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La première série d’actions pacifiques annoncées par le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement (RASSOP) pour contraindre le président Kabila au respect de la Constitution et la mise en œuvre de l’Accord politique de la Saint Sylvestre et partant à quitter le pouvoir, a incontestablement réussi à Kinshasa et dans l’arrière-pays.

Ces journées villes mortes ont été organisées et suivies successivement le mardi 8 et mercredi 9 août 2017, avec succès. Kinshasa la capitale s’est dépourvue pendant ce temps, de son ambiance habituelle. Pas d’engouement dans les transports publics, marché central, banques, magasins, restaurants et autres ont fermé leurs portes. Même constat du côté de l’administration publique où fonctionnaires et agents de l’Etat ont brillé par leur absence. Bref, l’activité économique a tourné au ralenti tandis que la paralysie était totale.

Pour un premier test après le décès du président du Rassemblement, Etienne Tshisekedi, le succès est donc indéniable. La plate-forme créée à Genval, à Bruxelles, vient encore de donner la preuve irréfutable de sa capacité de mobilisation et de l’adhésion populaire à sa lutte démocratique.

Plusieurs villes de l’arrière-pays ont également répondu à l’appel du Rassemblement, à part les villes de Bukavu, Goma, Lubumbashi et Kisangani où la mobilisation a été quelque peu timide. Les habitants de ces villes étaient sans nul doute dissuadés par la forte présence policière et militaire déployée à cette occasion par le pouvoir.

A Kinshasa, certains quartiers ont été secoués la veille par l’affrontement direct entre forces de l’ordre et des présumés partisans du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo. Accrochages qui auraient fait 12 morts, selon un bilan donné par la Police Nationale Congolaise. Ce désastre a tellement attristé les Kinois que beaucoup ont décidé de rester chez eux, en signe de deuil et d’adhésion aux villes mortes décrétées par le Rassemblement.

Un message fort à l’endroit du pouvoir

En répondant ainsi massivement à l’appel de la vraie Opposition, les Congolais en général et les Kinois en particulier, ont encore lancé un message fort au pouvoir actuel. La quintessence gravite autour d’un point principal, à savoir l’organisation de l’élection présidentielle au plus tard le 31 décembre 2017.

Pour ce faire, le Président de la Commission électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa est dans l’obligation de publier le calendrier global pour les scrutins attendus depuis 2016 et qui doivent impérativement être organisés en 2017. L’élection étant la voie recommandée et surtout démocratique pour accéder au pouvoir et assurer du coup l’alternance.

Après ce nouveau test réussi, d’autres actions seraient aussi envisagées par le Rassemblement au courant du mois en cours et dans les mois à venir, pour contraindre la CENI et le pouvoir à organiser les élections attendues avant le 31 décembre 2017. Depuis que le pouvoir refuse d’organiser les élections après la fin des deux mandats constitutionnels du Président Kabila, la RDC est plongée dans une crise politique profonde. Toutes les institutions sont hors mandat et par conséquent illégitimes. L’insécurité bat le plein avec l’apparition des foyers de tension principalement dans le grand Kasaï et le Katanga.

A cette crise politique s’ajoute la crise économique caractérisée par la montée en flèche du taux de change et la dépréciation quotidienne de la monnaie nationale. La grogne sociale est palpable, à tel point que des organisations professionnelles ont débrayé réclamant le paiement des salaires aux taux budgétaire fixé à 1460 FC par l’Assemblée nationale. Le pouvoir devra saisir la portée exacte du message que les Congolais viennent encore d’envoyer concernant Leurs attentes les plus immédiates, à savoir l’organisation des élections avant le 31 décembre 2017 et l’alternance démocratique au sommet de l’Etat.

Par GO
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