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Radio France Internationale (RFI) a protesté, jeudi 22 juin 2017, contre le non renouvellement de l’accréditation de son envoyée spéciale permanente en RD Congo, Sonia Rolley.
« Près de trois mois après une demande de renouvellement d’accréditation de son Envoyée spéciale permanente à Kinshasa, Sonia Rolley, la Direction de RFI n’a toujours aucune réponse. La demande de renouvellement avait été faite cinq semaines avant la date d’expiration, début mai de l’autorisation. Le 1er juin, après plusieurs engagements oraux du ministère congolais des Médias, la direction de RFI a réitéré cette demande par un courrier qui reste à ce jour sans réponse », écrit la chaîne publique française. Qui présente notre consoeur comme une journaliste chevronnée et qui connaît très bien la Région des Grands Lacs. Sonia Rolley s’est illustrée notamment par une couverture en profondeur du drame sécuritaire et humanitaire dans les Kasaï, assure RFI, qui estime qu’il s’agit tout simplement d’un refus de voir exercer Sonia Rolley en RD Congo.
« RFI ne peut qu’interpréter ce silence des autorités congolaises comme un refus et regrette cette décision qui nuit gravement au pluralisme de l’information ».
Cette situation intervient sept mois après la coupure du signal de RFI, à Kinshasa. La radio française souhaite un dénouement heureux au nom de la liberté d’informer.
« Ce refus intervient alors que l’émetteur de RFI à Kinshasa, coupé depuis le début du mois de novembre dernier, n’est toujours pas rétabli tandis que celui de Brazzaville est depuis ce temps brouillé à Kinshasa. La direction de RFI appelle les autorités congolaises à remédier sans tarder à cette situation afin que la liberté d’informer soit préservée ».
De son côté, Lambert Mende, ministre congolais de la Communication et des Médias, avait fixé la position de son gouvernement en souhaitant des discussions entre les deux parties.
“Nous avons estimé nécessaire d’avoir une discussion avec les responsables de RFI en vue de revisiter notre accord avec cette radio (…) La reprise des émissions de RFI pourra intervenir après ces discussions parce que nous reprochons à RFI les mêmes choses depuis plusieurs années, mais rien ne change. Nous les attendons pour des discussions (…) Une correspondance a déjà été adressée à la direction de RFI ” avait dit Mende avant la fin de l’année 2016.
« Nous n’avons à ce jour reçu aucune correspondance, et ne comprenons toujours pas les raisons de notre coupure. Nous maintenons le dialogue ouvert avec les autorités congolaises, et continuons à réclamer le rétablissement de notre signal à Kinshasa. »
Des sources crédibles aux ministère des affaires étrangères interrogées à ce sujet jeudi tard dans la soirée ont assuré au Maximum que depuis la prise des sanctions ciblées contre certaines autorités de la RD Congo, les demandes de visa sont soumis à une commission spéciale créée à cet effet. Ce qui provoque quelques retards.
D’autres sources, du ministère de l’intérieur celles-là, indiquent que la journaliste française avait brillé lors de son séjour en RD Congo, par un trop fort regain d’activisme extra-journalistique. « Les services n’ont pas compris pourquoi une journaliste de RFI pouvait se permettre, après avoir diffusé une information, de le retweeter plus d’une centaine de fois. Surtout lorsqu’elle est défavorable à la majorité au pouvoir », indique une source qui a requis l’anonymat. Le dossier Sonia Rolley pourrait donc moisir quelques temps dans les tiroirs, manifestement.
Interrogé jeudi soir par des confrères à Kinshasa, le ministre de la communication du gouvernement Bruno Tshibala, Lambert Mende Omalanga, a déclaré, comme dépité, que « Sonia Rolley était une journaliste comme une autre et RFI n’a pas à mettre la pression sur un membre du gouvernement« . Ce n’est pas la lune de miel entre la chaîne publique française et le gouvernement de la RD Congo, on dirait.
J.N.
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