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* Pour le Secrétaire technique adjoint à la CNDH, la question d’enrôlement des Con,golais de la diaspora est un faux problème

« Les élections peuvent se tenir en décembre 2017, s’il y a la volonté politique ». C’’est la substance du message de Me Sylvain Lumu livré, hier mercredi 28 juin, aux journalistes du Club national des journalistes pour les Droits humains en RDC (CNJDH/RDC). Le Secrétaire technique adjoint en charge de l’administration à la Commission nationale des Droits de l’Homme(CNDH), intervenait ainsi au 2ème module de l’atelier sur « la problématique de la sécurisation des journalistes en période électorale » organisé les 27 et 28 juin par le CNJDH/RDC et l’ONG Journaliste pour les Droits Humains(JDH).

Orateur du jour, Me Sylvain Lumu a présenté deux exposés. Le premier a porté sur « CNDH : historique et missions » et le 2ème a été intitulé « CNDH : approche des droits humains en période électorale ».
Abordant la question des droits humains en période électorale, il n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour affirmer, sans chercher les mots, que les élections peuvent se tenir en décembre 2017. « Si la volonté politique existe, on peut organiser les élections même manuellement. L’enrôlement de la diaspora, comme le prétendent certaines personnes, est un faux problème parce qu’à partir des ambassades, la question peut-être résolue sans qu’aucune mission d’étude ne soit déployée au préalable ».
Continuant sa réflexion, Me Lumu fait savoir que la mise en place du CNSA ne peut en aucun cas, conditionner l’organisation du scrutin. La CENI produit des rapports régulièrement. « L’élection, c’est du vécu quotidien. En fiabilisant l’ancien fichier, note-t-il, on peut aller aux élections. La question de doublon est un problème simple à résoudre à partir d’une application comme cela se fait avec les téléphones ».
Il va encore plus loin en disant que : « s’il y a la volonté politique, même si c’est la MONUSCO qui est chargée de la logistiques, pour le déploiement du matériel, l’Etat peut décréter un Etat d’urgence électoral en mobilisant tous les véhicules de l’Etat pour cette opération et ensuite mobiliser les moyens ».
Il croit dur comme fer que la CENI peut organiser trois élections le même jour. Il se refère, à ce sujet, à la Zambie qui a déjà tenté cette expérience en tenant 7 élections couplées.
Pour lui, le manque de volonté politique se traduit aussi par l’absence de calendrier électoral. C’est ainsi qu’il invite les uns et les autres « à éviter le discours politique sur des questions que le droit a déjà réglé ».
L’intervenant a donné dix éléments essentiels qui entrent dans le processus électoral. Il s’agit du cadre juridique (sans lequel rien ne peut se faire pour la tenue des élections) et institutionnel, de la détermination des circonscriptions électorales et l’administration électorale. Il a également noté l’inscription et l’éducation des électeurs. A ces éléments, s’ajoutent la campagne électorale, l’opération de vote, le dépouillement, les médias et la gestion des contentieux électoraux.
Selon lui, il y a la nécessité de suivre chacune des phases sous un œil des droits de l’homme. Par exemple pour le cadre juridique, on devrait se poser moult questions. C’est notamment des interrogations du genre « est-ce que le cadre juridique garanti des élections véritables et périodique ? Le suffrage participe-t-il à la consolidation de l’Etat des droits et prévient-il la corruption. Est-ce que le cadre garanti la liberté des réunions, des associations, le droits au recours effectif et le droit à la sécurité des citoyens ? ».

HISTORIQUE ET DES MISSIONS DE LA CNDH
La CNDH est née de cendre de l’Observatoire national des droits de l’homme institué par la Dialogue inter-congolais en vue de résoudre le problème de la démocratie et le respect des droits de l’homme. Les organisations avaient fait un plaidoyer pour l’institution d’une organisation des droits de l’homme. C’est ainsi que la loi fût voter par le Parlement et promulguée en 2013. C’est en 2015 qu’est intervenue l’installation des animateurs de cet organe.
Structure technique et consultative chargée de la promotion et protection des droits de l’Homme, la CNDH veille au respect des droits de l’Homme. Dans l’accomplissement de sa mission, elle n’est soumise qu’à l’autorité de la loi. La politique des droits de l’homme est exercée par le ministère en charge des Droits Humains.
La CNDH a entre autres comme attributions d’enquêter sur tous les cas de violation des droits de l’homme, de procéder à des visites périodiques des centres pénitentiaires et des lieux de détention sue l’ensemble de la République. Elle a également comme mission de concourir à la promotion de l’éducation civique et à la culture du respect des droits de l’Homme. La CNDH exerce toute autre activités se rapportant dans le cadre des attributions notamment régler des cas des violations des droits de l’Homme par la conciliation, et ce pour réparer la situation qui a prévalue avant le manquement.
Prix. Présent à la clôture de l’atelier, le Directeur pays de JDH, Freddy Mata a annoncé aux membres du CNJDH que son ONG a reçu un prix dans la catégorie « meilleure partenaire ». Ce trophée est décerné dans le cadre de 150 ans du Canada. Il a salué le partenariat scellé entre la Commission nationale des droits de l’Homme et le Club national des journalistes pour les droits humains.
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