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* Dans une correspondance signée le 12 mai, le Raïs demande à toutes les composantes de lui transmettre, endéans 48 heures, la liste de leurs délégués au CNSA.
Le Président de la République, Joseph Kabila, demande aux parties à l’Accord global et inclusif du Centre interdiocésain, de lui transmettre la liste de leurs délégués au Comité national de suivi de l’Accord (CNASA).Ce, endéans 48 heures, renseigne un communiqué officiel de la Présidence de la République, rendu public le samedi 13 mai. Selon l’esprit et la lettre dudit communiqué signé par Me Néhemie Mwilanya, directeur de cabinet du Chef de l’Etat, les différentes composantes de la classe politique et sociale de la RD Congo n’ont que la journée e ce lundi pour apprêter la liste de leurs représentants au Cnsa.

Selon ledit communiqué, cette démarche s’inscrit dans la logique de l’application de l’article 13 de l’Arrangement particulier. Il fait également suite à l’invitation solennelle du Raïs, le 5 avril dernier à la classe politique, lors de son discours sur l’état de la Nation, devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès. De mémoire, les Congolais se rappellent cette exhortation du Chef de l’Etat. C’est que dans la foulée de l’avènement d’un nouveau Gouvernement, le Président Joseph Kabila avait demandé à la classe politique et sociale à accélérer les tractations en vue de la désignation consensuelle d’une personnalité devant présider le Conseil national de suivi de l’Accord.
Plus d’un mois après ce discours du Chef de l’Etat, les choses ne semblent pas avoir significativement évolué. Particulièrement en ce qui concerne la désignation de ladite personnalité devant faire l’unanimité pour présider le CNSA. Sinon, le communiqué de la Présidence de la République du 12 mai en cours, ne se justifierait pas. Autant donc souligner tout de suite que la balle se trouve désormais dans le camp de la classe politique. Après la nomination d’un nouveau Premier ministre le 7 avril et la formation de son Gouvernement le 9 mai, il est de bon droit que la suite du processus de mise en application de l’Accord de la saint Sylvestre puisse se poursuivre sans désemparer.
Cependant, en rapport avec la substance du communiqué du cabinet du Président de la République susmentionné, en tout cas rien n’a fuité jusqu’au moment où nous bouclions la présente édition. Tous les appels téléphoniques de Forum des As en direction des personnes -ressources se sont avérés infructueux. Moralité, on ignorait encore jusqu’hier dimanche, si les différentes plateformes politiques étaient parvenues à apprêter la liste de leurs plénipotentiaires au Comité national de suivi de l’Accord, tel que le leur demande la correspondance du 12 mai du Président de la république .

GAGNER LE TEMPS PERDU
Le consensus politique en RD Congo, labellisé Accord du Centre interdiocésain ou du 31 décembre, n’entretient la moindre zone d’ombre quant aux objectifs de l’actuelle transition. En plus de la gestion consensuelle du pays pendant cette période qui se veut courte, l’objectif primordial reste l’organisation des élections dans les délais convenus. Soit au plus tard la fin de cette année 2017. Par rapport à cette échéance, la classe politique ne devrait plus perdre la boussole. Bien au contraire. Elle devra constamment regarder dans la même direction afin que le but majeur de la Transition ne soit pas dévoyé.
En ayant nommé un nouveau Premier ministre, le Président Joseph Kabila aura prouvé à la face du monde sa volonté de s’impliquer dans la matérialisation de l’Accord du 31 décembre 2016. Car, lui qui détenait la dernière signature, à savoir l’ordonnance présidentielle nommant le successeur du Premier ministre sortant Samy Badibanga, pouvait bien geler le temps. Voilà qu’en lieu et place, le Chef de l’Etat a concrétisé sa promesse à la Nation, via le Congrès. Le jurement du Raïs fut celui de nommer un nouveau Premier ministre, dans les 48 heures qui suivaient son adresse. Ce qui fut fait depuis le 7 avril.. Par conséquent, il appartient à la classe politique, précisément aux parties signataires de l’Accord de la saint sylvestre et de l’Arrangement particulier subséquent, de remplir aussi leur part de contrat. Ici, le challenge consiste à éviter des postures frisant des manœuvres dilatoires, délibérément orchestrées pour faire passer le temps.
S’il est admis que l’application de l’Accord et l’atteinte de ses objectifs s’inscrivent dans un intervalle de temps, alors la classe politique devrait comprendre qu’elle n’a plus de temps à perdre. A moins de naviguer à contre courant dudit consensus. Maintenant que le pays est doté d’un Gouvernement frappé du sceau de l’union nationale, nombre d’analystes pensent que la mise sur pied du Comité national de suivi de l’Accord, comme institution citoyenne ou d’appui à la démocratie, ne devrait plus tirer à longueur.
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