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* Bien que membre de "Rassemblement/Limete" et pro-Katumbi, "Alternance pour la République" a préféré d’abord échanger avec la Centrale électorale avant de se prononcer sur les options à lever.

* Si "Rassemblement/Genval" avait entrepris la même démarche auprès de la Ceni lorsqu’il avait réclamé la convocation du corps électoral, les Congolais n’auraient certainement pas connu les tristes événements de septembre à décembre 2016 ! Et peut-être pas ceux du "Kamwina Nsapu".

"Nous sommes venus nous enquérir de l’état du processus électoral. L’AR est une plateforme électorale, donc fortement intéressée par l’issue du processus en cours. Nous avons eu un certain nombre d’éléments, nous allons retourner au sein de notre plateforme, nous avons un atelier sur le cycle électoral notamment et sur la situation générale du pays qui va démarrer mardi. Et à l’issue de cet atelier, l’ensemble des éléments qui nous ont été donnés ici vont être pris en considération pour pouvoir vous donner une position que l’AR aura sur le processus électoral et sur la situation politique du pays", a déclaré à la presse Delly Sessanga à l’issue de la séance de travail que sa délégation a eue avec le Bureau de la Ceni le 3 juillet 2017…

Ainsi, l’AR n’a pas voulu emprunter la voie du G7 (communiqué du 20 juin), de la Cenco (message du 23 juin), du Conseil des sages de "Rassemblement/Limete" (communiqué du 26 juin 2017) et de la Monusco (déclaration de Maman Sidikou du 1er juillet) consistant à réclamer de la Céni la publication impérative du calendrier électoral sans s’informer au préalable auprès de l’institution en charge du processus électoral.
Ses membres ont emboîté le pas à la Jeunesse de leur plateforme commune qui, le 24 juin dernier, ont échangé directement avec Corneille Naanga et son équipe pour être édifiés sur la faisabilité ou non des élections dans les "délais" prédéterminés dans l’Accord du 31 décembre 2016.
Certes, la Jeunesse de "Rassop/Limete" a levé l’option, en cas de non tenue de ces échéances fin 2017, d’actionner l’article 64 de la Constitution, ce "pour mettre un terme par la force s’il le faut au régime actuel", et "pour empêcher toute tentative d’organisation d’un quelconque referendum entre janvier et février 2018 du fait que le nouveau fichier électoral sera déjà complet", a relevé Christian Lumu Lukusa, président de la Ligue des Jeunes de l’Udps, dans son compte rendu. Mais, au moins, elle a eu la sagesse de ne pas tirer sur l’ambulance avant de s’informer.

"C’EST UN CHEMIN QUI EST DEVANT NOUS… "

Alternance pour la République s’inscrit dans le même schéma.
"Ce dont je peux vous assurer, c’est que nous sommes préoccupés comme tous les Congolais de la nécessité qu’il y a à finaliser dans le délai, tel que convenu dans l’Accord global et inclusif du 31 décembre de la CENCO, le processus électoral, les élections en décembre de cette année et la finalisation du processus électoral et la publication du calendrier. Pour l’ensemble de ces éléments, nous vous donnerons la position définitive à l’issue de l’atelier que nous commençons demain ", a déclaré Delly Sessanga.
"Nous ne pouvions pas aller en atelier sans avoir eu de la Centrale électorale elle-même les éléments sur comment le processus actuel est en train d’être mené…", a-t-il précisé, ajoutant au passage qu’il s’agit de "tous les éléments sur le processus actuel d’enrôlement des électeurs, sur la situation telle qu’elle se présente et celles qui vont suivre".
Naturellement, la délégation de l’AR a exigé le démarrage des opérations d’enrôlement dans le Kasai. Corneille Naanga, a-t-il révélé, "a donné des assurances que ceux-ci vont commencer dans les prochains jours et donc de voir que ce processus puisse effectivement démarrer et que les populations du Kasaï, comme toutes les autres populations puissent être présentes au moment du vote".
Le président de la Céni a salué l’initiative de l’AR d’approcher son Bureau. "A leur demande, ils voulaient s’enquérir de l’état d’avancement du processus électoral. L’échange nous a permis de faire un état des lieux du processus ", a-t-il dit, soulignant le fait que tout le monde travaille dans l’esprit de l’Accord de la Saint Sylvestre. "Il va falloir que nous clôturions l’identification et l’enrôlement des électeurs. Nous sommes à 32 millions d’électeurs inscrits, il ne nous reste qu’un peu moins de 10 millions d’électeurs", a-t-annoncé.
C’est au terme de ces opérations qu’il sera procédé à la répartition des sièges, à la commande des matériels électoraux (notamment les bulletins), à la formation et au déploiement des agents électoraux et à la convocation du corps électoral.
"C’est un chemin qui est devant nous, il faut faire un effort que tout le monde travaille, chacun en ce qui le concerne. C’était aussi l’occasion de montrer la façon dont nous travaillons. Il a été aussi question du calendrier et nous leur avons exprimé les petits réglages techniques que nous attendons pour la publication de ce calendrier qui interviendra dans les jours qui viennent", a-t-il soutenu.

