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Delly Sesanga, cadre du Rassemblement, a attribué l’insécurité actuelle en RDC et à Kinshasa à la défaillance des services de sécurité.

Pour le président de l’Envol, envisager l’instauration d’un état d’urgence, comme le suggère le PPRD pour mieux sécuriser les Kinois, c’est tapé totalement à côté.

L’ancien ministre du Plan l’a dit au cours d’un entretien accordé dimanche 16 juillet à 7/7 en son cabinet de travail.

« L’insécurité vécue aujourd’hui à Kinshasa et ailleurs en RDC est la conséquence de la défaillance des services publics qui sont sous-dimensionnés et totalement tournés vers la répression des opposants plutôt que d’être axés sur la protection des civils », a déclaré Delly Sesanga Hippungu Dja Kaseng.

Et de ce point de vue, poursuit-il, la réforme du secteur de la sécurité a été un des grands échecs du président Kabila à la tête du pays sous ses 2 mandatures.

Pour le président de Alternance pour la République (AR), catégorique, « la solution n’est donc pas dans la mise en place d’un ‘état d’urgence ».

Parce que, soutient-il, l’état d’urgence suppose qu’on actionne des moyens qui aujourd’hui ne sont pas actionnés pour assurer la traque des différents criminels. Or si nous sommes concrets, les différentes prisons qui ont connu des cas d’évasions n’ont pas besoin d’un état d’urgence pour mieux être gardées.

D’après lui, il faut rappeler tout simplement les différents responsables à assurer correctement leur mission.
Delly Sesanga déplore la mauvaise gestion des services de sécurité notamment lors de l’attaque du marché Central de Kinshasa où sa directrice a été tuée.

« De la même manière dans un marché de Kinshasa qui comporte 1 Commissariat (ciat), 6 Sous-commissariats (s/ciat) et un bureau de la Demiap ( Détection militaire des actes anti-patrie) on ne peut pas comprendre qu’avec ces moyens on arrive pas à assurer la sécurité d’une dizaine des milliers des personnes dans la ville de Kinshasa », s’indigne l’ancien directeur de cabinet de l’ex vice-président de la République Jean-Pierre Bemba.

« Je crois que solliciter l’État d’urgence c’est complètement tapé à côté. Et ça ne correspond aux problèmes que nous rencontrons aujourd’hui. Qui sont ceux liés à la défaillance de l’État », assène-t-il.

« Une meilleure gouvernance, une meilleure gestion de ses service devrait permettre aux forces de l’ordre d’assurer leur mission convenablement », affirme-t-il.

Il ne veut surtout pas entendre de solidarité et de cohésion avec les autorités.

« On ne peut pas être solidaire de de l’incurie du gouvernement », martèle-t-il avec fermeté.

La solidarité, c’est avec la population qu’il la conçoit.

« Nous sommes solidaires avec le peuple congolais qui est victime de cette incurie », dit-il.

« On ne peut pas nous appeler à pactiser avec l’incurie. Et que souvent on a fait des propositions claires pour améliorer la sécurité des personnes et de leurs biens et n’avoir pas été entendus par une majorité godillot, nous ne sommes pas prêts à aller dans ses fanfaronnades qui ne correspondent à aucune réalité », clame l’ancien président de la Commission PAJ de l’Assemblée nationale.

Nos concitoyens ont besoin des résultats. Ils attendant des services de sécurité qu’ils garantissent la sécurité des personnes et des biens. Mais qu’ils puissent aussi contribuer à un climat apaisé du point de vue de l’exercice des libertés publiques, affirme l’avocat d’affaires.

Sur cet appel du PPRD à la cohésion nationale, Sesanga est resté insensible: « Je ne sais pas de
De quoi parle cette majorité? Elle montre d’être complètement en dehors de la réalité que vit la population congolaise ».

Les appels à la cohésion de la majorité n’ont aucune chance de succès, d’après Sesanga, à cause de la cassure entre la population et la Majorité présidentielle.
*Cassure entre la majorité présidentielle et la population*

» La cassure entre la population et le gouvernement est le reflet du rejet dont fait l’objet la majorité », selon lui.

« Mais la solution à ce problème n’est pas et ne sera jamais dans le renforcement du dispositif répressif, il sera mais dans le sens à recréer la confiance avec notamment l’application de l’Accord. Ce qu’ils ont refusé.
Le dialogue avec la population ne sera jamais la conséquence dune politique de répression à outrance comme ils l’ont souvent poursuivi au Kasaï à Kinshasa ou ailleurs.
Je ne comprend pas qu’ils recherchent le soutien là ou ils ne l’auront j’aimais », a-t-il conclu.

*Israël Mutala*
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