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* Sur les 11 provinces, on constate qu’il y a des gouverneurs non formellement désavoués par les assemblées provinciales.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, a rendu public, hier mardi 18 juillet, le calendrier de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs des 11provinces où l’absence a été « juridiquement » constatée.

Sur les 11 régions, les observateurs relèvent qu’il y a des gouverneurs qui ont été régulièrement désavoués par leurs assemblées provinciales. Notamment le Haut Lomami (Célestin Mbuyu Kabango), le Haut Katanga (Jean-Claude Kazembe Musonda), la Tshuapa (Cyprien Lomboto). Et donc ici, il y a réellement vacances au sommet de ces Exécutifs provinciaux.
Le hic, c’est pour des provinces comme le Kwilu, la Tshopo, le Sud-Kivu, où il y a eu certes des motions en gestation, mais sans désaveu formel. Et donc les gouverneurs sont encore en place. Que la CENI décide d’organiser l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs dans ces provinces, voilà qui pousse nombre d’observateurs à élucider ce qu’il y a tout l’air d’un paradoxe. On ne voit pas la Centrale électorale s’engager sur cette voie sans avoir reçu le quitus des parties prenantes.
Pour des provinces qui sont dirigées par la Majorité, l’option ainsi levée donne à penser que la haute hiérarchie doit avoir pris en compte la donne locale. Dans ces provinces, il n’est pas inhabituel d’apprendre que des députés provinciaux sont enclins à retirer leur confiance aux gouverneurs. Il n’est pas non plus rare de voir de pans importants de l’opinion publique provinciale manifester des velléités de rejet contre les patrons de provinces. Ce n’est pas tout. Le malheur des gouverneurs peut aussi naître du désamour entre ceux-ci et le pouvoir central dans lequel se recrutent bien souvent les parrains. Ceci pouvant expliquer cela. A preuve, le cas emblématique du Sud-Kivu, jusque là tenu par Marcellin Cishambo, qui n’est pas n’importe qui. Quand il ne se trouve pas à Bukavu, l’ancien conseiller politique et diplomatique du Chef de l’Etat fréquente les différents palais de la République.
C’est donc un gros poisson dans la Kabilie. Il n’aura en plus échappé à personne que parmi les 11 provinces visées, au moins quatre composent le fief historique du pouvoir : le Sud-Kivu, le Haut Katanga, la Tshopo et le Kwilu. Le fait que cette dernière province soit concernée par les élections, ça voudrait dire que la Majorité a opté pour un autre ticket PPRD-PALU. Godel Kinyoka et son adjoint se regardant en chien faïence. Ce n’est donc pas pour de simples questions d’humeur que la Majorité lâche ses gouverneurs. Quand on sait que celui du Katanga, Jean-Claude Kazembe, a même été réhabilité par la Cour Constitutionnelle. Malgré cet arrêt de la Haute Cour, le PPRD, son parti, lui a retiré sa confiance.
Autre grande figure de la territoriale issue de la Kabilie, Jean Tokole Ilongo, gouverneur de la Tshopo, lui aussi contraint de rendre le tablier. Ce, avant même que l’Assemblée provinciale ne l’ait officiellement sanctionné. Entre lui et le bureau de l’Assemblée provincial, le courant ne passait plus. Lors de son récent séjour à Kisangani, le chef de l’Etat a entendu de la bouche même de l’ensemble de l’organe délibérant, les griefs qu’il porte contre Tokole. Les accusations de mauvaise gestion lui ont été attribuées. Cette même mégestion, dont on accuse le gouverneur de l’Equateur, Tony Bolamba, constamment en froid avec l’Assemblée provinciale et une bonne frange de l’opinion publique locale. Même si l’intéressé s’en défend, ces accusations lui valent cette mise à l’écart.
Enfin le cas du Kasai Central n’étonne personne. Cela fait plusieurs mois que le gouverneur Alex Kande Mupompa a été rappelé à Kinshasa. C’est depuis la capitale qu’Alex Kande a suivi toutes les péripéties de l’Affaire Kamwina Nsampu. Dans la capitale comme à Kananga, il était devenu clair que le gouverneur n’avait plus la main sur le dossier sensible de sa province. C’est plutôt le vice-gouverneur, Justin Milonga, qui était à la manœuvre. L’élection d’un nouveau gouverneur au Kasaï Central paraissait dans l’ordre normal des choses.
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