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Presqu’aux mêmes moments où se clôturait au Palais du Peuple de Kinshasa la mise sur pied du Comité National de Suivi de l’Accord et du Processus électoral sous la houlette de Léon Kengo wa Dondo et de Aubin Minaku Ndjalandjoko, se refermaient les portails du siège de l’UDPS à Limete sur le conclave du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Devant au moins un millier de sympathisants, selon l’estimation de confrères paraissant à Kinshasa, le rapporteur des travaux des radicaux de l’opposition, l’ex. MLC passé par la MP, François Mwamba Tshishimbi, a communiqué les conclusions du conclave d’une voix engagée et emportée. Les radicaux ont appelé les rd congolais à l’observation d’une journée ville-morte les 8 et 9 août 2017, mais aussi à ne plus s’acquitter d’impôts, taxes et redevances, factures de la SNEL et de la Regideso. De même qu’il a exigé l’arrêt des poursuites engagées contre Moïse Katumbi Chapwe, l’ancien gouverneur de l’ex. province du Katanga, et Jean-Claude Muyambo, l’avocat lushois patron du Scode, un petit parti passé à l’opposition depuis quelques années.
Désobéissance civile
Des appels à la désobéissance civile en guise de voie de sortie de crise. Et donc, de la pression pour contraindre le pouvoir en place, qui file vers la tenue d’élections avec ou sans les radicaux de l’opposition, à revenir à la table du partage du pouvoir avant les scrutins. Cela, Félix Tshilombo Tshisekedi, le nouveau candidat déclaré à la prochaine présidentielle et président du Rassop Limete, l’a expliqué à ses amis vendredi dernier au Centre catholique Béthanie à la Gombe : «L’heure est à une mobilisation tous azimuts. Notre nouvelle feuille de route que vous allez finaliser au cours de nos travaux, indiquera clairement à Joseph Kabila la voie de sortie pacifique afin qu’une fois l’obstacle levé que les Congolais aient droit à des élections crédibles mais aussi que notre pays retrouve sa stabilité et son rayonnement de par le monde», a-t-il soutenu.
Trait sur les élections
Pour les radicaux, les élections, ce sera après le départ de Joseph Kabila du pouvoir. Certes, pour la consommation publique, « Le Rassemblement sous le contrôle du peuple exige la publication sans tarder du calendrier électoral en tenant compte du fait que les élections doivent être organisées en 2017. Le Rassemblement exige également la publication des résultats des opérations d’enrôlement des électeurs le 30 juillet », a déclaré François Mwamba samedi 22 juillet à la clôture du conclave du Rassop/Limete. Mais les observateurs avertis connaissent le fin mot de ces déclarations destinées à faire croire aux rd congolais que les radicaux de l’opposition défendent les principes démocratiques contenus dans la constitution qu’ils ont adopté par referendum en 2005. Comme l’Organisation Internationale de la Francophonie, partenaire au processus électoral en RD Congo, qui notait dans un récent rapport que les partis politiques n’avaient guère délégué des observateurs aux opérations d’enrôlement des électeurs en cours.
Absents de la gestion du pouvoir durant la période préélectorale, les radicaux de l’opposition politique rd congolaise ont opté en faveur de l’aggravation de la crise politique pour se faire place au soleil. Le conclave du Rassop aura été un conclave de l’aggravation de la crise politique en RD Congo.
J.N.
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