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Désigné président du Conseil National de Suivi de l’Accord, l’homme se trouve, plus que jamais, au devant de la scène politique. Une fois entré en possession de l’impérium de cette institution d’appui à la Démocratie, le dossier brûlant qu’il aura à gérer est, sans nul doute, le verdict attendu du CNSA quant à la tenue ou non des élections cette année tel que prescrit par le compromis politique de la Saint Sylvestre. Cela, outre, évidemment, les problèmes liés au règlement intérieur, à la pêche des frondeurs. Que va-t-il faire, lui, que talonne le professeur Lumanu face à la question du report ou non des élections 2017? Va-t-il entériner le verdict de la CENI, rendu public par Corneille Nangaa à Paris et acté, du reste, par le Gouvernement ? Ou, insaisissable, peut-il surprendre en rejetant cette option. Ce sont là, à tout dire, des questions dont se posent certaines âmes optimistes.

Toutefois, d’autres considèrent, pour leur part, que la messe quant à cette problématique a déjà été dite par la CENI, avec la bénédiction du pouvoir en place. Et, qu’ainsi, il ne reste plus qu’au CNSA de Joseph Olenghankoy de dire ‘’amen‘’ lors de la tripartite CENI-CNSA-Gouvernement, seule habilitée, eu égard aux dispositions de l’Accord de la Saint Sylvestre, spécialement en son chapitre IV, au point 2, à pouvoir prolonger le délai durant lequel les élections, initialement fixées au plus tard le 31 décembre 2017, doivent être organisées.

Non au glissement

D’ores et déjà, le Rassemblement/Limete, l’UNC et le Front pour le Respect de la Constitution avertissent qu’aucune prolongation ne pourra être acceptée puisque le CNSA actuel est récusé. Mieux, ces formations et plateformes politiques exigent l’organisation des scrutins présidentielle, législatives nationales et provinciales dans le délai convenu au centre interdiocésain. A ceux-ci, il faut ajouter et la Conférence Episcopale Nationale du Congo et la communauté internationale. Le Rassop mené par Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi a déjà donné le ton à la revendication. A l’issue de son conclave, cette plateforme, à jamais orpheline d’Etienne Tshisekedi, a décrété des journées villes-mortes les 8 et 9 août et appelle le peuple à la désobéissance civile si, au plus tard le 30 septembre, le calendrier électoral n’est pas publié. Au-delà, c’est la rue qui est promis pour exiger des élections, rien de moins qu’avant le 31 décembre 2017. L’UNC de Kamerhe promet de soutenir cette série d’actions. Dieu seul sait ce que décideront les Evêques Catholiques qui, dans leur dernier message, demandaient au peuple de lever le front car le pays va mal.

Une autre logique

Face à ces positions pris dans un sac, il y a tout une autre gerbe de points de vue qui s’exprime pour le respect des textes. Le deal politique du Centre Interdiocésain a bien donné au trio CENI-CNSA-Gouvernement le pouvoir de décider d’un report. Pourquoi donc refuser cette éventualité et dicter une position tranchée d’avance ? Argumentent quelques ténors de la nouvelle majorité parlementaire. La réponse est toute faite, ce CNSA là est un montage qui résulte de la malice politique du pouvoir qui n’a de cesse de violer l’Accord depuis l’arrêt des discussions directes.

Pas de 3ème dialogue

Au vu de toutes ces divergences dont la confrontation, à l’horizon décembre 2017, annonce le chaos, l’opinion se demande si un troisième dialogue ne peut-il pas être organisé pour avaliser les vues. Niet ! Répliquent certaines forces de l’opposition comme le Rassemblement de Limete. Vraisemblablement, le pouvoir est partant, qui dit dialogue dit concession, qui dit concession, dit prolongation au nom du bon sens. Car, dans les cinq mois qui restent, il est techniquement impossible d’organiser des élections crédibles. Le fichier électoral n’est pas prêt, le financement piétine, l’insécurité fait rage aux Kasaï et à Beni, les lois essentielles ne sont pas encore votées etc. Voilà des arguments avancés qui ne sont pas admis à l’Opposition car, au-delà de la technique, le problème est politique. Est-ce que la volonté politique qui s’est manifesté en 2016 et en 2017, ne serait toujours pas d’application en 2018, s’il faille prolonger ? Question pertinente ? Oui. Mais, la réponse n’est pas aisée.

In fine

Tous les enjeux et les jeux politiques balayés, il reste que c’est du bal de trois, CNSA, CENI et Gouvernement que le son de cloche retentira, pour le glissement ou non. Ainsi, Opposant de longue date ayant mené notamment la lutte politique aux côtés des plus grands dont Etienne Tshisekedi, l’actuel président du CNSA est, là, face à l’histoire.
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