l’État et appelé la population locale à chasser de la province les "non-originaires".

Jamais arrêté, Ne Muanda Nsemi a amorcé un rapprochement avec M. Kabila à partir de la fin 2015. Il a fait brutalement volte-face dans un climat de tensions politiques liées au maintien au pouvoir du chef de l'État au-delà du terme de son mandat, échu depuis le 20 décembre.

Depuis janvier, ses adeptes ont été à l'origine de plusieurs attaques meurtrières au Kongo-central.
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