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Deux jours sur sept donnés aux politiciens sont déjà passés. Et, pourtant, c’est le délai leur accordé pour exorciser les démons de divergences en l’absence des princes de l’Eglise Catholique. A la place, les acteurs politiques ont opté pour la dispute par presse interposée plutôt que la discussion en face-à-face. Jusque-là, les six composantes seraient plus occupées à vulgariser le dialogue à leur base et à taire les mésententes à l’interne qu’à chercher à tabler sur les désaccords. Fort malheureusement, le temps passe. Oui ! Le mois de janvier vient de s’écouler sans que le go ait été donné à l’application de l’Accord et, visiblement, le Gouvernement ne sera plus mis sur pied dans la première semaine de ce mois de février tel que projeté. Une fois de plus, les évêques devraient faire une tournée vers les figures emblématiques des deux camps. En séjour à Genève, en Suisse, à quelques kilomètres d’Etienne Tshisekedi, il est donc logique, pour plusieurs analystes politiques, d’inscrire au programme d’ici ce dimanche 5 février, date annoncée pour le retour des hommes en soutane, un rendez-vous CENCO-Tshisekedi. Et, dans le même ordre d’idée, Marcel Utembi et ses pairs auront comme prochain hôte le Président Kabila. Mais, les positions tranchées seront-elles résorbées? Possible mais pas certain. Les évêques ont clos les travaux le samedi passé sans voir le Président de la République malgré une pressante demande. Sera-t-il seulement disposé ou aura-t-il le temps pour les recevoir cette fois? La question demeure. Décryptage! Il y a une quasi certitude que les évêques fassent un petit crochet vers la Belgique avant de regagner le Congo-Kinshasa car, les perspectives d’un retour rapide du lider maximo ne sont pas claires alors qu’il détient l’une des clés aptes à décanter le blocage du dialogue. Le come-back de celui qui est sensé assuré la présidence du Conseil National de Suivi de l’Accord durant la transition serait, à en croire le Représentant de l’UDPS dans le Benelux, conditionné par trois aspects. Son bilan médical, la décision de son médecin puis de son bon vouloir. Ça vole bas à Kin C’est fait. Les balbutiements des politiques aux discussions directes ont coûté un mois au chronogramme tracé pour organiser les élections fin 2017 alors que sans ces joutes électorales, à temps, la crise politico-électorale en cours ne peut être réglée. La préoccupation à ce sujet est importante surtout s’il faut intégrer le fait que le dialogue inclusif mené par les princes de l’Eglise Catholique est loin d’être fini. Puis, face aux trois questions qui les opposent, la Majorité et l’Opposition campent véritablement sur leurs positions. Au rythme où vont les choses, les 7 jours d’absence des prélats catholiques pourraient ne pas servir à grand-chose sinon, est-il susurré, à permettre aux politiques de démontrer leur éloquence et habileté à se jeter mutuellement la faute du blocage. Il se peut que les politiques qui se regardent en chien de faïences ne puissent se résoudre à se mettre sans un médiateur autour d’une table pour s’entendre. D’où, avec ferveur, le retour des évêques est-il souhaité. Prise de bec MP-Rassemblement De toutes les questions qui divisent, celle de la primature décroche, à plus d’un titre, la palme de la discorde majeure. Autour de cette dernière, les ténors de la famille politique et de la plateforme chère à Etienne Tshisekedi se lâchent dans la presse. ‘’ La MP n’est pas de bonne foi. Elle est en train de bloquer la mise en œuvre de l’accord pour aboutir à son projet d’organiser soit un référendum, soit la révision Constitutionnelle, etc. ‘’, déclarait hier encore Jean-Marc Kabund. Et de poursuivre, en précisant que le ‘’ Rassemblement n’est pas allé au dialogue pour avoir la Primature. Il y serait allé pour réclamer le départ de Kabila ‘’. Pour les caciques du régime, c’est le Rassemblement qui manifeste sa mauvaise foi en refusant de donner les noms des candidats à la Primature et aussi à demander le partage fifty-fifty des ministères de souveraineté alors qu’il relève de la compétence du Chef de l’Etat, leur autorité morale. Bazaïba et Kamerhe interpellent Face à la passe d’armes MP-Rassemblement, les signataires de l’Accord de la Cité de l’Union Africaine, avec Vital Kamerhe en tête, appellent les protagonistes à trouver un terrain d’attente au plus tôt car le pays ne peut être bloqué à cause du partage des postes. En outre, Bazaïba Eve, secrétaire général du MLC de Bemba et coordonateur du Front pour le Respect de la Constitution demande, dans un message largement relayé sur les réseaux sociaux, au Rassemblement à ne pas confondre la lutte. Elle n’est pas pour le partage des responsabilités mais bien pour l’alternance. Le tandem Kabila-Tshisekedi Comme pour le consensus autour d’un Accord, les évêques que le statu quo des discussions directes met au pied du mur sont devant l’obligation de recourir à ces figures emblématiques de deux camps opposés au dialogue. Même s’il faut préciser que le Front et l’OPSA réfutent l’autorité ‘’morale ‘’ de Tshisekedi. Toutefois, la tournée de la dernière chance s’impose pour sauver le dialogue dont le naufrage serait catastrophique pour le Congo-Kinshasa. Et, certainement, les évêques qui prennent des allures des sous papes au pays de Lumumba pourront compter, dans cette quête, sur l'implication de toute la machine diplomatique de la région, du continent et de la planète. Danny Ngubaa
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