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A l’initiative de l’ambassadeur du Royaume-Uni en RDC, Graham Zebedee, une réunion de plaidoyer a eu lieu hier jeudi 6 juillet en sa résidence. Ce, en prévision du sommet de Londres sur la planification familiale, prévu le 11 juillet courant. Au cours de cette rencontre, il est fait un état de lieu de l’accès à la planification familiale en RDC. Pas seulement. Il a été aussi question de la contribution des partenaires de la RD Congo dans la promotion de l’accès aux méthodes modernes de planification familiale, de la politique nationale en la matière et des défis spécifiques. Une délégation du ministère de la Santé se rendra à ce sommet de Londres.

Le premier à parler, l’ambassadeur Graham Zebedee a souligné l’importance que revêt le sujet. « La planification familiale, dit-il, améliore la santé des femmes et des enfants. C’est très important ». Le diplomate britannique a mis un accent particulier sur la prise en compte des adolescents dont environ 60% sont sexuellement très actifs mais dont les besoins en planification ne sont pas satisfaits. L’ambassadeur craint que si rien n’est fait, ils risquent d’être plongés dans le cycle de pauvreté dans lequel vivent déjà leurs parents. C’est ici que Graham Zebedee plaide pour l’accroissement des ressources allouées à la planification familiale dans le budget de l’Etat.

TRAVAILLER EN SYNERGIE ET COMPLEMENTARITE
Le Secrétaire général à la Santé, Mukengeshayi Kupa, reconnait que le chemin à parcourir est encore long. Le pays étant confronté à beaucoup de problèmes. « Nous sommes dans un contexte difficile. Pour réussir, il nous faut travailler en synergie et en complémentarité. » Le SG Mukengeshayi demande à augmenter la synergie intersectorielle. « Nous devons être ensemble. Le combat que nous menons est un bon combat, et nous allons le gagner ensemble. »
L’ambassadeur du Canada, Ginette Martin a salué l’initiative de son homologue britannique « pour faire valoir l’importance de la planification familiale ». Pour la diplomate canadienne, il faut s’assurer chez les filles et les garçons de l’existence d’une éducation en santé sexuelle.
Dans la présentation de l’état des lieux, par Dr Marie-Thérèse Kyungu du PNSR et de Dr Marie-Claude Mbuyi de Pathfinder, il y a encore pas mal de défis à relever. Le budget de l’Etat est limité, l’appui des bailleurs ne couvre pas tous les besoins non plus. D’où l’appel à l’implication du secteur privé pour espérer couvrir le gap.

PLUS DE 100 MILLIONS DE GROSSESSES NON-DESIREES EN MOINS EN 2020
On rappelle que ce 11 juillet à Londres se tiendra un sommet international sur la planification familiale. Cet évènement est organisé par le Ministère pour le Développement international (DFID/UKaid), UNFPA et la Fondation Bill et Melinda Gates. Il a pour objectif principal de revoir les leçons apprises des actions pour la promotion du planning familial et amener les pays à s’engager davantage pour atteindre l’objectif de « planification familiale 2020 » auxquels ils ont tous souscrit : l’accès des femmes et des filles aux méthodes modernes de planification familiale.
L’évènement regroupera des représentants des gouvernements des pays concernés, les agences des Nations-Unies, le secteur privé, la société civile et les jeunes défenseurs de la planification familiale.
Les objectifs de Planification familiale 2020 visent à avoir : plus de 100 millions de grossesses non-désirées en moins ; plus de 50 millions d’avortement en moins ; 200,000 cas en moins de décès liés à un accouchement ; approximativement 3 million de bébés en moins qui meurent durant leurs premières années de vie.
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