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A cinq mois de la date prévue par l’accord de la Saint Sylvestre pour l’organisation des élections tant attendues par le peuple congolais en vue de l’alternance au pouvoir, un vent de mauvais augure est en train de souffler sur le navire que conduit le tandem Tshibala-Olenghankoy.

Les deux membres de l’opposition sur lesquels le pouvoir avait jeté, il y a peu, son dévolu, pour assurer la mise en œuvre du suivi de l’accord, se trouveraient bien aujourd’hui mal en point. Bruno Tshibala a été nommé premier ministre pour diriger le gouvernement d’union nationale devant organiser les élections, tandis que son acolyte, Joseph Olenghankoy, selon toute vraisemblance, se verra à coup sûr confier la direction du Comité national du suivi de l’accord (CNSA).

Considérés hier par le pouvoir comme des éléments déstabilisateurs à même d’ébranler l’UDPS, (Union pour démocratie et le progrès social) parti chère à Félix Tshisekedi, et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, plateforme dans laquelle évolue l’UDPS, les deux nouveaux collaborateurs du pouvoir donnent la nette impression de ne pas être en mesure de remplir valablement la mission attendue part par la MP. La triste évidence a provoqué déception et énervement dans les rangs du pouvoir désormais convaincu d’avoir fait fausse route en optant pour un duo impondérable.

Raison pour laquelle on chercherait à rectifier le tir pour finalement revenir à la raison. C’est ce qui expliquerait des tentatives jusqu’ici avortées de rapprocher Félix Tshisekedi. Ce dernier déclinant l’offre, ne s’intéresse plus à la primature et encore moins au CNSA. Seul point de mire, l’organisation des élections en décembre 2017 suivant le timing fixé dans l’accord de la Saint Sylvestre.

Pour le premier ministre Tshibala, le gouvernement qu’il a mis en place mardi 9 mai 2017 en remplacement de celui éphémère de Samy Badibanga, comme lui transfuge de l’UDPS, affiche des résultats négatifs au triple plan, politique, économique et surtout social.

Au plan social, pourtant mis en exergue dans le chronogramme, le résultat demeure catastrophique. La misère du peuple s’accroit au jour le jour proportionnellement à la montée permanente du taux de change par rapport au Franc congolais qui scandaleusement se déprécie quotidiennement.

Olenghankoy qui est sorti de la même moule que Bruno Tshibala, n’offre pas non plus de garanties de réussite devant leur nouveau maître. Au cas où il prenait la direction du CNSA, certes les élections ne seront pas organisées comme le souhaite certains, mais sa silhouette n’aura pas pesé sur la balance pour faire éclater le Rassop et surtout gagner la confiance des partenaires extérieurs.

Le même Olenghankoy qui porte lui aussi la casquette de président du Rassop, est aujourd’hui en porte à faux avec les membres dissidents de sa composante politique. Excédés de n’avoir pas été retenus dans l’actuelle équipe gouvernementale, ces derniers l’accusent de les avoir dribblés.

Allant jusqu’à lui coller un ultimatum de 48 heures pour régler cette situation. Faute de quoi, ils assumeraient leur responsabilité. Comme on peut le constater, le navire Tshibala-Olenghankoy tangue.

Par GO
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