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* Il est reproché à l’ex-Gouv de l’ancienne province du Katanga de n’avoir pas respecté les conditions de son expatriation pour des soins en dehors du pays.

Moïse Katumbi, retour au bercail interdit ? Plus simplement, l’ancien Gouverneurde l’ex-province du Katangaserait-il empêché de rentrer en RD Congo ? Dans certains milieux des Congolais, aussi bien au pays qu’à l’étranger, cette question semble faire sensation. Cependant, dans les sillages de la Justice congolaise, Moïse KatumbiChapwe est loin d’être déclaré persona non grata sur le territoire rd congolais. « Moïse Katumbi peut revenir au pays quand il veut. » Alexis Thambwe Mwamba, ministre congolais de la Justice, l’a déclaré au cours d’un entretien à bâtons rompus avec une brochette de professionnels des médias, diffusé hier sur la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC).

Les assurances d’Alexis Thambwe Mwamba, corroborent ainsi la correspondance du Procureur général de la République du 20 mai 2016. Il s’agit de la lettre portant « requête en expatriation de M.MoïseKalumba pour des raisons de soins médicaux en Afrique du Sud ». Une fois de retour en RD Congo, Moïse Katumbi serait-il de nouveau autorisé à sortir du pays pour les mêmes raisons qui ont prévalu à son premier départ du 20 mai 2016 ? Il semble que toute la question est là. Mais, déjà, le Parquet général de la République a une réponse.
Dans une correspondance qui date du 20 juin finissant, adressée au bâtonnier Mukendi Wa Mulumba Joseph, l’un des membres du Collectif des avocats de Moïse Katumbi, le Procureur Général de la République n’entend pas se faire prier. Il retire ainsi au président du prestigieux club sportif lushois, TP Mazembe, l’autorisation qui lui a été accordée le 20 mai 2016. Dans sa lettre, le Pgr précise que dès réception dudit courrier, Moïse Katumbi est obligé de se présenter devant le magistrat instructeur de son dossier sur l’affaire des immeubles spoliés de Lubumbashi, appartenant à la famille STOUPIS.

LES RAISONS D’UN RETRAIT
Serait-on dans une situation de ressentiment politique ? Loin, s’en faut ! Que le PGR en arrive à retirer l’autorisation de sortie accordée à Moïse Katumbi, la décision est motivée par les clauses contenues dans la réponse du PGR, à la requête d’expatriation de l’ancien Gouverneur de l’ex-Katanga pour des raisons de soins médicaux en Afrique du Sud. Dans cette lettre du 20 mai de l’année passée, le PGR avait rappelé à Me Joseph Mukendi Wa Mulumba –le même –que son client était inculpé et placé sous mandat d’arrêt provisoire, bien qu’autorisé à aller se faire soigner en Afrique du Sud.
Cependant, cette autorisation avait été soumise à une seule condition. A savoir que Moïse Katumbi était astreint au devoir de réserve en ce qui concerne les faits ayant donné lieu à l’instruction du dossier judiciaire qui n’était pas encore définitivement clos. Malheureusement. L’équipe de monitoring du PGR constate avec regret que depuis l’arrivée de Moïse Katumbi en Europe, ce dernier s’est fait remarquer par des envolées oratoires dans les médias.
D’ores et déjà, ces déclarations sur ses dossiers judiciaires sontconsidérées comme une violation de la condition qui lui a été clairement signifiée dans la lettre du 20 mai 2016. Celle qui lui accordait l’autorisation à aller se faire soigner en dehors du territoire national. Voilà donc, qui explique la décision actuelle du PGR, portant retrait de ladite autorisation.

CONDAMNE A 36 MOIS POUR FAUX EN ECRITURE
La sortie de Moïse Katumbi du pays, n’avait pas donné lieu à l’abandon de l’instruction judiciaire sur les deux dossiers à sa charge. A savoir l’affaire « recrutement des mercenaires américains » et celle de deux immeubles spoliés à Lubumbashi. Pendant le séjour européen du chairman de Mazembe, la Justice avait continué son travail. L’opinion se rappelle à cet effet que Moïse Katumbi avait été condamné à 36 mois d’emprisonnement « pour faux en écriture et usage de faux ». Et donc, à son retour au pays, l’ancien Gouv de l’ex-Katanga, ne manquera pas de trouver ce verdict quiavait été rendu à son absence au Tribunal de paix de Kamalondo, à Lubumbashi.
A la question de l’un de ses intervieweurs sur l’affaire « recrutement des mercenaires américains par Moïse Katumbi », le ministre Thambwe Mwamba a précisé que « le magistrat instructeur du Tribunal de paix près le Parquet de Lubumbashi, poursuivra l’instruction de l’Affaire, là où il l’avait suspendue ». Entre-temps, des sources judiciaires renseignent que beaucoup d’eau a coulé sous le pont. On parle de plusieurs éléments nouveaux qui se seraient ajoutés à ce dossier. « Des personnes impliquées dans ce feuilleton, aussi bien au pays qu’à l’étranger, seraient passées aux aveux, révélant une vaste conspiration à plusieurs milliers de kilomètres contre la RD Congo ».

CONTROVERSE SUR LA NATIONALITE
Moïse Katumbi Chapwe. Est-ce un Congolais ? Un Zambien ou un Italien ? Là aussi, nombre de Congolais veulent en avoir le cœur net. Pour sûr, personne n’a jamais dénié la nationalité congolaise à Moïse Katumbi. Non sans raison, quand on sait que ce dernier a assumé de hautes fonctions politiques au pays. Pendant près de dix ans, c’est donc lui qui a présidé aux destinées de la très riche province cuprifère.
Donnant de la voix à ce sujet, Alexis Thambwe Mwamba y va de sa lecture. A l’un de ses intervieweurs hier sur la RTNC, le ministre de la Justice a déclaré : « L’article 10 de la Constitution dispose que la nationalité congolaise est une et exclusive. La double nationalité ne donne pas lieu à une candidature. Si Moise Katumbi ne se présente pas comme candidat président de la République, tant mieux. Mais s’il se présentait, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), sera informée ».
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