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Une forte délégation de la Communauté internationale composée d’Envoyés spéciaux de l’ONU, de l’UA, de la SADC et de la CIRGL vient de quitter Kinshasa après des séances de travail avec les autorités du pays pour analyser le processus politique en cours. Celui-ci doit conduire à la tenue des élections générales dans un climat apaisé au mois de décembre prochain comme prévu dans l’Accord du Centre-interdiocésain.

C’est ainsi que partout où ils ont été reçus, ils ont plaidé pour l’application intégrale dudit Accord. Ils promettent leur soutien aux différentes parties prenantes pour atteindre cet objectif. On peut noter que ce vœu qu’expriment ces Envoyés spéciaux de l’ONU, l’UA, de la SADC et la CIRGL rejoint la substance du rapport d’évaluation de l’Accord du Centre-interdiocésain adressé au Conseil de sécurité de l’ONU lundi denier par Antonio Guterrès, le secrétaire général de l’ONU.
Celui-ci rappelle dans cette note que la solution de la crise politique qui mine la RDC à ce jour passe par la mise en œuvre de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Raison pour laquelle il en appelle à son application intégrale. Il n’y a pas d’autre voie, estime Antonio Guterrès. A Kinshasa, les Envoyés internationaux sont, eux aussi, arrivés au même constat. Ils ont déclaré à qui veut les entendre que l’Accord du Centre-interdiocésain est incontournable.
Ils sont prêts à mettre tous les moyens en œuvre pour arriver à cette application. On sait que cet Accord est mis en œuvre sur une base non inclusive de l’Arrangement particulier. Ce Protocole additionnel au compromis politique n’a pas réuni toutes les signatures requises. D’où la persistance de la crise politique en RDC et la sonnette d’alarme que tire la Communauté internationale.
Cependant on sent une petite différenciation dans le chef des Envoyés spéciaux sur l’approche à prendre pour y arriver. L’UA par exemple reconnait le gouvernement actuel sans relever qu’il est issu d’une violation de l’Accord.
Elle lui apporte même son soutien. Ce qui n’est pas le cas avec l’ONU mais aussi l’UE. Meême chose pour les sanctions de l’UA contre neuf hauts responsables congolais. L’organisation panafricaine s’inscrit en faux contre ces sanctions de l’UE contre ces dirigeants politiques congolais qui œuvrent pour la paix au pays, ont-ils fait savoir. L’UA envisage par ailleurs de tenir une grande réunion dans les 30 jours pour condamner officiellement ces sanctions de l’UE et élaborer des actions pour les contrer.
On n’a pas entendu un tel discours du côté de l’ONU. En ce qui concerne l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre, on sent aussi la différence dans la manière d’aborder la question. A quel moment la mise en œuvre a eu du plomb dans l’aile, ce qui veut-dire qu’est-ce qui est à recommencer. A partir de quelle étape ? Les réponses ne sont certainement pas les mêmes à New York et à Addis-Abeba.
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