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La 11ème région militaire, basée à Kikwit, a identifié et recensé 125.805 déplacés du Kasaï qui ont fui les affrontements entre l’armée et les miliciens de Kamuina Nsapu. Parmi ces derniers se trouvent 120.000 personnes de la tribu Luba et 5.799 personnes originaires du Kwilu, identifiées dans les territoires de Gungu et Idiofa, souligne un responsable du gouvernement de la province issue du démembrement de l’ex-Bandundu.

Selon la source, "aucune structure d’accueil n’a été mise en place pour la prise en charge de ces sinistrés". Ces personnes déplacées sont arrivées dans la province du Kwilu du 1er mai au 14 mai, dépourvues de tout, soutient la 11ème région militaire des FARDC basée à Kikwit. Ce qui, du coup, donne du fil à retordre aux autorités de la province de Kwilu, ne disposant pas de moyens nécessaires pour venir en aide à ces déplacés.

DES REFUGIES CONGOLAIS MALADES EN ANGOLA
L’insécurité née des affrontements entre les éléments de Kamuina Nsapu et l’armée loyale dans le Kasaï est aussi à la base du déplacement de 11.000 Congolais, contraints de se réfugier en Angola.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé que plus de 11.000 Congolais se sont réfugiés en Angola, suite au pic de violence qui a frappé les provinces du Kasaï en RDC.
"Les points frontaliers et les villages situés en Angola ont connu une forte augmentation des arrivées de réfugiés, avec plus de 9.000 personnes arrivées jusqu’à présent pour le mois d’avril ", a déclaré le porte-parole du HCR, Babar Baloch lors d’un point de presse à Genève.
"Les réfugiés ont déclaré avoir fui des attaques de groupes de milices qui visent la police, les militaires et les civils, soupçonnés de soutenir ou de représenter le gouvernement", a indiqué M. Baloch.
"Après avoir fui les forces rebelles et gouvernementales, certains réfugiés ont dû se cacher dans la forêt pendant plusieurs jours avant de fuir en Angola", a-t-il ajouté, soulignant que ces derniers arrivent dans des conditions désespérées, sans accès à l’eau potable, à de la nourriture ou à un abri.
La situation chez les enfants réfugiés est désastreuse.
Beaucoup d’entre eux arrivent malnutris et malades, souffrant de diarrhée, de fièvre et de paludisme.
"Les nouveaux enfants arrivants sont terrifiés. Ils craignent encore pour leur vie et ont indiqué n’avoir aucun plan immédiat de rentrer chez eux", a dit le porte-parole. " Certains parents auraient envoyé leurs enfants de l’autre côté de la frontière ".
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés coordonne actuellement la réponse aux réfugiés avec le gouvernement angolais, les autorités locales et ses partenaires sur le terrain."Nous négocions également avec le gouvernement angolais pour disposer de sites d’hébergement appropriés, car les emplacements frontaliers actuels sont surpeuplés et ne conviennent pas ", a déclaré M. Baloch.
Le HCR expédie actuellement des tentes familiales, des kits de cuisine, des couvertures, des moustiquaires, des matelas et d’autres articles de secours essentiels dans la région.
Le HCR a salué la réponse du gouvernement angolais pour maintenir ses frontières ouvertes pour les arrivées continues de réfugiés. " Nous espérons que ce geste de bonne volonté continuera, car la situation reste grave dans la région du Kasaï de la RDC", a dit le porte-parole du HCR, qui souligne également l’importance de ne pas renvoyer des personnes ayant besoin de protection internationale vers la RDC.
La violence et l’instabilité aux Kasaï ont débuté en août 2016 après la mort du chef traditionnel Kamuina Nsapu, lors des combats avec les forces de sécurité. La situation s’est détériorée au cours des trois premiers mois de 2017. Selon le HCR, le conflit brutal dans cette région, autrefois pacifique a déjà déplacé plus d’un million de civils à l’intérieur de la RDC depuis mi-2016.
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