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* Désormais, les fraudeurs et les dirigeants incompétents seront sévèrement punis, promet le Premier ministre.
* Par ailleurs, dans sa réplique hier au doute des députés qui ont jugé irréaliste, le projet de loi des Finances 2017, le Premier ministre sonne la fin des budgets ridicules en RD Congo.
Fini le débat général autour du projet de Budget 2017 de l’Etat congolais à la Chambre basse du Parlement. Ce projet de loi présenté et défendu le mercredi 31 mai dernier à l’Assemblée nationale, a été déclaré recevable au cours de la plénière d’hier jeudi. Ce, après les réponses du Premier ministre Bruno Tshibala, aux inquiétudes empreintes de pessimisme de certains députés ayant jugé ledit projet de loi irréaliste.

C’est donc un Bruno Tshibala qui, délesté de tout triomphalisme, a modestement évacué le scepticisme qui a caractérisé l’essentiel des préoccupations des députés nationaux, lors de la plénière de mercredi dernier, consacrée à la présentation du Budget de l’Etat pour l’exercice 2017. Chiffré à 7 milliards USD, ledit projet de loi paraissait irréaliste, aux yeux de nombreux députés nationaux.
A priori, les élus sceptiques n’ont pas semblé avoir tort, compte tenu des réalités internes de l’économie de la RD Congo, que nombre de spécialistes qualifient d’extravertie. Dès lors aussi que le pays consomme ce qu’il ne produit pas et produit ce qu’il ne consomme pas, il paraissait tout aussi illusoire, aux yeux des députés, que le Gouvernement d’union nationale soit en mesure de mobiliser la somme de 7 milliards USD pour faire face à toutes les charges de l’Etat au cours de cette année 2017.
Dans sa réplique hier à l’hémicycle, le Premier ministre Bruno Tshibala n’a pas du tout ignoré toutes ces réalités. Cependant, il pense que l’heure a sonné pour mettre fin à un cycle de budget de la honte qui a caractérisé la RD Congo pendant plusieurs années. "Nous avons vécu pendant plusieurs décennies avec un budget de misère, honteux et ridicule pour un grand pays comme le nôtre. Mais ceci n’est pas une fatalité ou une malédiction ", déclare Bruno Tshibala, très réconforté par une pensée philosophique selon laquelle " l’homme est le fils des obstacles ".

PRIORITE A L’AGRICULTURE

Dotée de vastes étendues de terres arables à perte de vue, la RD Congo importe cependant, les denrées alimentaires de consommation courante. Un drôle de contraste que la nature elle-même ne saurait pardonner à ce pays que d’aucuns qualifient de " paradis " au cœur de l’Afrique. La question est de savoir si au stade actuel des choses, il est encore possible de changer la donne. " Oui ", pense le Premier ministre. Mais à une seule condition : "redonner de la valeur au secteur primaire. Donc le travail de la terre".
Fort de cette évidence qui a donné ses preuves dans nombreux pays du monde, en l’occurrence la République de Chine qui figure actuellement dans le Top 10 des économies mondiales, Bruno Tshibala n’entend pas se tromper de priorité. " Pour développer notre pays et le placer très haut dans le concert des nations, nous devons avoir une grande vision, une grande ambition ", dit-il.Et donc, parallèlement à plusieurs autres mesures économiques qu’il aura à prendre d’urgence et en priorité, le Gouvernement Tshibala accorde un prix à la relance de l’agriculture en RD Congo. Face aux députés nationaux, le Premier ministre a annoncé que son Gouvernement a prévu des crédits dans le projet du Budget 2017, afin de relancer ce secteur stratégique et porteur de croissance rapide de l’économie du pays.
Par ailleurs, Bruno Tshibala a annoncé à ses concitoyens, via l’Assemblée nationale, la mise en place de ce qu’il a lui-même appelé " petit Plan Marshall " pour l’agriculture et les activités connexe en RD Congo. Toujours dans cet élan de la relance de l’agriculture, le Premier ministre a annoncé qu’après plusieurs décennies, la RD Congo vient d’obtenir une ligne de crédit de 750.000.000USD auprès d’AFREXIMBANK et autres partenaires, avec un taux d’intérêt hors concurrence. Cependant, Bruno Tshibala précise que l’accès à cette ligne de crédit est conditionné par la présentation des projets crédibles, bancables et offrant de sérieuses garanties de remboursement de prêt consenti.
Comme un patient en phase finale de la maladie, la RD Congo fait face à plusieurs défis de sa croissance économique. De la même manière que des médecins spécialistes s’affairent sur le malade pour lui sauver la vie, Bruno Tshibala pense que le pays a besoin de volontaristes et d’ambitieuses gens pour son décollage. " Le moment est donc venu d’être volontaristes et ambitieux, de nous lancer de grands défis et d’agir avec détermination pour les relever ", exhorte l’actuel locataire du " château douillet " de l’avenue ex-3Z. Mais comment y parvenir ?
En termes de réponse à la question ci-dessus, Bruno Tshibala annonce une batterie de mesures économiques qui seront rendues publiques dans les tous prochains jours. Selon lui, le Gouvernement travaille déjà, et sans désemparer, sur l’élaboration de mesures urgentes et prioritaires en vue de stabiliser et relancer notre économie à court terme. " L’accent sera mis sur la lutte contre la corruption, la fraude fiscale et douanière, l’élargissement de l’assiette fiscale, les sanctions exemplaires contre les fraudeurs et les dirigeants incompétents, l’amélioration du climat des affaires… " précise l’hôte de l’Assemblée nationale. Pourvu que cette mise en demeure ne soit un simple slogan !
L’imperfection étant inhérente à toute ouvre humaine, Bruno Tshibala ne doute pas un seul instant que le projet de budget 2017, quoi que jugé recevable, ne puisse contenir quelques faiblesses. C’est ainsi que le texte a été envoyé à la commission Economico-financière de la chambre basse du Parlement. Un délai de sept jours calendrier a été accordé à ladite Commission pour un examen en profondeur dudit projet de loi de Finances.Ci-dessous, le texte intégral du discours du Premier ministre hier à la Chambre.
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