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Revue de presse du 28 juin 2017. Parmi les sujets traités par les quotidiens kinois parus ce mercredi, la rencontre entre le président Kabila, les députés, sénateurs et responsables des confessions religieuses à Lubumbashi (Haut-Katanga).

Le Potentiel révèle que lors d’un échange lundi dernier après son retour d’Afrique du Sud, où il a participé à la commission mixte RDC-RSA, le chef de l’Etat a franchi une nouvelle étape en excluant l’hypothèse d’organiser des élections en 2017 sans les provinces du grand Kasaï. Cet espace est secoué par les violences à la suite du phénomène Kamuina Nsapu.

Une fois de plus, poursuit le tabloïd, le président de la République s’est «substitué» à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), seul pouvoir organisateur des élections en RDC, en se prononçant ouvertement sur le processus électoral.

A en croire le journal, Joseph Kabila continue à planter, à l’instar de ses déclarations au journal allemand Der Spiegel, le décor d’un nouveau glissement du cycle électoral.

Revenant sur la rencontre, CAS-INFO.CA note que la tension est montée d’un cran entre le chef de l’Etat et l’église catholique, à la suite de l’absence de l’archevêque de Lubumbashi Mgr Jean Pierre Tafunga à cette réunion convoquée par le président de la République avec les confessions religieuses. Ce qui a « énervé » M. Kabila comme le rapporte la Libre Belgique cité par le site d’infos.

«Sans le grand Kasaï. Elections 2017: Samy Badibanga doute !», titre pour sa part, La Prospérité.

Actuellement en tournée en Europe et aux Etats-Unis, l’ex-Premier ministre Samy Badibanga Ntita tient, mordicus, à influer sur la scène politique congolaise, estime le quotidien. Dans un élément posté à l’affiche de l’hebdomadaire Jeune Afrique, M. Badibanga a indiqué qu’«il ne pense pas qu’on puisse terminer l’enrôlement et que le fichier électoral soit prêt à fin juillet 2017 et organiser les élections en RDC sans le Kasaï», indique le journal.

Entretemps, note la consœur, l’ancien locataire de l’hôtel du gouvernement s’apprête à lancer un courant politique baptisé «Les Progressistes» pour rassembler divers partis et personnalités pour la conquête du pouvoir aux prochaines élections et la concrétisation de l’alternance démocratique.

Si du côté de l’opposition, l’heure est au doute quant à la tenue des élections, la Majorité présidentielle assure qu’«elles auront lieu», rapporte L’Avenir.

Le journal cite le secrétaire général de cette plate-forme, Aubin Minaku qui a battu le rappel des troupes, à la suite du message des évêques catholiques sur l’«impasse politique actuelle».

A la MP, on pense que la CENCO est allée très loin, en appelant le peuple au soulèvement, indique L’Avenir, ajoutant que M. Minaku prépare non seulement quelle réponse réserver aux prélats, mais aussi comment rassurer la population de la volonté du président Kabila de conduire à l’organisation des élections en RDC.

Une autre réaction à noter à la suite du message des évêques, celle du Rassemblement dirigée par Joseph Olengankoy.

7sur7.cd indique que ce camp a choisi plutôt un schéma conciliant, évitant soigneusement des propos susceptibles de déclencher une confrontation avec les prélats.

Dans une manifestation organisée en présence du premier ministre Tshibala et des quelques membres de son équipe, cette frange de l’opposition s’est plus appesanti sur le rôle de l’église censée «accompagner» par la prière le nouveau gouvernement dans l’organisation des élections.

Dans une interview accordée à ACTUALITE.CD ce mardi 27 juin 2017, le secrétaire général de la CENCO, l’abbé Donatien N’shole a souligné que la déclaration des évêques s’inscrivait dans le cadre de sa mission « prophétique », c’est-à-dire d’être des « éveilleurs » de la population.

Selon lui, les évêques veulent ce qu’on respecte de bonne foi l’accord [Saint-Sylvestre], parce qu’ils sont convaincus que c’est l’unique feuille de route capable de sortir pacifiquement le pays de cette crise qui ne fait que s’aggraver.

Un autre quotidien à lire ce matin, Forum des As qui revient sur une correspondance du Procureur général de la République, Flory Kabange, datée du 20 mai, dans laquelle il retire l’autorisation de sortie à Moise Katumbi.

A en croire le confrère, le PGR reproche à l’ex-gouverneur de l’ancienne province du Katanga de n’avoir pas respecté les conditions de son expatriation pour des soins en dehors du pays.
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