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Moïse Katumbi, Sindika Dokolo et Félix Tshisekedi font rêver les partisans de la lutte pour l’alternance à la tête de la République démocratique du Congo.‘est depuis plusieurs jours que l’homme d’affaires congolais, gendre du président de l’Angola, Sindika Dokolo séjourne dans la capitale belge, où il a rencontré l’opposant congolais Moïse Katumbi. Officiellement la rencontre a lieu « par pur hasard ». Les deux hommes, qui ont en commun la prospérité dans les affaires, mais aussi et surtout une colère commune très affichée contre le pouvoir congolais, ont pourtant semblé de plus en plus proches dans la lutte menée par l’opposition contre le pouvoir de Kinshasa.
Mercredi, ils ont été rejoint par un autre leader de l’opposition: Félix Tshisekedi, fils d’Etienne Tshisekedi, leader historique de la lutte démocratique en République démocratique du Congo, et déjà allié à Moïse Katumbi dans la coalition du Rassemblement. Dès son arrivée à Bruxelles, le président du Rassemblement a réitéré son intransigeance contre Kinshasa, révélant au passage des propositions « abjectes » du pouvoir, qui lui aurait demandé de « prendre » la président du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA).
Des sources concordantes rapportent une rencontre entre les trois hommes dans la capitale belge. Rien n’a néanmoins filtré. Sindika Dokolo a publié mercredi dans la soirée une photo de lui et l’ancien gouverneur du Kantanga. « Toujours un plaisir d’échanger avec Moïse Katumbi. Vision et projet de société très pertinents« , a-t-il commenté.

Au pays, l’alliance probable entre les trois hommes fait rêver. « Ils sont les seuls que Kabila ne peut pas corrompre« , commente un internaute au sujet de la photo sur la page Facebook de POLITICO.CD. Car, la triste dislocation du Rassemblement a surtout démontré la capacité du Pouvoir congolais à se mettre des opposants dans la poche.
Sindika Dokolo, proche et ami de longue date d’Olivier Kamitatu, qui n’est autre que le porte-parole et fervent supporter de Moïse Katumbi, multiplie de son côté des attaques contre le régime du président Joseph Kabila, tout en appelant à la démocratisation de la République démocratique du Congo.

L’homme d’affaires congolais se refuse néanmoins toute ambition politique. «je ne suis qu’un citoyen énervé par les promesses non tenues», répondait-il à POLITICO.CD. Au sujet de Moïse Katumbi, Sindika Dokolo disait déjà avoir « beaucoup d’admiration », à l’endroit de l’ancien gouverneur du Katanga. « Tant sur le plan personnel que pour la manière dont il gère ses propres affaires ou dont il a géré l’ex-province du Katanga. Ce serait inconcevable d’organiser des élections crédibles au Congo sans lui donner une chance de présenter son programme et d’être sanctionné par le vote des Congolais« , lancait-t-il le 03 juin dernier dans une interview au journal Le Point.
Alors, votera-t-il pour le président du TP Mazembe: « C’est compliqué. Je ne sais pas s’il serait correct de dire pour qui on voterait. Mais je me sens très proche des idées et des valeurs de Moïse Katumbi. Je ne connais pas les autres candidats« , repondait-il. Et d’ajouter: « En fait, c’est une vue de l’esprit, une question très théorique, car il n’y aura pas d’élections en 2017 et il n’y aura pas de bonnes élections en 2018. On est dans une espèce de fuite en avant permanente… C’est moi ou le désastre ! C’est moi ou Armageddon! Cela n’est pas acceptable. Je me dresse contre ça. »
Pendant ce temps, Moïse Katumbi est tout aussi passé à l’attaque vendredi. Dans une conférence de presse animée cette fois-là à Paris, l’opposant congolais révèle sans conteste qu’il va finalement regagner le pays. Une promesse accompagnée de l’appel du Comité des Droits de l’homme de l’ONU aux autorités congolaises à sécuriser son retour au pays, ainsi que sa participation à la prochaine présidentielle.
De son côté, Félix Tshisekedi semble tout aussi déterminé à restructurer le Rassemblement et son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), gangrené par la crise des départs et exclusions. Avec Moïse Katumbi, et l’arrivée probable de Sindika Dokolo dans l’opposition, il semble clair que l’environnement politique congolais va subir encore de mutations, tout comme la lutte contre le Pouvoir congolais, promis à un second souffle séduisant.

politico.cd
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