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Tout comme à l’UDPS, au MLC et même à la Majorité Présidentielle avec la défection fracassante du G7 en 2016, les départs à l’UNC ne doivent pas émouvoir outre mesure.
C’est dans l’ordre normal des choses.

Mais alors, pourquoi quand il s’agit des départs à l’UNC, on en fait tout un rayon?
En faisant croire que le parti est sur le déclin?

Certaines mauvaises langues allant jusqu’à prédire la disparition du parti cher à Vital Kamerhe.

Pour affaiblir l’UNC, les départs de l’ancien secrétaire général Jean-Bertrand Ewanga et de son adjoint Claudel Lubaya, à cause d’un désaccord sur la participation du parti au dialogue de la Cité de l’Union Africaine, avaient été a dessein hyper médiatisés.
Même si les faits ont finalement donner raison à Kamerhe car l’accord de la Saint-Sylvestre n’est pas différent de celui de la Cité l’UA (parenthèses vite refermées).

Ceci s’explique par le fait que certains adversaires politiques redoutent encore Vital Kamerhe dans la perspective de la prochaine présidentielle.

Plus récemment encore, les défections de Sam Bokolombe et Odette Babandoa, ont fait les choux gras de la presse.

Bien avant encore, le départ de Justin Bitakwira avait lui aussi été surmédiatisatisé.
Toujours dans le but de jeter en pâture Kamerhe dans l’opinion.

Ces départs ou ces défections sont légitimes car l’adhésion a un parti étant libre, le retrait l’est tout autant.
Ils font donc partie des vicissitudes de la vie politique. Hélas, même quand ils sont télécommandés du dehors.

Plusieurs raisons peuvent expliquer ces départs, mais dans la plupart des cas c’est une question d’ambitions personnelles non assouvies. Les questions de postes tant au gouvernement qu’au parti sont toujours conflcitogènes.

Les tensions à l’UNC apparaissent souvent à la veille des grands enjeux politiques.

C’était notamment le cas avec les Concertations Nationales en 2013.

Le même scénario s’est reproduit en 2016 à la faveur du Dialogue National de la Cité de l’OUA.

Ces tensions au sein des partis et plateformes politiques, pas qu’à l’UNC, ont été exacerbées avec la sortie du gouvernement Badibanga en décembre 2016.

Avec 2 ministères, Budget et Commerce extérieur, ainsi qu’un vice-ministère à la Justice, octroyés à l’UNC dans le nouveau gouvernement, cela s’apparentait à un véritable cadeau empoisonné.

En effet, comment assouvir les ambitions de la multitude rangée derrière le leadership de l’ancien président de l’Assemblée nationale sans créer des frustrations?

Autant dire une équation politique impossible à résoudre au vu de la constellation des talents que regorge l’UNC et Alliés!

Choix difficile, Vital Kamerhe a décidé que le ministère le plus important soit donné à Pierre Kangudia. Compétent pour avoir été un haut fonctionnaire au ministère des finances, loyal et haut cadre du parti, ces qualités ont naturellement plaidé pour lui à ce poste.

Précision, ce dernier est du Kasaï, alors que le bastion de l’UNC se trouve dans le Kivu comme le démontre sa représentation à la Chambre basse avec 13 sur 16 députés issus de l’Est.

Rapport de force électoral oblige, pour faire un clin d’oeil à son électorat du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, Vital Kamerhe a promu Aimé Boji Sangara et Édouard Kiove.
Cela afin de contenter son bastion du du Sud-Kivu, et son fief du Nord-Kivu, appelé Grand Nord. C’est du bon sens politique!

Ces choix difficiles mais assumés ont valu à Vital Kamerhe une volée des bois verts.

Certains cadres allant jusqu’à insinuer que Kamerhe le polyglotte règne sur un parti tribal.
Les faits sont là pour les confondre.

En réalité, c’est de l’amertume pour n’avoir pas obtenu un poste au gouvernement que certains ex cadres de l’UNC tiennent de tels propos, irresponsables et parfois haineux.

La rupture en politique est une banalité. Cependant, il faut qu’elle se fasse avec élégance.

À ce propos, les adieux de Claudel Lubaya et de Jean-Bertrand Ewanga à Vital Kamerhe furent une belle leçon de courtoisie politique.

Certains seraient bien inspirés de suivre ce bel exemple au lieu de lancer des pics sur les réseaux sociaux. Ce qui ne les honore pas du tout.

Un autre fait mérite notre attention sur le phénomène « départs à l’UNC ».

Aussi curieux que cela puisse paraître, ceux qui partent de l’UNC n’arrivent pas à se mettre d’accord pour créer un parti commun.

Chacun crée son propre parti. Ce qui prouve que le problème n’est pas la gouvernance de Kamerhe mais bel et bien une question d’ambition personnelle, un positionnement.

Ainsi, avec 5 « grands départs » enregistrés du parti aux couleurs rouge blanc, 5 autres partis ont vu le jour où ont été réanimés.

Il s’agit du Front Citoyen pour la République (FCR) de Ewanga, de l’Union Démocratique Africaine Originaire (UDA Originelle) dont Lubaya a repris le contrôle, de l’Union des Patriotes Républicains (UPR) dont Babandoa a repris les rênes, de l’Alliance pour la Republique et la Conscience Nationale (ARCN) de Justin Bitakwira.
Et bientôt Sam Bokolombe, dont le parti est en gestation, va compléter la liste.

Ça fait donc 5 figures de proue de l’UNC qui ont quitté le parti depuis sa création en 2010.

A se demander si réellement le tort reproché à l’UNC n’était finalement pas fortuit.

La question qui vaut son pésant d’or est: Pourquoi, ce quintet n’a-t-il pas convergé vers une idéologie politique commune?

Si c’était une question idéelle, ça se saurait avec la création d’un parti commun.

Les départs à l’UNC sont donc avant tout une question de positionnement politique. Tous veulent être calif à la place du Calif.

Mais la modestie recommande que l’on compare ou que l’on mesure ce qui est comparable ou mesurable. Jusqu’à preuve du contraire, Vital Kamerhe est toujours la personnalité qui est arrivée dans le trio de tête de la dernière présidentielle.
Sa stature a crédibilisé le dialogue de la cité de l’UA.

En ce moment, il a entamé une vaste campagne de redynamisation de son parti afin de le préparer aux prochaines élections.


CP/ N’gato
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