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* Pourtant, s’il faut se conformer à la lettre de l’Accord du 31 décembre, la désignation du président de cette structure-clé ne devrait plus poser problème.

Après la nomination du Premier ministre Bruno Tshibala le 7 avril dernier et la formation de son Gouvernement le 9 mai, les Congolais assistent à une sorte d’hibernation qui ne dit pas son nom. Tout se passe comme si toutes les institutions prévues dans l’Accord du 31 décembre avaient déjà été mises en place. Pourtant., il reste encore à faire. Depuis plusieurs semaines, l’opinion attend impatiemment la mise sur pied du Comité national de suivi de l’Accord (CNSA) et la désignation de son Président. Hélas. On semble ne plus en parler.

Face à ce qui ressemble désormais à un silence radio, des voix s’élèvent de plus en plus au sein de l’opinion à Kinshasa. Des analystes avisés estiment qu’à partir du moment qu’un nouveau Gouvernement a été mis sur pied, plus rien ne devrait justifier le retard actuel dans l’avènement du CNSA. Pour les auteurs de cette assertion, la venue de cet organe, non des moindres dans la gestion de la Transition en cours ainsi que la désignation de son animateur principal ne devraient plus, en principe, poser aucun problème. Ce, dès lors que la famille politique d’où devrait provenir le président du CNSA est connue. A savoir le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement.
En d’autres termes, s’il l’on devrait s’en tenir à la lettre du compromis politique de la saint Sylvestre, le choix du " commandant en chef " du CNSA ne devrait être sujet à caution. Malheureusement. Pour ce poste, des sources qualifiées renseignent que des ambitions naissent de partout. En dehors de la Majorité présidentielle (MP) qui, dès le départ, avait déclaré ne pas être intéressé par la présidence du CNSA, le reste des formations politiques auraient tôt fait de positionner leurs candidats. Moralité, il y aurait pléthore de candidatures sur le bureau du Président Joseph Kabila. Normal, hélas dans un pays où tout le monde est candidat à tout. Ceci explique donc cela.

QUAND LA GESTION DES AMBITIONS PARASITE L’AVENEMENT D’UNE INSTITUTION-CLE
Sentinelle de la période de transition, cette institution d’appui à la démocratie endosse la responsabilité de veiller à l’application même de l’Accord du 31 décembre 2016. Cela va sans dire. La mission du CNSA est donc essentielle pour la réussite de cette période assez délicate qui devra conduire le pays aux élections, prévues à la fin de cette année, selon ledit Accord.
Compte tenu donc du rôle du CNSA rappelé ci-dessus, les acteurs politiques sont tenus à se garder de certaines postures. A tout le moins, il ne faudrait pas que les sempiternelles querelles de chapelle et autres ambitions (parfois démesurées ?) des mêmes acteurs politiques, en arrivent à parasiter la mise sur pied de cet organe d’appui à la démocratie dont la mission est essentielle au bon déroulement de la période préélectorale. Hélas. A en juger par ce qui se passe, il semble bien être cela. La gestion des ambitions bloquerait effectivement la désignation du Président du CNSA. Entretemps, le temps passe à une vitesse constante.
Après l’ultimatum du Président de la République, adressé le 12 mai aux parties prenantes à l’Accord, d’aucuns avaient pensé que la mise en place du CNSA n’était plus qu’une question de quelques jours. Plusieurs jours après cette mise en demeure de 48 heures du Chef de l’Etat, les choses ne semblent pas du tout évoluer dans le sens des attentes de l’opinion. Bien au contraire. A huit jours de la fin de la première quinzaine du mois de juin en cours, rien n’indique que le CNSA et ses animateurs seront connus du public. Déjà, des observateurs tirent la sonnette d’alarme. Ils redoutent, non sans raison, que le retard enregistré présentement dans la mise en place de cette structure ne puisse impacter négativement le reste du processus de Transition.
Il convient de rappeler que dans le communiqué du cabinet du Chef de l’Etat rendu public le samedi 13 mai dernier, le Président Joseph Kabila demandait aux parties à l’Accord global et inclusif du Centre interdiocésain, de lui transmettre la liste de leurs délégués au Comité national de suivi de l’Accord (CNSA).Ce, endéans 48 heures.
Selon l’esprit et la lettre dudit communiqué signé en son temps par Me Néhemie Mwilanya, directeur de cabinet du Président de la République, les différentes composantes de la classe politique et sociale de la RD Congo n’avaient que la seule journée de lundi 15 mai pour apprêter la liste de leurs représentants au CNSA.
Selon ledit communiqué, cette démarche s’inscrivait dans la logique de l’application de l’article 13 de l’Arrangement particulier. Il fait également suite à l’invitation solennelle du Raïs, le 5 avril dernier à la classe politique, lors de son discours sur l’état de la Nation, devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès. De mémoire, les Congolais se rappellent cette exhortation du Chef de l’Etat. C’est que dans la foulée de l’avènement d’un nouveau Gouvernement, le Président Joseph Kabila avait demandé à la classe politique et sociale à accélérer les tractations en vue de la désignation consensuelle d’une personnalité devant présider le Conseil national de suivi de l’Accord.
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