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L’Institut supérieur des techniques médicales de Kinshasa (ISTM/Kin), procédera ce vendredi 17 mars, sur son campus, à l’ouverture de la troisième édition de ses journées scientifiques. Le professeur François Mpona-Minga Mishama, Directeur général de cet institut, l’a confirmé au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée sur place le mercredi 15 mars dernier.

L’objectif de ce colloque, a-t-il indiqué, est d’arrêter des stratégies communes en vue de l’éradication de la mortalité et de la morbidité liées aux maladies récurrentes en RDC.
Axé sur le thème « Santé et développement : quelles stratégies pour lutter contre les maladies récurrentes en RDC », ce colloque de deux jours, qui s’ouvrent ce vendredi 17 mars vise, avant tout l’amélioration du bien-être sanitaire de la population, gage du développement du pays, renseignent les organisateurs. Il connaitra deux grands moments. D’abord, la phase des conférences-débats. Ensuite des communications scientifiques et des travaux en ateliers.
« Il est prévu six conférences et douze communications centrées sur les maladies récurrentes dans la population. La deuxième phase d’activités consistera en l’organisation des travaux en ateliers selon les thèmes à développer. A l’issue des échanges en panels, les participants proposeront des stratégies communes afin d’éradiquer et/ou de diminuer la mortalité et la morbidité liées à des maladies récurrentes en RDC », a indiqué le Pr Manuele Kanyonga.

PAS DE DEVELOPPEMENT, SANS LA BONNE SANTE.
Pour sa part, le Pr Abedi Pamphyle a invité les scientifiques et les étudiants, aussi bien de l’ISTM que d’autres établissements, à participer activement à ces Journées scientifiques. Car, explique-t-il, les réflexions qui vont être menées auront le mérite de chercher et de trouver des solutions aux problèmes qui bloquent le bien-être de la population.
« La flambée démographique que connait actuellement la ville de Kinshasa, va aussi avec l’augmentation de l’insalubrité qu’on y observe. Ce qui a un impact direct sur l’augmentation du taux de prévalence des maladies dites des mains sales », a encore déclaré le Pr Manuele.
Selon le numéro 1 de l’Istm/Kinshasa, la conséquence directe de cette flambée démographique, assortie d’insalubrité quasi permanente, est la montée en flèche des cas de fièvre typhoïde dans la ville de Kinshasa.
« A cela s’ajoutent des cas d’amibiase, de paludisme, de tuberculose et d’autres pathologies. C’est un problème réel qui tire la population vers le sous-développement, parce que l’argent qu’on peut économiser pour payer les frais scolaires et acheter la nourriture de qualité pour le foyer doit être investi dans le traitement des maladies causées par l’environnement », a-t-il déploré.

VERS UN NOYAU DE RECHERCHE MULTIDISCIPLINAIRE
« Une autre particularité de la troisième édition des Journées scientifiques de l’ISTM, rapporte le Pr Abedi Pamphyle, est le fait d’impliquer les scientifiques de différents domaines dans la recherche de solutions communes à l’éradication des maladies. Il s’agit, principalement, des environnementalistes, des infirmiers, des neurologues, des pharmacologues, des médecins, des sociologues, des psychologues… »
« En tant qu’institution d’enseignement, nous avons le traditionnel devoir de proposer des solutions idoines aux problèmes que pose notre société. Cela, à travers l’Enseignement et la Recherche. Nous voulons, à travers ces journées scientifiques, contribuer à l’amélioration de la santé de la population congolaise, sans laquelle le développement ne peut qu’être illusoire », a martelé le Pr François Mpona-Minga Mishama.
Le comité de gestion de l’ISTM n’a pas caché son souhait de voir le colloque de ce week-end, aboutir à la création d’un noyau de recherche multidisciplinaire. La principale motivation est de continuer la recherche commune, afin d’éradiquer la mortalité et la morbidité liées à des maladies récurrentes en RDC. « Est savant complet celui qui embrasse à la fois la théorie et la pratique », disait à cet effet Claude Bernard.
Le professeur François Mpona-Minga Mishama avait saisi l’occasion pour annoncer l’inauguration, le samedi 18 mars prochain sur le campus de son établissement, d’une clinique de simulation pour les étudiants de la filière Sages-femmes.
« L’objectif de cette initiative est de doter les étudiants de la filière sus-indiquée, d’une expérience pratique devant les préparer à devenir de véritables agents de réduction de la mortalité néonatale et maternelle en RDC », a-t-il précisé Orly-Darel NGIAMBUKULU
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