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Au lendemain des combats entre l’armée et les miliciens Mai-Mai, le président de la société civile de Beni affirme qu’une psychose règne encore au sein de la population. Dans une interview ce Vendredi 23 juin 2017 à ACTUALITE. CD, le Pasteur Gilbert Kambale affirme qu’il y aurait d’autres “forces supplétives” aux miliciens pour déstabiliser la ville de Beni (près de 400 Km au Nord de Goma).

Comment Beni s’est réveillé au lendemain des combats entre l’armée et les miliciens ?

Les gens se sont endormis dans la peur et psychose et se sont réveillés dans cet état là parce que vous pouvez vous imaginer comment les assaillants peuvent entrer au cœur de la ville, arriver à la mairie pendant quelques minutes avant d’être repoussés. Il y a eu bien sûr des pertes parmi eux et aussi des capturés, nous espérons que ces dernier vont dire qui sont-ils.

Comment vous expliquez des incursions récurrentes des assaillants en pleine ville ?

Ce sont les choses que nous avons prédites et nous en avons tiré la sonnette d’alarme mais on était pas écouté parce que tout part des évasions de la prison de Kangabayi. Même parmi ceux qui sont morts hier il y a des militaires et policiers qui étaient à Kangbayi. Donc vous comprenez qu’ils ont eu de force supplétive parce dans la prison il y avait des militaires, des policiers, des ADF, des Mai-Mai qui ont renforcé les troupes parce que depuis qu’ils ont quitté la prison, les attaques sont devenues récurrentes.

Vous redoutez l’éternel recommencement dans la gestion de la sécurité à Beni ?

Affirmatif ! C’est pourquoi nous demandons aux forces de défense et de sécurité de mener des investigations en vue d’étouffer dans l’œuf toute rébellion parce que nous connaissons la force des Mai-Mai traditionnellement mais aujourd’hui nous estimons que ce ne sont plus des Mai-Mai uniquement, il doit y avoir d’autres forces supplétives qu’ils ont reçues soit les ex-M23 ou les ADF qui les soutiennent, avec les armes lourdes qu’ils détiennent nous pensons qu’ils ont des appuis conséquents.

Certaines sources dans la région parlent d’une coalition des mouvements rebelles, qu’en dites-vous ?

Ça peut être exact dans la mesure où nous faisons des analyses parce que les étrangers qui étaient parmi les ADF peuvent facilement se joindre à eux. Dans l’ADF il n’y avait plus seulement des ougandais, on retrouvait des tanzaniens, les rwandais les sud soudanais notamment ceux qui étaient devant la barre à la cour opérationnelle, non seulement eux mais nous craignons également l’ex-M23 qui était à Kasese, à Bundibudio (Ouganda) dans des camps des réfugiés puissent aussi se joindre à eux.

Depuis 6 mois il s’observe une accalmie vers le Nord de Beni, est-ce que ce ne sont pas ces ADF qui ont débordé vers le Nord-Est de la ville ?

Les navettes entre le Nord de la RN4 et le Sud sont régulières pratiquement. Donc il y a aucun doute mais il faut que ça soit confirmé par des investigations plus approfondies.

Est-ce que la société civile collabore avec les services de sécurité afin d’arriver à mater les groupes armés dans la région de Beni ?

Pourquoi pas ? Nous sommes des partenaires. Nous le faisons régulièrement et nous échangeons des informations, des dénonciations des noyaux des sociétés civiles de Beni territoire et ville, Lubero et Butembo.
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