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* Etant donné que la parité homme -femme ne se décrète pas, la représentativité de la gent féminine congolaise au sein des institutions reste proportionnelle à ses ambitions.
La place de la femme dans les institutions en RD Congo reste très faible. Et même largement insignifiante. Que ce soit dans les deux chambres du Parlement qu’au sein du Gouvernement national, on compte très peu de femmes. Cinq sénatrices sur un total de 108 que compte la Chambre des lords du parlement rd congolais. Une dizaine de femmes députées sur les 500 membres de l’Assemblée nationale. L’actuel Gouvernement Bruno Tshibala n’aligne que six femmes parmi les 59 ministres et vice-ministres. Un peu moins par rapport au Gouvernement précédent de Samy Badibanga comptant 8 femmes seulement sur les 67 membres d’alors. A l’aune de ces différents chiffres, on peut déjà conclure que la fameuse représentativité de la femme au sein du Gouvernement va décroissant.

L’Exécutif du 9 mai 2017 en RD Congo, timbré Gouvernement Bruno Tshibala, comprend 59 membres. 3 vice-Premiers ministres, 9 ministres d’Etat, 35 ministres et 11 vice-ministres. Un constat cependant : les femmes n’y sont que très peu représentées.
L’équipe Tshibala ne compte que six femmes sur un total de 59 membres qui la composent. Parmi les six dames, cinq ont été nommées ministres. Il s’agit de : Wivine Mumba Matipa (Portefeuille), Chantal Safou (Genre, Enfant et Famille), Marie-Ange Mushobekua (Droits Humains), Maguy Kiala Bolenge (Jeunesse et Initiation à la Nouvelle citoyenneté), Astrid Madiya (Culture et Arts). Maguy Rwakabuba est la seule femme vice-ministre (Budget).
Sur la base des chiffres précédents, il est attesté que les hommes, une fois de plus, se sont taillé la part du lion. D’où la question : Qu’en est-il de la parité homme - femme, consacrée dans la Constitution du 18 février 2006, en vigueur en RD Congo, spécialement en son article 14 ? Celui-ci stipule en son alinéa 4 que "La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales" et "L’Etat garantit la mise en œuvre de la parité homme - femme dans lesdites institutions ".

LA PARITE NE SE DECRETE PAS
"La femme est-elle, elle-même à la base de cette situation ? ", s’interrogent certains observateurs. Ils estiment qu’à partir du moment où la gent féminine congolaise trouve son compte dans un rôle de second rang, sa représentativité au sein des institutions reste proportionnelle à ses ambitions. En termes clairs, combien de femmes sont à la tête des partis politiques ? Combien y a-t-il des partis féminins en RD Congo ? A priori, pas un seul.
Si l’on peut trouver des femmes à la tête de certaines organisations non-gouvernementales à visibilité variable, la réalité est tout autre dans les partis politiques. Ici, s’est installée une sorte de tradition qui admet que seuls les hommes peuvent présider aux destinées d’un parti politique.
La femme quant à elle, se contente d’un rôle de second rang. Dans ces conditions qui frisent un arrangement tacite, il est bien évident que quand sonne l’heure de partage du gâteau, l’homme puisse d’abord présenter sa propre candidature. Voilà qui explique l’omniprésence des tout-puissants présidents nationaux ou chefs de partis politiques au sein des institutions du pays.
Incontestablement, il existe des femmes battantes au sein des partis politiques. Le cas de Mme Eve Bazaïba du Mouvement de libération du Congo (MLC). Mais encore qu’ici, elle pose des actes en qualité de Secrétaire générale de ladite formation et non pas comme numéro 1 du parti de la fourmi. Ce tableau peu reluisant de la typicité des femmes au sein des structures politiques du pays, vaut interpellation.
La notion de parité ne devant pas rimer avec celle de favoritisme, il appartient à la femme de prendre conscience. Et aussi, étant entendu que la parité homme - femme ne doit pas se décréter, il revient à la femme de comprendre que le combat politique n’est pas le privilège de son partenaire homme. Car, le pouvoir n’est pas ce fameux plat de mets succulents apprêté par l’homme et présenté à la femme qui n’apportera que son appétit.
Au-delà du principe formel d’équité, la parité homme-femme ne veut nullement dire que le critère de compétence doit être sacrifié sur l’autel des considérations subjectives. Si tel est le cas, alors autant le dire clairement. Sinon, il appartient à la femme de se faire valoir. Prouver à son partenaire homme qu’Ils ont des compétences égales et peuvent accomplir la même tâche et donner les mêmes résultats.
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