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Le gouvernement Tshibala a, en effet, lancé une campagne à l’échelle du territoire national, particulièrement dans le centre du pays, en vue du renforcement des effectifs des FARDC, Forces armées de la République démocratique du Congo, et de la PNC, Police nationale congolaise à travers une grande opération de recrutement. 



Contrairement à 2016, le Premier ministre tient, courant 2017, à doter les forces de sécurité de davantage d’équipements militaires. Plus de 284 millions de nos Francs ont été prévus pour ce faire. D’ores et déjà, le gouvernement a pris en compte quelque 13.320 recrues pour les besoins des provinces. Et le traitement de base des militaires a été augmenté dès ce mois de juin de 20.000 FC par soldat ! Bruno Tshibala a le mérite d’avoir enfin doté la RDC d’un budget «à même de prendre en charge des communautés humaines et non des bêtes de somme », a confié cet élu de la majorité, par rapport au précédent budget 2017 recalé à l’Assemblée nationale.


 En dépit d’un déficit béant de 360 milliards de FC hérité de l’exercice 2016, le Premier ministre a, tout de même porté l’enveloppe des rémunérations à 2.217.718.487.512 FC représentant un taux d’accroissement de 22,1% du budget général et un taux d’accroissement de 8.4 % par rapport à l’exercice 2016. Face à la dégringolade du pouvoir d’achat du fonctionnaire r-dcongolais, conséquence de la dépréciation de la monnaie nationale face au dollar, le Premier ministre s’est résolu à l’indexation des salaires et émoluments au taux de change moyen entre le franc congolais et le dollar américain. Mais maniaque de la vérité, Tshibala a tenu à lever toute équivoque, «la prudence managériale, a-t-il dit, m’interdit de faire des promesses démagogiques et populistes que le Gouvernement ne saurait pas réaliser ». Avant d’ajouter, « La question technique et financière qui se pose est de savoir si, avec un taux de croissance très largement inférieur au taux de change et d’inflation, le gouvernement peut se permettre de prendre le risque d’envisager de distribuer une richesse qui n’existe pas et faire sombrer le pays dans une spirale inflationniste des prix et des salaires. Les augmentations prévues dans le projet du budget 2017 sont en fait des projections et non des richesses déjà réalisées que le gouvernement peut commencer à distribuer à travers des rémunérations.



 II faut donc traiter avec prudence cette question de l’enveloppe salariale que nous devons encadrer dans les limites de ce que la trésorerie publique nous offre chaque mois».
ABIJA BENAJA
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