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Onze (11) détenus sont morts à la suite de l’évasion massive survenue mercredi au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), a renseigné le ministre d’Etat de la Justice et garde des sceaux, Alexis Thambwe Mwamba, dans un bilan officiel communiqué à la plénière de l’Assemblée nationale où il a été invité à fournir des renseignements sur les circonstances de cette évasion.

Selon le ministre d’Etat, trois gardiens policiers dont un officier, un gardien civil, un gardien militaire, trois détenus et cinq miliciens de Ne Muanda Nsemi ont été tués au cours de cette attaque.Il a également relevé que les dégâts matériels ont été très importants notamment l’incendie d’un grand nombre de véhicules stationnés au CPRK, l’incendie du bureau administratif et de deux véhicules (fourgons cellulaires).

Toutefois, a précisé le ministre de la Justice, les dossiers des détenus sont intacts dans les deux greffes de condamnation civil et militaire.

Le ministre d’Etat a reconnu des défaillances dans la gestion du secteur pénitencier, précisant que des sanctions sévères seront prises à cet effet et que des mesures sont envisagées pour la sécurisation des sites pénitenciers de tout le pays, ainsi que pour une nouvelle mise en place du personnel administratif.

Une commission d’enquête annoncée

Jeudi, le ministre de la Justice congolais, Alexis Thambwe Mwamba, a annoncé à l’issue d’une visite de cette prison, la mise en place d’une commission d’enquête censée élucider les circonstances de l’attaque nocturne du CPRK.

Mercredi, des détenus, dont le nombre officiel reste encore indéterminé, mais qui seraient des milliers selon diverses sources, s’étaient évadés de cette grande prison de Kinshasa après une attaque.

Les « dégâts sont importants, mais les dossiers [des détenus] sont intacts« , a précisé Alexis Thambwe Mwamba qui était accompagné du procureur général de la République et du chef de la police de Kinshasa lors de sa visite.

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a accusé les adeptes de Bundu Dia Kongo (BDK, « Royaume du Kongo » en kikongo), un mouvement politico-religieux sécessionniste d’être les auteurs de l’attaque. Outre le chef de BDK, « plusieurs prisonniers dangereux et auteurs de crimes crapuleux se sont volatilisés dans la nature« , indiquait mercredi la police.

Député de Kinshasa, Ne Muanda Nsemi est accusé d’une série d’attaques contre des symboles et des représentants de l’État en janvier et février 2016.

Il a été arrêté début mars après deux semaines de siège de sa résidence à Kinshasa.

Bundu Dia Kongo prône la restauration du royaume Kongo, qui a connu son apogée au XVIe siècle et dont l’autorité s’étendait sur l’actuel Kongo-central et des territoires aujourd’hui en Angola, au Congo-Brazzaville et au Gabon.

En 2008, la secte avait été visée par une violente opération militaire, après avoir mené une série d’attaques contre des agents de l’État et avoir appelé la population locale à chasser de la province les « non-originaires », rappelle-t-on.
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