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Le gouvernement de la RDC reste ouvert et accepte la collaboration de l’ONU pour une enquête internationale sur les violences au Kasaï, a affirmé mardi 6 juin la ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa. Elle réagissait ainsi à la menace des Nations unies qui attendent d'ici deux jours des engagements de l'exécutif congolais sur des investigations sur les violences dans la province du Kasaï.


« Le gouvernement de la RDC n’a rien à cacher. Nous restons ouverts à tout appui logistique et technique et que si l’ONU veut nous envoyer des experts en appui aux enquêteurs congolais pour faire la lumière dans l’assassinat de Sharp et Catalan et d’autres Congolais assassinés par la milice de Kamuina Nasapu, ces équipes sont les bienvenues », affirme Marie-Ange Mushobekwa.


A l’ouverture mardi 6 juin de la 35e session du Conseil des droits de l'Homme à Genève, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein a rappelé qu’il réclamait depuis mars dernier la création d'une commission d'enquête du Conseil sur les violences en RDC après la découverte notamment de charniers.


Pour Marie-Ange Mushobekwa, la RDC n’est pas opposée à une « collaboration de l’ONU » mais devra garder la direction de l’enquête.


« Je souligne que le gouvernement de la RDC va garder la direction de l’enquête », insiste la ministre des Droits humains.


La pression de l’ONU sur la RDC intervient alors que des ONG ont réclamé la semaine dernière une enquête internationale sur les violences meurtrières commises depuis septembre au Kasaï, dans le centre de la RDC. Ces violences ont fait plus de 400 morts et causé le déplacement de 1,3 million de personnes.


Les Etats-Unis ont aussi appelé lundi les Nations unies à créer une commission d'enquête sur les meurtres en mars de deux experts de l'ONU qui cherchaient à prouver l'existence de fosses communes en RDC.


L'Américain Michael Sharp et la Suédo-chilienne Zaida Catalan, deux experts missionnés par le secrétaire général de l'ONU pour enquêter sur les violences dans la province du Kasaï-central, avaient été enlevés le 12 mars et leurs corps retrouvés 16 jours plus tard dans une fosse commune.
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