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Les Nations Unies tiennent mordicus à la tenue des élections en République Démocratique du Congo d’ici la fin 2017. Au vu du soutien logistique qu’elle apporte à la CENI et avec beaucoup de volonté politique de la part des protagonistes actuels, l’ONU reste confiant que les millions de congolais passent au vote de leurs nouveaux dirigeants en toute accalmie et ce, à travers toute l’étendue du territoire national. Ce sont-là, de manière ramassée, les quelques propos qu’il convient d’attribuer à David Greesly, Représentant Spécial adjoint du Secrétaire Général de l’Onu, en matière de sécurité, lors de la conférence hebdomadaire de la Monusco, du mercredi 12 avril 2017. Espérer n’est pas exclu. Pourtant, ici au pays, la configuration du climat politique n’augure pas grand-chose sur les élections dans le délai, tel que prévu dans l’accord. Car, des impératifs inéluctables ne sont pas encore remplis. On peut citer, à titre exemplatif, la loi électorale et celle sur la répartition des sièges, le budget à présenter au parlement, l’insécurité qui bat son plein dans certains coins du pays, le calendrier électoral ainsi que le fichier électoral. Selon David Greesly, il est triste, dans cette période cruciale de l’histoire de la RDC, de constater les divergences de tous côtés sur l’interprétation de l’accord de la Saint-Sylvestre. Il a renvoyé la balle dans le camp des faiseurs de la crise pour qu’ils puissent arriver à un consensus politique en vue d’aller de l’avant.

Accord du 31 décembre

La mise en œuvre intégrale de l’accord du 31 décembre est une priorité pour les Nations Unies afin de parachever le processus électoral qui a été déclenché. Quant à la non-signature de l’arrangement particulier qui, normalement, conditionnait l’application de l’accord du 31 décembre, il a tenu sur le respect de la Résolution 2348 dans son point relatif à l’accord.

Parmi des impératifs qu’il a annoncés en vue d’atteindre pacifiquement le point culminant des scrutins fin 2017, il a émis le vœu de voir le gouvernement améliorer les conditions sociales du peuple, d’assainir pendant et après l’espace politique, et à autoriser les manifestations pacifiques ainsi que la liberté d’expression. A l’en croire, organiser les élections c’est bien, mais, les dirigeants et tous les politiques doivent mettre tout en jeu pour rencontrer les besoins les plus profonds de la population. Celle-ci a besoin de manger à sa faim et jouir pleinement de toutes les potentialités que regorge le pays.

La dégradation de la situation politique et économique préoccupe et choque, de la manière la plus intense, le cœur de David Greesly. Car, au vu d’innombrables richesses dont dispose le pays, il voit mal que la population croupisse de plus en plus dans la misère. Aux côtés du social, il a appelé les autorités du pays à examiner le nombre grandissant de violences perpétrées aux citoyens lambda dans différents territoires de la RDC, et plus particulièrement au Kasaï Central. Après avoir salué la marque du travail qu’abat la centrale électorale jusqu’à dépasser 21 millions de personnes enrôlées, il a invité les autorités du pays à renforcer aussi la sécurité afin de protéger tous les matériels et équipements électoraux. Ceci, afin d’éviter que tous les efforts puissent se volatiliser. Il a, finalement, dans son speech, martelé sur la décrispation du climat politique. Le passage à la pratique de cette disposition inscrite dans l’accord du 31 décembre et soutenue dans la résolution 2348 va atténuer les divergences des vues en RDC.
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