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Depuis le début des violences cycliques dans la région du Kasaï, seul le ministre de l’Intérieur, Ramazany Shadary, a réussi, sous haute sécurité, à se rendre à Kananga, l’épicentre de ces hostilités.

Nommé Premier ministre, Samy Badibanga, pourtant fils du territoire, n’a pas pu effectuer son voyage dans cette partie du pays. Son avion n’avait même pas atterri et était obligé de rebrousser chemin. « Les Kanangais promettaient la foudre au Premier ministre. Nous avons craint pour sa sécurité et avons estimé qu’il était qu’il ne vienne pas« , expliquait un journaliste faisant partie de la délégation et de l’équipe ayant précédé le chef du gouvernement issu de l’accord de la Cité de l’Union africaine. Cette visite n’a jamais lieu. Si aucune date n’a été fixée jusqu’à présent, l’actuel Premier ministre, Bruno Tshibala n’a pas caché son intention d’effectuer un déplacement dans cette ville située au coeur même de la République démocratique du Congo. Pour lui, c’est une façon « d’apporter réconfort et de soulager les populations meurtries. » Le président de la République, Joseph Kabila, devrait s’y rendre au début de cette semaine. Aux dernières nouvelles, ce voyage n’a pas eu lieu. Selon un média local, « le service du protocole d’Etat du Kasaï Central évoque, dans un communiqué publié dans la soirée du 29 mai 2017, les raisons des conditions atmosphériques moins favorables« . A l’annonce de ce déplacement, certains activistes, sur les réseaux sociaux, redoutent du désormais « syndrome de Beni », allusion faites aux massacres dans ce territoire de l’Est du pays, et qui connaissaient une recrudescence aux lendemains des visites des autorités. Néanmoins, le président Kabila y est toujours attendu. Le nouveau chef Kamuina Nsapu, dont les affrontements entre ses miliciens et l’armée sont à la base de ce conflit, devrait s’y rendre pour accueillir le président congolais. Sur place, le gouverneur de province, Alex Kande, sanctionné hier par l’Union Européenne, est invisible. « Il passe tout son temps à Kinshasa« , renseignent certains. Il serait ainsi « indésirable » chez lui. Sur le plan sécuritaire, tout porte à croire que, malgré la fin officielle de la milice Kamuina Nsapu, avec l’intronisation de son successeur, la situation reste pourtant tendue.

politico.cd
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