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*On a vu, hier, Joseph Olenghankoy aux premières loges. On a également vu une table autour de laquelle, l’on pouvait compter, un à un, les délégués des parties prenantes aux discussions directes qui, autrefois, étaient officiées par les Evêques, au Centre Interdiocésain, à la lisière de la Gombe. Mais, on n’a pas vu Kamerhe, pourtant, candidat déclaré. Au podium, un gros vide : Léon Kengo wa Dondo, le co-Représentant du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, aurait joué aux abonnés absents. Fidèle Babala, Hubert Efole, Kutumisa Kyota ainsi qu’un florilège de visages mieux connus, étaient aussi là, avec Minaku mais, dans un décor tout à fait requinqué, pour sceller un nouveau départ, après la montée en puissance, quoique contestée, de Bruno Tshibala, à la tête de l’actuel gouvernement de 58 membres. Mais, au fond, qui succèdera, finalement, à Etienne Tshisekedi ? La question reste, tout de même, posée.

Où serait passé Kengo ?

Aubin Minaku promet, toutefois, qu’à la prochaine séance, celle qui sera déterminante pour la mise sur pied des dirigeants du CNSA, son collègue sera au rendez-vous. D’ailleurs, c’est lorsqu’il sera là que l’ébauche du Règlement qu’élaboreront les vingt-huit membres, désormais, installés, sera passée au dernier prisme, avant son adoption, pour passer à la phase cruciale de l’entrée sur le théâtre des opérations du CNSA qui, come tout le monde le sait, devrait, conjointement, avec le Gouvernement et la CENI, trancher cette affaire, devenue harassante, en raison du fétichisme idolâtre ou, à la limite, de son caractère méphistophélique, de la date du 31 décembre 2017, arrêtée aux discussions directes, sous la barbe des Evêques catholiques.

Pomme de discorde

Elections avant fin décembre 2017 ou rien, crient les Evêques, le G7, le Rassemblement, la communauté internationale et consorts. ‘’Non à l’apologie de la violence, de la désobéissance civile et du chaos’’, rétorque la Majorité présidentielle qui pense, plutôt, qu’après le 31 décembre 2017, l’Accord avait, pourtant, prévu un mécanisme pour éviter le naufrage.

Au fait, quelle sera la couleur du ciel, si jamais les élections n’étaient pas organisées en RD. Congo avant fin décembre 2017 ? D’où, tout l’enjeu est là et, avec lui, toutes les frasques qu’il entraînerait. L’avènement du CNSA pourrait ainsi arrondir les angles du corpus institutionnel appelé à trancher cette épineuse question de date du 31 décembre 2017, pour se conformer à l’Accord et fixer, une fois pour toutes, l’opinion tant nationale qu’internationale sur les échéances à venir, après l’évaluation, en toute responsabilité, du processus électoral.

Genèse

Alors qu’il s’apprêtait à aller au 29ème sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement à Addis-Abeba, le Président de la République qui n’a plus parlé, le 30 juin dernier, rebondit autrement, en misant sur une nouvelle fenêtre d’opportunité.

Globalement, tout serait parti de sa lettre demandant à Minaku et Kengo d’agir en son nom, en convoquant la toute première réunion du Conseil National de Suivi de l’Accord. Telle a été, en réalité, la raison d’être de la mission que le Président de l’Assemblée Nationale, de surcroît, Secrétaire Général de la Majorité Présidentielle, a tentée d’accomplir hier, en début d’après-midi, au Palais du Peuple.

Mais, seulement, un petit grain est venu grésiller la machine, avec l’absence très remarquable de son colistier Léon Kengo wa Dondo, le Président du Sénat, qui, lui, serait, semble-t-il, en dehors du pays. Et, dans la foulée, un autre vide était aussi visible dans la salle. C’est celui de Vital Kamerhe, pourtant, candidat déclaré, qui aurait, pour sa part, choisi de briller par l’absence.

Le leader de l’Unc, faut-il le rappeler, est une des figures de proue de l’Opposition signataire de l’Accord du 18 octobre 2016, tel qu’il avait été conclu, à la Cité de l’Union Africaine, sur les hauteurs de Mont-Ngaliema, sous l’égide d’Edem Kodjo, l’ex-Premier Ministre Togolais, désigné Facilitateur par l’Union Africaine et appuyé par un Groupe International d’Accompagnement au Dialogue, sous la bénédiction de l’Onu, de l’OIF, de la CIRGL et, même, dans une certaine mesure, de la SADC.

Dos d’âne

Déjà, à Limete, le Rassemblement, du moins, dans son aile dure constituée de gros calibres, est resté sur ses gardes.

Aucun des ceux qui convolaient en justes noces avec Etienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2017 à la Clinique Sainte Elisabeth, à Bruxelles, à la suite de quelques foucades de l’embolie pulmonaire et dont le corps n’a même pas été inhumé, n’a daigné répondre à l’appel de Minaku.

Ni Pierre Lumbi, ni Félix Tshisekedi, ni encore Jean-Marc Kabund-a-Kabund ou autres Augustin Kabuya et Peter Kazadi, n’ont effectué le déplacement du Palais du Peuple. Une fois de plus, voici un rendez-vous manqué. Ceci expliquant cela, il va sans dire qu’on en est là, à la ritournelle. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, peut-on imaginer que l’absence du Rassemblement de Limete peut bloquer les choses ? Est-ce que tout ceci ne risque-t-il pas de relancer l’éternelle question de l’inclusivité ?

Un exégète parle, à sa manière, d’un dos d’âne sur le parcours du CNSA. Mais, que faire ? Faut-il encore attendre ou foncer ?

Tout ayant conscience que ceux de Limete, même si on les attendait durant les quelques six mois restants d’ici fin décembre 2017, ne viendraient pas, Aubin Minaku, gardant les pommes grandement ouvertes, leur a lancé, carrément, un nouvel appel, en espérant que l’Eternel pourrait, peut-être, les pousser à accepter de s’engager sur la voie susceptible de déboucher sur des élections apaisées. Dans l’entretemps, qu’ils le veuillent ou pas, ils devraient savoir que six postes les attendent, à cet effet.
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