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Pour garantir l’accès aux soins de santé aux enfants en rupture sociale, communément appelés « enfants de rue », l’organisation internationale Médecins Sans Frontières (MSF) a initié un projet de prise en charge médicale hors du commun. Il s’agit d’une clinique mobile. Cette dernière baptisée « la Bobo Mobile » est installée sur un camion complètement équipé. A Goma, dans le Nord-Kivu, une équipe de MSF fait quotidiennement la ronde de la ville à la recherche de cette catégorie d’enfants qui ont choisi la rue comme leur milieu de vie.

D’après un communiqué, une clinique mobile urbaine MSF circule depuis mi-mars à travers les rues de la ville de Goma. Objectif : garantir des soins de qualité et gratuits à ces enfants, qui se trouvent être une des catégories la plus vulnérable de la population et des plus exposées à la violence physique et sociale.
L’équipe MSF mobilisée à cet effet est composée d’un médecin, d’un infirmier, d’un psychologue et d’un éducateur. Elle sillonne, tous les jours de la semaine, les coins et les recoins de la ville pour se rendre au plus près de ces enfants.
MSF révèle que les conditions de vie de ces enfants, notamment leur état de santé alarmant, couplé de leurs difficultés d’accès aux soins, représentent un besoin humanitaire réel. C’est ainsi qu’à Goma, MSF a voulu apporter une réponse à travers ce projet de prise en charge médicale. Ce dernier cible plus de 2000 enfants voués à leur triste sort.
En seulement quelques semaines d’activités, souligne la source, la clinique a enregistré plus de 1.195 enfants et assuré des consultations. Parmi les services, offerts, figurent des séances de vaccination contre le tétanos, la rougeole. L’hépatite B est également faite systématiquement lors des consultations.
Un infirmier MSF, Calliste Ba Kangi, fait savoir que ces enfants sont exposés à toutes sortes d’intempéries. Ils sont souvent battus et se trouvent parfois grièvement blessés. Ils viennent avec des plaies de toutes sortes. Il a illustré ce récit par le cas d’un jeune garçon blessé à coup de machette sur le crâne, un lors d’une altercation avec un commerçant de la ville. Malgré l’état dans lequel il se trouvait, poursuit cet infirmier, ce jeune passait la nuit à la belle étoile, s’exposant ainsi à toutes les intempéries. Ce qui fait qu’il avait développé de nombreuses infections respiratoires ou encore de la fièvre typhoïde.
Outre des soins de santé, à travers la clinique mobile, l’équipe MSF offre à ces enfants de rue un service d’écoute. Un accompagnement vers des structures de protection locales de l’enfance ou une réunification familiale sont également proposés aux enfants qui en expriment le désir. Cependant, ces structures ne disposent pas, malheureusement de capacité de prise en charge nécessaire pour faire face aux besoins médicaux de ces enfants.
Malgré la présence de nombreuses ONG à Goma, déplore l’infirmier MSF, aucun programme spécifique n’existe pour l’encadrement des ces enfants. Hormis le centre Don Bosco qui est une initiative individuelle citoyenne.
Il a indiqué que dans la clinique mobile, l’équipe dispense deux volets de soins A savoir les soins primaires et secondaires. Le premier volet concerne les différentes maladies soignées sur place à l’intérieur du véhicule.
Par contre, les soins secondaires concernent les maladies dont le traitement nécessite l’hospitalisation de l’enfant. Pour ces cas précis, les enfants sont référés dans des structures hospitalières tout en prenant en charge leurs coûts.
Le communiqué de MSF renseigne que depuis le début des activités de la « Bobo Mobile » au mois de mars dernier, 832 enfants ont été consultés et plus 1.000 kits d’hygiène distribués. L’équipe a réussi à réintégrer 11 enfants dans leurs familles et dans des lieux d’hébergement respectifs.
Serge Musimwa, Médecin MSF de la clinique mobile signale que ces enfants souffrent majoritairement de maladies respiratoires et de douleurs abdominales. Ces maladies sont en lien direct avec leur mode de vie, ainsi que des cas de retard de croissance notable, en lien avec la sous-alimentation de cette population cible.
Selon lui, le niveau de violence et les mauvaises conditions d’hygiène entraînent de nombreuses surinfections des plaies dues aux blessures causées pendant des violences physiques et des accidents de route.
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