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*A une question à lui posée ce mercredi 12 avril 2017, lors de la traditionnelle conférence hebdomadaire, David Gressly, le numéro deux de la Monusco, celle-là même qui, au terme de la dernière résolution 2348 du Conseil de Sécurité, telle qu’adoptée, le 31 mars 2017, a reçu mission, entre autres, d’œuvrer à l’appui de l’application intégrale de l’Accord de la Sylvestre, a répondu que l’Onu via Maman Sidikou Sambo était disposée à offrir ses bons offices, pour en finir avec la signature de l’Arrangement Particulier. Puisqu’en vertu de cette résolution, l’Accord du 31 décembre 2016 est l’unique base du consensus sans lequel, la gestion du pays jusqu’aux élections transparentes, démocratiques, justes et apaisées, ne saurait être qu’un pur leurre. Bien d’autres questions relevant, du reste, de l’agenda de la Monusco ainsi que de l’équipe-pays du système des Nations Unies en RDC, ont été abordées. Le verbatim, ci-dessous, y revient avec force détails, tout en signalant, cependant, que les autres éléments de cette même conférence seront faciles à lire dans la synthèse des questions – réponses qui, intégralement, sera publiée, dans ces mêmes précieuses colonnes de La Prospérité.

Verbatim

Protection de l’Enfant

Durant le premier trimestre de l’année 2017, la section Protection de l’Enfant de la MONUSCO a enregistré 789 violations graves des droits de l’enfant dans le contexte du conflit armé qui prévaut en République démocratique du Congo. Ceci représente une hausse des chiffres qui est principalement due au conflit en cours à Kananga et dans la région du Kasaï. La Section a documenté 380 enfants séparés des groupes armés, parmi lesquels 82 enfants, dont 23 filles, ont été recrutés et utilisés par la milice Kamwina Nsapu. Par ailleurs, le 28 mars 2017, la section Protection de l’Enfant a enregistré la présence de 54 enfants, dont 7 filles, parmi 120 éléments des Kamwina Nsapu qui ont décidé de déposer les armes. L’âge de ces enfants est compris entre 4 et 17 ans. Au total, 27 enfants détenus pour leur association présumée à la milice Kamwina Nsapu ont été libérés par les FARDC et conduits auprès des partenaires de la protection de l’enfant. Au cours de la même période, au moins 49 enfants ont été tués et 47 autres mutilés durant ou en dehors des affrontements entre des membres des forces de sécurité congolaises et des éléments de Kamwina Nsapu, qui utilisent les enfants comme bouclier humain lorsqu’ils engagent une attaque. Les responsables des cas de mutilations sont notamment, les FARDC, la PNC et les Kamwina Nsapu.

Les vagues successives de violences dans la région ont des effets préjudiciables sur les populations et particulièrement, sur les enfants. Ces violences fragilisent d’avantage les établissements scolaires et de santé qui sont les cibles de la milice Kamwina Nsapu. La Section a enregistré des attaques contre 12 écoles et 5 centres de santé par Kamwina Nsapu. Aujourd’hui, des milliers d’enfants sont privés de leurs droits fondamentaux à l’éducation et aux soins de santé de base.

La Section Protection de l’Enfant de la MONUSCO est profondément préoccupée par la gravité et l’ampleur des violations perpétrées contre les enfants dans la région du Kasaï, notamment par le nombre inquiétant de recrutement et d’utilisation d’enfants, de meurtres et de mutilations d’enfants, d’occupation et de destruction d’écoles dont se rendent coupables les parties au conflit, Kamwina Nsapu et les forces de défense et de sécurité congolaises.

La Section engage instamment les parties à mettre immédiatement fin aux violations graves à l’encontre des enfants, et à respecter le droit international humanitaire et les droits de l’enfant. Par ailleurs, la Section rappelle que les personnes responsables de violations graves des droits de l’enfant rendront des comptes devant les instances de justices compétentes.

Affaires civiles/ Information publique

Dans le cadre de la «stabilisation et protection des civils, la MONUSCO organise depuis ce lundi 10 avril à Uvira, à l’initiative de sa section des Affaires civiles, un atelier de trois jours sur la problématique de la transhumance. Il s’agit de ce mouvement saisonnier de bétails qui se déplacent d’une région à une autre, à la recherche de pâturages.

Ces mouvements occasionnent de nombreux conflits entre agriculteurs et éleveurs, certains occasionnant mort d’homme, comme ce fût le cas en août 2016 dans la localité de Lubonja en territoire de Fizi, où un éleveur avait perdu la vie. C’est ainsi que dans le cadre de son mandat de protection des civils et d’appui à la stabilisation de la RDC, la MONUSCO organise cet atelier interprovincial à Uvira.

Trois jours durant, des délégués venus des provinces du Tanganyika, du Maniema et du Sud-Kivu vont plancher sur les mécanismes de gestion pacifique de ce phénomène. A terme, il s’agira d’identifier les causes profondes des conflits et de proposer des solutions durables à travers un plan d’action global pour tenter d’enrayer la violence qui accompagne toujours la transhumance dans les trois provinces concernées. La MONUSCO qui apporte un appui technique et financier à la tenue de ces assises, espère qu’il en sortira enfin des solutions durables pour une transhumance apaisée.

A Beni, la section Conduite et Discipline de la MONUSCO a tenu hier une séance de sensibilisation avec la Police nationale congolaise (PNC) des territoires de Beni, Lubero et des villes de Butembo et de Beni, ainsi que les représentants des leaders communautaires de ces territoires.

