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.- Le Premier ministre, Bruno Tshibala Nzenze a procédé, vendredi 07 juillet 2017, au lancement officiel du rapport de l’étude sur le coût de la faim en République Démocratique du Congo.

Il s’agit d’une initiative régionale menée par la Commission de l’Union Africaine et la Commission Economique pour l’Afrique, exécutée par le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) qui permet aux pays de disposer des données fiables sur l’impact social et économique annuel de la sous-nutrition chez l’enfant.
A cette occasion, le Premier ministre a rappelé l’engagement du président de la République, Joseph Kabila Kabange à lutter efficacement contre la faim et la malnutrition.

« Dans le souci de combattre la faim et la malnutrition, le Chef de l’Etat s’est engagé à faire du Congo, un grenier agricole sur le continent », a-t-il déclaré, ajoutant que cette stratégie consiste d’une part, en la redynamisation de la structure productive du monde rural axée sur le développement d’une production agro-industrielle moderne et sur le renforcement des petits exploitants et d’ autre part, en l’appui à l’ exploitation optimale des potentialités du pays dans les domaines de l’élevage et de la pêche.

Pour Bruno Tshibala, la malnutrition chronique a également des effets négatifs sur les résultats scolaires des enfants avec l’accroissement des risques de redoublement, l’abandon et plus tard sur les capacités productives lorsque ces derniers atteignent l’âge de travailler.

« La malnutrition constitue un défi majeur pour notre développement mais également une urgence silencieuse et contribue, à elle seule, pour 48 % à la mortalité infantile », a lancé Bruno Tshibala avant d’inviter l’assistance à faciliter l’intégration des recommandations de ce rapport dans les politiques et programmes de développement du gouvernement.

Les conclusions de cette enquête soulignent à la fois les défis et les possibilités qu’a la RDC de réduire la sous-alimentation des enfants. Entre 2010 et 2014, le pays a enregistré 729.160 décès d’enfants dus à la sous-nutrition. Ces chiffres représentent 31,5 % de tous les cas de mortalité des enfants de moins de cinq ans pendant cette période, limitant ainsi les capacités du pays à atteindre l’ un de ses principaux objectifs de développement qu’est la réduction de la mortalité chez les enfants.

Pour sa part, le Représentant pays du PAM, Claude Jibidar, a souligné que ces résultats, validés par tous, renforcent le plaidoyer commun pour une hausse significative des investissements pour prévenir et lutter contre la faim en RDC.

« Il est donc temps de placer la nutrition parmi les priorités les plus urgentes de la politique nationale de développement, de traduire les engagements pris par le pays sur la réduction de la sous-nutrition en objectifs ambitieux à travers la politique nationale multisectorielle de nutrition… », a-t-il déclaré, tout en saluant la disponibilité de la Primature et des différents ministères sectoriels dans la collecte des données.

La cérémonie de présentation de ce document s’est déroulée au Fleuve Congo Hôtel, en présence de plusieurs invités dont les ministres sectoriels, le corps diplomatique, les Représentants des agences du système des Nations-Unies et d’autres partenaires techniques et financiers.
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