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Le Grand Marché de Kinshasa se réveille timidement, ce samedi 15 juillet 2017, après l’attaque la veille au courant de laquelle l’administratrice de ce marché est décédée.

A 9 heures du matin, les activités ont débuté timidement, les boutiques et autres commerces commencent à ouvrir. Les mouvements des usagers du plus grand marché de Kinshasa commencent à se sentir en ce jour de “salongo” (assainissement du marché, activité qui se fait chaque samedi avant 10 heures du matin). Quelques policiers et militaires sont encore visibles ce matin.

Des sources d’ACTUALITE.CD rapportent que cinq personnes ont été tués dans ce que la police présente comme un affrontement ayant opposé un groupe d’assaillants munis d’armes à feu et des machettes aux forces de l’ordre. Officiellement, la Police rapporte deux morts, c’est-à-dire l’administratrice du marché et le sous-commissaire adjoint, Kamambunzui.

Toujours d’après les sources officielles, six policiers ont été grièvement blessés et sont actuellement pris en charge médicalement par l’Hôpital général de référence de Kinshasa. La Police, qui rapporte que deux commissariats ont été incendiés, annonce avoir capturé un des assaillants.

Après l’attaque vendredi 14 juillet, l’accès au Grand marché à partir des avenues du Commerce, Kasaï et Kasa-Vubu était bloqué d’un côté par la police et de l’autre par des groupes de jeunes.

Ces groupes de jeunes, se réclamant “gardiens” du Grand marché, disaient avoir reçu l’ordre de ne permettre aucun accès en attendant l’arrivée des policiers.

« Nous avons fermé le Grand marché parce qu’il y a eu des troubles vers 13 heures (…) Ils ont tué l’administratrice du marché et deux policiers. C’est pour cette raison que nous avons bloqué l’entrée. Seules les sorties des personnes qui devaient attendre pour fermer correctement leurs magasins sont autorisées. Il n’y a donc pas d’entrée », disaient-ils à ACTUALITE.CD.

Hier, les activités commerciales avaient été paralysées pendant l’attaque et le grand marché de Kinshasa s’était vu rapidement vidé de son trafic. Seuls les militaires et la garde présidentielle occupaient le secteur en ce moment-là. Ces mêmes éléments étaient également aperçus le long du boulevard du 30 Juin.

Ces événements avaient notamment eu une incidence sur le transport en commun, avait constaté le reporter d’ACTUALITE.CD. Plusieurs personnes étaient bloquées dans les arrêts des bus en attente d’éventuels moyens de transport. D’autres avaient carrément décidé de regagner leurs domiciles à pied.

Christine Tshibuyi
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