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* Dans un environnement politique gangrené par la méfiance, la CENI pilotée par Corneille Nangaa apparaît comme l’unique dénominateur commun

Si Kinshasa n’est pas la RDC, elle en est tout de même la tête. C’est la ville-symbole. C’est la mégapole qui incarne le mieux le pays. Comme siège des institutions nationales mais aussi comme réceptacle d’environ 10% de la population congolaise. Et donc de l’électorat.

Ainsi, lorsque l’opération " identification et enrôlement des électeurs " commence dans la capitale, on peut parler d’un tournant majeur. C’est ce qui est en cours depuis hier. Tournant ? Le mot n’est pas galvaudé. Car, l’enrôlement a d’abord été marqué, dès le seuil de l’opération, par le déplacement à son centre d’inscription du chef de l’Etat en personne.

PLEBISCITE POUR NANGAA
Ensuite, le point d’orgue de la révision du fichier électoral à Kinshasa a été cet appel de toutes les loges de l’Opposition à un enrôlement massif. L’intraitable UDPS chère à FATSHI a demandé à ses millions de partisans de s’acquitter de ce devoir civique. L’UNC de Vital Kamerhe a fait de même.
Un appel à enrôlement qui a valeur de plébiscite pour la CENI et son Président. Car, c’est la toute première fois que le processus électoral jouit d’une telle unanimité. Un simple regard dans le projecteur suffit pour constater qu’en 2006 comme en 2011, le chemin vers les élections était pavé -de bout en bout- de mille et une controverses. Pire, les premières élections de la Troisième république avaient été frappées du sceau de boycott. Pas de n’importe quelle formation politique. L’UDPS d’Etienne Tshisekedi.

LEADERSHIP CONSENSUEL
Il n’est donc pas exagéré de noter que Corneille Nangaa, tel un athlète, est en train de sauter les différentes haies avec succès. Ce qui n’était pas gagné d’avance. Non pas en raison du profil du numéro 1 de la CENI, mais à cause du climat politique délétère dans lequel se trouvait à l’avènement du bureau Nangaa.
Avec le démarrage réussi de l’enrôlement, la position du Président de la CENI s’en trouve renforcée tant au sein du landerneau politique que dans le pays réel. Et, bien évidemment, dans ce qu’il est convenu d’appeler par commodité de langage " Communauté internationale ". Car, de toutes les institutions, la Centrale électorale est la seule en ce moment qui soit véritablement sur la brèche. J.N.
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