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Depuis la mort du Sphinx de Limete le 01 février de l’année en cours, son corps n’a pas toujours été mis en terre. Faute de compromis entre les autorités congolaises d’une part et d’autre part la famille biologique et politique de l’illustre disparu. Résultat, la dépouille d’Etienne Tshisekedi " traîne " encore au funérarium d’Ixelles en Belgique.

Révoltée par cet état des choses, six mois après, la veuve Tshisekedi donne de la voix. Elle a exprimé son dépit hier sur TV5. Son désir le plus profond, c’est que son mari soit enterré en RDC, la terre de ses ancêtres. Et d’en appeler à tous les chefs d’Etat et toutes les premières dames du monde en général et en particulier, d’Afrique…à comprendre son souci et sa douleur. Et les partager avec elle…
Forum des As a retranscrit dans son intégralité, le cri du cœur de celle qu’on appelle affectueusement Maman Marthe…

Voici maintenant six mois que la dépouille de votre époux se trouve au funérarium d’Ixelles, une commune Bruxelloise. Comment est-ce que vous vous vivez cette situation ?

Je suis ici aujourd’hui sur ce plateau pour plaider le cas de mon mari et pour partager mes douleurs. Mon mari est décédé le 1er février dernier. Il y a maintenant six mois que mon mari n’est pas encore enterré. C’est pour cela que je suis venu sur ce plateau pour faire appel à tout le monde qui connaissait mon mari : ses amis, ses parents et tous ceux qui le connaissent pour les sensibiliser et leur faire comprendre ma douleur. C’est pourquoi, je sensibilise tout le monde qui m’écoute en ce moment. Quelqu’un est mort il y a six mois, mais le Gouvernement congolais ne veut pas qu’on aille l’enterrer dans son pays natal, où il doit se reposer en paix pour toujours. C’est pourquoi je fais aussi appel à tous les présidents du monde surtout les présidents et les premières dames d’Afrique de savoir que, dans notre culture bantoue je n’ai jamais vu cela. C’est pourquoi celui qui sent ma douleur peut partager avec moi, mais moi je veux enterrer mon mari dans notre pays à côté de ses ancêtres. C’est pourquoi je fais appel et je sensibilise tout le monde.

Etes-vous en colère aujourd’hui ? Et si vous êtes en colère, contre qui ?

Non je ne suis pas en colère, mais il faut aussi comprendre ma douleur et mes larmes aux yeux. C’est contre le gouvernement du pays et Monsieur Kabila qui ne voulaient pas qu’on aille enterrer mon mari au pays.

Le président Kabila et le pouvoir congolais redoutent des troubles, des débordements le jour où sera rapatriée la dépouille de votre mari. Qu’est-ce que vous en pensez ?
Moi, je ne crois pas. Puisque l’année dernière, nous étions descendus avec mon mari au mois de juillet. Il y avait de millions de personnes. Mais, il n’y avait pas débordement. Tout le monde nous a accueillis avec joie jusqu’à notre résidence. Je ne crois pas aujourd’hui qu’il y aura débordement. S’il y aura débordement, alors ce sera de leur côté.

On vient de voir dans le sujet que nous venons de diffuser qu’il y a eu parfois " des querelles " sur le lieu même de sépulture de votre défunt époux. Pour vous, il doit être enterré où ? La priorité, on le voit bien que le corps soit rapatrié à Kinshasa, la capitale de la RDC. Pour vous, est-ce qu’il doit être enterré dans l’intimité ou au siège du parti l’UDPS, le parti historique de l’opposition ?

Mais tout cela on l’avait suggéré au pouvoir en place. Il ne le voulait pas. Le pouvoir nous a demandé de faire tous en ensemble, de mettre tout en commun pour rapatrier la dépouille de mon mari. On était tombé d’accord sur trois choses. Et puis, il y avait le gouvernement, la famille biologique et la famille politique. La famille biologique avait déjà signé, la famille politique aussi. Il ne reste que le gouvernement. Au moment de signer, c’est le moment que le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur avait commencé de voyage de gauche à droite. Comme s’il n’y avait pas quelqu’un d’autre qui pouvait signer. C’est pourquoi jusqu’aujourd’hui cela traîne.

On a attendu votre appel à des chefs d’Etats de ce monde et leurs épouses, celles qu’on appelle des premières dames. On sait que le pays d’où vous parlez, la Belgique, a des liens très particuliers avec la RDC et la France aussi. Est-ce que vous vous adresseriez à un président ou à une première dame ce soir ?
Non mais je m’adresse à toutes les premières dames du monde et particulièrement d’Afrique pour qu’elles attendent mon souci et ma douleur.
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