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*Selon des sources, le Raïs va dans un premier temps prêter oreille à ses compatriotes meurtris, avant de prendre les mesures idoines dans le cadre de la sécurité des personnes et de leurs biens.

Aussitôt arrivé hier mardi 30 mai dans l’ex-Luluabourg, au centre du pays, le chef de l’Etat a entamé des consultations avec les différentes composantes des forces vives. Au menu, la crise sanglante, déclenchée à la suite de la mort, en août 2016, du chef traditionnel Kamwina Nsapu. Un conflit qui a fait plusieurs milliers de morts et de déplacés internes.

Selon le BCNUDH (Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits humains), pas moins de 40 fosses communes ont été répertoriées dans le Kasaï Central. De son côté, Ocha (Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies), parle de plus d’un million d’individus qui seraient affectés par la crise qui prévaut au Kasaï.
Dans une déclaration faite jeudi 25 mai, le député national Delly Sessanga Hipung, membre du Rassemblement, a fait état de plus de 3.300 morts depuis le déclenchement des événements sanglants au Kasaï.
L’Unicef a tiré la sonnette d’alarme sur l’insécurité alimentaire qui menace pas moins de 400.000 enfants de cette province. L’agence onusienne a estimé ses besoins à 40,2 millions de dollars pour faire face à cette crise humanitaire annoncée.
La présence du premier d’entre les Congolais dans cette partie du pays devrait rassurer ses compatriotes. C’est un signal fort qui voudrait dire que les choses rentrent à la normale et que plus rien ne devrait être comme avant.
En garant de la conduite de la politique sécuritaire de l’Etat, le président Joseph Kabila prendra des mesures qui s’imposent pour enrayer cette vague des violences qui a frappé sans ménagement les Kasaï, du fait des terroristes labellisés Kamwina Nsapu. C’est ce qui explique qu’à peine arrivé à Kananga, le temps d’être accueilli par le Vice-premier ministre en charge de l’intérieur, Emannuel Shadary, mais aussi par les membres du Conseil provincial de sécurité, le président de la République a tenu aussitôt après une réunion de sécurité élargie. Le chef d’état-major général des FARDC et d’autres officiers supérieurs de l’armée et de la PNC y avaient pris part.
Le Raïs sait qu’au Kasaï où il séjourne, on attend de lui plus que des mots de réconfort à l’endroit des milliers des réfugiés. Ceci explique peut-être cela. Le président Kabila ne s’est pas adressé à son arrivée à la foule qui l’attendait, massée à la place de l’Indépendance. Des sources confient que le chef de l’Etat a estimé qu’il est venu d’abord réconforter les familles éplorées et évaluer la situation sécuritaire. C’est après avoir écouté les différentes couches de la population qu’il saura à quoi s’en tenir dans le plus bref délai. On croit savoir que des mesures importantes pour l’intérêt de la population pourraient être prises au terme de cette mission. C’est le Gouverneur intérimaire qui a remercié la population au nom du chef de l’Etat pour son accueil et l’a priée de rester à l’écoute.
Depuis le déclenchement de la crise sécuritaire dans le Kasaï Central et sa propagation dans les autres provinces, c’est la première fois que le président de la République foule le sol kasaïen.
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