SERVIR D’EXEMPLE AUX AUTRES PROTAGONISTES
De cet échange, la leçon à tirer est celle d’une volonté librement assumée d’agir en connaissance de cause.
Brandir l’alinéa 1 de l’article 64 de la Constitution prônant en réalité la désobéissance civique, c’est bon. Faut-il encore être conscient de l’existence de l’alinéa 2. Annoncer des manifestations publiques, c’est davantage bon. Faut-il encore s’assurer au préalable du bon sens de la voie indiquée.
Mais, la question de fond est de savoir pourquoi une lecture sélective de l’Accord de la Saint Sylvestre consistant à se focaliser sur la date politique dans une matière essentiellement et intensément technique.
Pas plus tard que le 26 juin 2017 au cours de l’atelier organisé à l’attention des médias, Corneille Naanga s’est défendu de naviguer à vue. Il a présenté l’ébauche du calendrier électoral prévoyant notamment la présidentielle à fin novembre 2018 avant de relever l’incise, logée dans l’Accord du 31 décembre 2017, donnant la possibilité au Cnsa, à la Céni et au Gouvernement "de repousser si nécessaire la date des 3 premières séquences électorales ", en l’occurrence la présidentielle, les législatives et les provinciale, rapporte le site www.7sur7.cd. Ce dernier note dans sa dépêche du 28 juin 2017 que, selon le président de la Céni, "l’échéance technique de la présidentielle, novembre 2018, avait été arrêtée par les experts de la Communauté internationale, particulièrement ceux de l’OIF avec le général Sangaré, et ceux de la CENI lors du Dialogue de la Cité de l’UA en octobre 2016".
Considérant que "les délais des différentes étapes de son canevas sont incompressibles " en ce qui concerne entre autres "la commande des bulletins de vote qui nécessite plus de 136 jours" et "la publication en janvier 2018 de la liste définitive des candidats", Corneille Naanga, souligne ce site, "ne comprend pas comment ce qui était déjà impossible de ramener la présidentielle de novembre 2018 à avril 2018, date politique, le serait avec l’échéance de décembre 2017".
A la délégation de la Jeunesse de "Rassop/Limete", il venait de dire clairement que "la non organisation ou tenue des élections au plus tard décembre 2017 était prévisible depuis les discussions autour des évêques ". D’où le libellé du point 3 du chapitre IV.3. prévoyant parmi les attributions de la Céni celle d’"Apprécier consensuellement le temps nécessaire pour le parachèvement desdites élections avec le Gouvernement et la CENI".
Comme relevé alors ci-dessus, la leçon à tirer de l’initiative de l’AR après celle de la Jeunesse de "Rassop/Limete" est que si "Rassemblement/Genval" avait entrepris une démarche similaire auprès de la Céni pour s’informer de la possibilité ou non de la convocation du corps électoral, les Congolais se seraient épargnés de tristes événements du 19 et du 20 septembre 2016 et, assurément, de ceux de décembre de la même année passée, voire des événements connus sous la dénomination "Kamwina Nsapu" puisque certains protagonistes malveillants en font un package...
Puisse cette approche politico-pédagogique servir d’exemple aux autres protagonistes internes et externes... Omer NSONGO DIE LEMA
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