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La nuit d’avant-hier a été éprouvante pour de nombreux Kinois qui ont eu le malheur de se retrouver dans les arrêts de bus et des taxis de la capitale en vue de regagner leurs domiciles. Sur la majorité des grandes avenues et particulièrement les principaux boulevards de la ville, ceux qui ont eu à emprunter les moyens de transports en commun,
notamment les bus et les taxis, se sont retrouvés bloqués dans des bouclages. Des opérations qui ont duré jusque tard dans la nuit, obligeant les usagers des moyens de transport à ronger leurs freins pour de passer les différentes barrières dressées par des agents de la police et des militaires armés jusqu’aux dents.

Que compatriotes qui terminent tard leurs boulots ont dû subir ces barrières pendant plus de quatre heures pour certains et plus pour d’autres. Comme ils ne pouvaient pas emprunter d’autres circuits pour se rendre à leurs domiciles, ils ont été contraints d’attendre jusque très tard. Beaucoup d’entre eux ne sont parvenus à atteindre leurs
lieux de résidence que vers minuit ou plus tard. Hommes, femmes, enfants de tous âges et mêmes des mineurs n’ont pu regagner leurs maisons que très tard la nuit avec comme risque d’être surpris par des malfrats surtout dans des avenues non ou mal éclairées de la plupart des communes de la capitale. On a déploré de nombreux cas d’extorsions des biens meubles, notamment de l’argent liquide, des appareils de téléphonie cellulaire, des bijoux et des voitures privées.
Pratiquement, toutes les grandes avenues et autres boulevards ont été
bouclés dès 21 heures lundi et mardi par des éléments en patrouilles
qui, en, ces occasions, s’illustrent dans des cas malheureux
d’extorsions et violations des droits de l’homme.
Parmi les victimes de ces cas des tracasseries policières, citons les
agents des formations hospitalières, notamment les médecins,
infirmières et autres, les étudiants, les enseignants, les professeurs
d’universités, les vendeuses, les chauffeurs des taxis, des bus, les
cireurs des chaussures, les veilleurs de nuit, les travailleurs dans
les différents hôtels et restaurants de la ville et ses environs, etc.
Bref, tous ceux qui travaillent pendant la nuit. Voilà les principales
victimes de ces opérations des bouclages à travers certaines avenues
et surtout sur les principaux boulevards de Kin.

La part belle aux
malfaiteurs !
Loin de nous l’idée de négliger et de condamner ces opérations de la
police pour traquer les malfaiteurs, surtout en ces temps où de
nombreuses maisons d’arrêt ont été l’objet des évasions spectaculaires
perpétrées par des groupes non identifiés mais qui ont déversé des
milliers des criminels à travers la capitale.
Cependant, force est d’interroger la conscience nationale et les
hommes de bonne volonté sur les tenants et les aboutissants de ces
opérations. Tout d’abord, ce n’est qu’un secret de polichinelle qu’à
la suite des fuites d’informations, les véritables malfaiteurs ne vont
pas se faire attraper comme des lapins dès la première barrière érigée
sur tel ou tel boulevard ou avenue de la capitale. Ils vont
certainement emprunter des voies secondaires pour échapper aux
éléments en uniformes stationnés sur les barrières. A quoi auront
alors servi ces opérations de bouclage ? Lesquelles n’auront eu comme
effet que d’infliger encore des tracasseries additionnelles aux
paisibles citoyens de retour du lieu de travail vers leurs lieux de
résidence ?
Pourquoi organiser des opérations de bouclage alors que des «
containers » servant des bureaux et cachots de la police nationale
existent à travers toutes les communes de la ville et pratiquement à
tous les 200 à 300 mètres sur chaque rue ! On pouvait organiser des
contrôles sur chacune des avenues sans avoir prévenu la population
pour mieux surprendre les malfaiteurs qui ont repris du service au
lendemain des ces évasions spectaculaires vécues dans les principales
prisons du pays et de la ville et ses environs.

Modicité des infrastructures de la police
Toute personne en provenance de l’étranger qui débarque à Kinshasa
pour la première fois devrait être scandalisée par la modicité des
infrastructures et équipements alloués à la police nationale pour la
protection des populations de cette mégapole. Pas de véhicules,
notamment des jeep, des camionnettes, des motos, des hélicoptères et
des canaux rapides et autres engins bien équipés des moyens
sophistiqués pour prévenir et intervenir en cas des crimes ou autres
infractions sanglantes survenus à travers cette ville immense et
située sur une grande étendue et traversée par de nombreux cours
d’eaux et terrains non lotis. Lesquelles servent des lieux de repères
et cachettes pour les malfrats !
Puisque le ridicule ne tue pas en RDC, l’on a appris avec stupeur que
des célèbres prisons situées en pleine ville ont été l’objet des
évasions spectaculaires et cela pendant le jour, notamment à Makala, à
Kasapa, à Beni, Kasangulu, Matete, Bandundu-Ville, etc. Comment des
opérations de bouclage organisées au milieu de la nuit peuvent-elles
aboutir à des résultats satisfaisants ? D’autant que suite à des
fuites d’informations, de nombreux malfaiteurs ne vont pas se gêner
pour contourner les points de bouclage ou passer entre les mailles des
barrières tenues par des éléments de la police et de l’armée. Si la
police et autres éléments des organes de défense civile et militaire
ne sont pas en mesure de protéger les prisons et autres cachots de la
police, que peut-on espérer de telles opérations de bouclage ?
Si l’on est incapable de sécuriser les principales prisons et
bâtiments judiciaires du pays, autant faire publiquement des aveux
d’impuissance et rendre le tablier. Sinon, l’infraction d’abstention
coupable sera appliquée avec toute sa rigueur.

F.M.
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