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Le Pape François a annoncé l'annulation de sa visite pour la RDC dans une interview jeudi au journal Allemand, "DIE ZEIT". Mais la traduction exacte de ce qu'a dit le Souverain pontife de l'Église universelle est au coeur d'une controverse.Le Pape François ne viendra pas en RDC. La révélation a été faite par le Chef de l’Eglise catholique romaine lui-même dans une interview parue le jeudi 09 mars au journal allemand Die Zeit. S’exprimant en allemand, le Pape a dit: « Auch eine Reise in den Kongo war geplant, aber das wird mit Kabila wohl auch nicht gehen« .

Ce court passage, le seul dans cette longue interview a suffi pour allumer la mèche du côté de Kinshasa. Jeune Afrique l’a traduit, dans un article paru sur son site internet le lundi 13 mars, par : « Il était prévu d’aller dans les deux Congos, mais, avec Kabila, ça ne va pas, je ne crois pas qu’on puisse y aller » . Une version que beaucoup de médias congolais ont ensuite relayé, confirmant ainsi que le Pape François refusait de venir en RDC « à cause du président Joseph Kabila« .

Contacté par POLITICO.CD, un traducteur allemand nuance toutefois cette traduction du magazine Panafricain. Pour lui, la meilleure versions serait: «Même un voyage au Congo a été prévu, mais ça ne va pas marcher probablement avec Kabila», a-t-il dit. Au final, il semble toujours que le président Joseph Kabila soit la principale raison de cette annulation.



Du côté de l’Eglise catholiques, on veut cependant relativiser la sortie du pontife: « Je crois qu’il [le Pape] ne faisait pas allusion au président Kabila personnellement, il voulait parler de la situation politique du pays, avec le blocage actuel dans les discussions [à la CENCO] et surtout l’insécurité un peu partout« , confie une source proche de la CENCO, qui a requis l’anonymat.

En effet, l’église catholique est au coeur de la crise politique en République démocratique du Congo où elle facilite notamment les discussions pour l’application de l’accord qu’elle a obtenu entre le Pouvoir et l’Opposition le 31 décembre dernier. Cet accord, soutenu par la Communauté internationale n’est toujours pas mis en place. La Majorité au pouvoir et les Opposants du Rassemblement se renvoient la responsabilité au sujet de ce blocage.

De plus, Le Pape François, au terme de la prière de l’Angélus le 19 février, a lancé un appel pour le retour au calme au pays, suite aux affrontements «brutaux et violents» qui opposent depuis six mois les forces de l’ordre à des milices armées du Chef coutumier Kamwina Nsapu dans la province du Kasaï-Central, faisant plusieurs centaines de morts. «Je ressens une forte douleur pour les victimes, a dit le Saint Père, et spécialement pour les nombreux enfants arrachés à leur famille et retirés de l’école pour être utilisées comme enfants soldats.»

Le Pape disait prier pour eux et pour le personnel religieux et humanitaire qui travaille dans cette région difficile. «Je renouvelle mon appel à la conscience et à la responsabilité des Autorités nationales et de la Communauté internationale afin que des décisions adéquates soient prises rapidement pour porter secours à nos frères et sœurs.» Le Souverain Pontife étend son appel aux autres populations du continent africain et ailleurs dans le monde qui «souffrent à cause de la violence et de la guerre».

Le pape François a reçu, 26 septembre, au Vatican le président Joseph Kabila. Cette rencontre intervenait alors que le20 septembre, au lendemain de très violentes manifestations qui ont fait plusieurs morts à Kinshasa, l’Église catholique avait annoncé qu’elle se retirait du dialogue de la Cité de l’Union Africaine.

Politico.cd
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