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Le malaise persiste au sein de la société Transport au Congo (Transco), après la décision du comité de gestion de ne pas revoir le taux de change à la hausse lors de la paie du mois de juillet. Selon les témoignages des agents de cette entreprise de l’Etat recueillis par ACTUALITE.CD et confirmés par des sources concordantes, le président du conseil d’administration a affirmé au cours d’une réunion tenue le samedi 08 juillet 2017 avec les agents que Transco va appliquer le même taux habituel de 975 FC le dollar pour le mois en cours. Une décision contestée par les agents qui n’ont pas manqué de huer leur PCA en présence du Directeur général.

Pour ce cadre qui a requis l’anonymat, cette situation risque d’avoir des conséquences sur le trafic dans les prochains jours:

« Le matin de samedi déjà, plusieurs chauffeurs ne se sont pas présentés. Nous attendons simplement le jour de la paie pour voir s’ils vont maintenir leur décision. Et, nous allons tirer toutes les conséquences. Nos dirigeants ne veulent pas de grève mais nous avons notre stratégie que nous n’allons pas dévoiler mais qui va vraiment perturber le trafic si rien n’est fait ».

Pour cet autre agent, Transco ne respecte même pas le taux de change qu’elle a fixé elle-même ;

« C’est vraiment triste. Le taux qui se trouve dans nos bulletins de paie c’est 975 FC le dollar. Mais chacun de nous est payé avec le taux de 920 FC pour un dollar chaque mois. Et pourquoi les responsables de notre société ne veulent respecter le taux de 1425 FC pour un dollar fixé par le premier ministre pour l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat ? » S’interroge t’il.

Au mois de mai 2015, les membres d’équipage de la société Transport du Congo avaient observé un arrêt de travail dans la matinée entre 5 heures et 10 heures locales. Dans un mémorandum adressé au ministre des Transports et voies de communication, les chauffeurs, receveurs et contrôleurs avaient dénoncé notamment l’insuffisance des salaires, le non-paiement des heures supplémentaires, l’inexistence des primes, les écarts considérables des salaires entre les agents de bureaux et les hommes de terrains. Une situation qui a conduit au licenciement de 40 agents.

Willy Akonda Lomanga/ desk Eco.
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