Animée par la Directrice du département Conduite et Discipline de la MONUSCO, Adama Ndao, cette séance a permis de mettre en relation les leaders communautaires avec la PNC et la MONUSCO pour renforcer la collaboration dans la lutte et la prévention des cas d’abus et d’exploitation sexuels commis par du personnel des Nations Unies.

Cette collaboration entre les communautés locales et la PNC est essentielle pour encourager les dénonciations et permettre les investigations et la prise de sanction contre le personnel auteur d’abus et d’exploitation sexuel. La collaboration MONUSCO-PNC-Communauté locale, est essentielle à la mise en oeuvre de la stratégie de « Tolérance zéro » de la MONUSCO, qui complète les dispositifs internes déjà en place par la MONUSCO pour lutter contre les cas d’abus et d’exploitation sexuels commis par le personnel des Nations Unies.

Au Nord-Kivu, la MONUSCO a pris une part active aux journées diocésaines des jeunes organisées du 7 au 9 avril par l’église catholique, en y apportant son appui logistique.

Les différentes sections substantives de la MONUSCO ont, durant 3 jours, expliqué aux jeunes leur mandat et activités respectifs. La section de l’Information publique à travers son unité Radio Okapi y a organisé un jeu de question-réponse doté de prix.

Quelques 20 000 jeunes, venus du Nord-Kivu, Sud-Kivu, du Rwanda, Burundi, Kenya et de la Tanzanie se sont réunis à Goma dans le cadre de ce 9e Forum œcuménique des jeunes pour la paix dans la région des Grands Lacs.

Ce forum vise à former, informer et sensibiliser les jeunes de la région, notamment sur les thématiques telles que l’entreprenariat, l’engagement transfrontalier pour la paix, le rôle des jeunes dans la cohabitation pacifique, la sexualité responsable, les jeunes et les groupes armés, etc., afin de les inciter à s’impliquer activement en étant acteurs d’un changement positif.

Les leaders de l’église et les autorités politico-administratives ont prodigué des conseils aux jeunes, les invitant à dire non aux antivaleurs et à être des constructeurs de la paix. L’un des objectifs de cette rencontre, était aussi de faire découvrir aux jeunes leur rôle dans l’établissement d’une cohabitation pacifique.

Activités de l’Equipe-pays

L’ONU soutient les Journées nationales de vaccination contre la poliomyélite en RDC

Les Journées nationales de vaccination (JNV) contre la poliomyélite en République démocratique du Congo (RDC) ont été lancées le samedi 8 avril 2017 à Kindu, dans la province du Maniema par le ministre de la Santé publique en présence notamment des représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Ces JNV, planifiées sur une période de trois jours du 9 au 11 avril 2017, ont couvert l’ensemble des 516 zones de santé du pays et ont fait appel à 116 384 vaccinateurs et 17 720 mobilisateurs sociaux.

L’objectif poursuivi à travers ces JNV, qui entrent dans le plan stratégique de l’éradication de la poliomyélite (2013-2019) et le Plan d’action révisé (GAPIII), était d’administrer deux gouttes de vaccin polio oral à plus de 19 millions d’enfants âgés de 0 à 59 mois [5 ans].

L’appui de l’UNICEF à ces JNV porte sur l’achat des vaccins, l’appui technique et financier aux activités de communication, mobilisation sociale, chaînes du froid et gestion des vaccins. L’UNICEF soutient également le Programme Elargi de Vaccination (PEV) dans la coordination et la mise en oeuvre de la campagne tant au niveau central qu’opérationnel.

La RDC a été proclamée pays libre de circulation du poliovirus sauvage depuis le 26 novembre 2015 et vient de totaliser environ 60 mois d’arrêt de circulation des poliovirus sauvages. La province du Maniema, particulièrement la zone de santé de Lusangi, est le lieu où avait été détecté le 20 décembre 2011 le dernier cas de poliovirus sauvage de la RDC.

La confirmation de quatre nouveaux cas de PVS au Nigeria depuis le mois d’août 2016 constitue cependant une réelle menace pour la RDC qui demeure un pays à risque accru d’importation et/ou de réintroduction du poliovirus du fait de sa situation géographique centrale en Afrique et de certaines faiblesses dans la surveillance des paralysies flasques aigues (PFA) et dans la vaccination de routine.

Il faut noter que les JNV au Kasaï Central et Lomami (antenne de Mwene-Ditu) ont été reportées à une date ultérieure en raison de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans cette partie du pays.

Aujourd’hui, le gigantesque partenariat public-privé de santé publique au monde, connu sous l’appellation de l’Initiative Mondiale pour l’Eradication de la Polio, continue à mobiliser toutes les parties-prenantes afin que la poliomyélite, déjà éliminée à 99 % dans le monde, puisse l’être désormais à 100 %, et que cette pathologie devienne la deuxième maladie humaine éradiquée après la variole.

OCHA : Assistance aux déplacés dans le territoire de Kalemie, province du Tanganyika

Le 8 avril 2017, l’ONG internationale AVSI a débuté une opération d'assistance en cash sur sept sites de personnes déplacées du territoire de Kalemie. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un projet financé par l’UNICEF. L’objectif de cette aide d’urgence est de couvrir les besoins des déplacés dans le secteur des articles ménagers essentiels. Chacun des 12 000 ménages bénéficiaires recevra 72 USD pour un montant total de 872 000 USD.

Par ailleurs, depuis le 11 avril 2017, le Programme alimentaire mondial distribue plus de 124 tonnes de denrées alimentaires à près de 11 000 personnes déplacées du site de Moni. Cette distribution est la troisième du genre après celles effectuées au mois de février et mars 2017.

Ces personnes déplacées internes ont fui en janvier et mars 2017 des tensions communautaires qui opposent les milices bantou et twa dans les territoires de Nyunzu et Kalemie.
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