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La synergie des femmes des organisations de la société civile de la province du Kasaï est montée au créneau pour dénoncer les violences sexuelles dont les femmes sont victimes dans cette partie de la République, depuis les exactions commises par les miliciens qui opéraient sous le label de Kamwena Nsapu.

Cette synergie, qui regroupe les organisations telles que l’association pour la défense des droits des enfants, femmes et des opprimés (ADEDEFO) et le centre d’encadrement de la femme et des enfants et de développement intégral (CEFEDDI) compte entreprendre quelques activités afin de redorer l’image de la femme kasaienne.
Pour ce faire, a fait savoir la coordonnatrice d’ADEDEFO Philomène Mwamba, la synergie entend notamment impliquer tous les médias dans la communication pour le changement de mentalités, organiser des journées porte-ouverte pour la restauration de la paix dans la province du Kasaï et drainer toutes les organisations paysannes, les églises, les écoles et les leaders communautaires à se mobiliser pour le retour de la paix.
Pour garantir la réussite de ces actions, la synergie demande d’abord au gouvernement central d’appuyer davantage sur l’accélérateur pour le retour de la paix durable.
Aux forces loyales, ce regroupement des femmes leurs demande de mener des actions de rétablissement de la paix durable dans la province dans le respect des droits humains en général et dans le respect de la femme en particulier. Aux gouvernements provinciaux, ces dames recommandent la lutte contre l’impunité face aux violences sexuelles faites à la femme et la jeune fille. Quant aux organisations de la société civile et autres associations des femmes, elle les exhorte à l’appropriation de la lutte et à mener une sensibilisation à grande échelle.

DES FOUILLER DANS LE VAGIN
En outre, cette synergie dénonce le calvaire que connaissent les femmes de la province du Kasaï sur le tronçon Tshikapa-Kikwit. Selon elle, les femmes sont humiliées aux postes de contrôle.
« Les fouilles humiliantes pour la femme vont jusqu’à pénétrer ses parties intimes pour vérifier si elle porte des tatouages ou une ceinture de couleur rouge au niveau des hanches », protestent les membres de la synergie. Toutes ces pratiques malsaines constituent une forme de violation des droits de la femme car son corps est sacré, a évoqué Philomène Mwamba.
Ainsi, a-t-elle poursuivi, l’insécurité dans la province du Kasaï a attisé des foyers de violences sexuelles et des violences basées sur le genre. A ce jour, Mme Mwamba a souligné que cette contrée totalise 168 cas de violences sexuelles.
S’agissant des mariages précoces, « nous sommes à la recherche de partenaires pour soutenir notre campagne de lutte contre le mariage des enfants dans notre province », a laissé entendre Philomène Mwamba.
Le mariage des enfants est un problème réel, « il nous faut des moyens importants et des stratégies pour mettre fin à cette pratique qui empêche les filles de d’épanouir », a-t-elle mentionné. au cours d’une conférence de presse organisée par l’UCOFEM.
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