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Une réunion d’évaluation du processus électoral est prévue dans les tout prochains jours à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï central. Corneille Nangaa l’a annoncée hier à la presse, immédiatement après la rencontre du Bureau de la CENI avec le Premier ministre Bruno Tshibala. Cependant, le président de la Centrale éléctorale n’a donné aucune précision de date de la tenue de cette rencontre.

Toutefois, le numéro 1 de la Centrale électorale a précisé qu’il s’agira d’une tripartite Gouvernement –Conseil national de suivi de l’Accord –Ceni, élargie aux experts des partis politiques et de la Société civile. Le but de la rencontre est d’évaluer le processus en cours, préalable à l’élaboration d’un Calendrier électoral concerté.
Par rapport à l’horizon décembre 2017 prévu pour les élections, conformément à l’Accord de la Saint Sylvestre, il sera donc question d’examiner rigoureusement le chemin parcouru jusqu’ici. Qu’est-ce qui est fait ? Que reste-t-il encore à faire ?
Le Gouvernement a-t-il déjà réuni une bonne partie des huit cents millions de dollars USD, comme la part réservée à l’organisation des élections dans le Budget de l’Etat 2017 ? C’est donc, à l’aune des données qui seront présentées, que la tripartie devra dégager les options ultimes quant à la tenue effective des élections.

A TOUT PRIX UN CONSENSUS EN AMONT
Que le Gouvernement, le CNSA et la CENI se réunissent pour examiner le processus électoral en cours, la démarche entre dans la ligne droite de l’application du compromis politique de la saint Sylvestre. Car, cet exercice y est prévu dans son point IV. Au-delà du formalisme, l’approche est bien louable dans la mesure où elle devra poser les bases de l’élaboration d’un calendrier électoral qui soit accepté par tous. Pour ce faire, la participation de tous des délégués de toutes les parties prenantes, signataires de l’Accord du 31 décembre s’avère indispensable.
Cependant, il est constaté que la rencontre annoncée de Kananga, se tient dans un contexte de crise politique avérée. En toile de fond, la posture actuelle de l’aile du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement (RASSOP), pilotée par Félix Tshilombo Tshisekedi.
Quand on sait que cette coalition politique et ses alliés sont tenus jusqu’ici en marge des institutions actuelles de la Transition, il se pose là, un vrai problème à résoudre au préalable. L’exercice ne consisterait peut-être pas à accorder des postes pour le Rassop/Limete et ses apparentés. Plutôt, de faire en sorte qu’ils impliquent dans ce qui devra se faire.
Dès lors que la Majorité présidentielle a réussi à collaborer avec l’Opposition pour un processus électoral apaisé et concerté, elle ne pourrait donc plus continuer le même élan sans le Rassop/Limete. Si l’idéal est de dégager les pistes d’un calendrier électoral issu d’un consensus politique, plus d’un analyste pense qu’il faille en amont, dégager un consensus pour un compromis sincère. Pas un jeu de mots. Sinon, quelle chance de réussite donnerait-on à la tripartite de Kananga, au cas où la plateforme chère à Tshisekedi junior n’y participerait pas ?
A moins d’un miracle qui amènerait le Rassop/Limete et alliés à se raviser, sinon on ne les verrait pas reconnaître les conclusions d’une importante rencontre politique à laquelle il n’y a pas pris part. Comme nous l’avons dit précédemment, l’idée d’évaluer le processus électoral en cours n’appelle aucune objection. Compte tenu de l’impératif du temps, il est de bon droit que les principaux protagonistes se réunissent, en vue d’un examen mi-parcours. A un peu plus de quatre mois des échéances prévues dans l’Accord du 31 décembre 2016, cette évaluation s’impose.

EVITER LA POLITIQUE DE LA CHAISE VIDE

La position du RASSOP/Limete et alliés est archi connue. A plusieurs occasions, ce cartel politique, par la voix autorisée de son commandant en chef, n’a cessé de déclarer qu’il n’était ni demandeur ni preneur de n’importe quel poste au sein des institutions de l’actuelle « Transition ». Bien au contraire. Les « Katumbistes » soutiennent à haute et intelligible voix qu’ils mettent le cap sur l’élection. Le scrutin dans le délai convenu dans l’Accord du 31 décembre dernier !
Certes, la Ceni est la seule institution technique chargée de l’organisation des élections. En tant qu’institution citoyenne, la Centrale électorale est cependant, au service des acteurs politiques. C’est donc cet aspect des choses qui oblige la CENI à rendre compte de ses activités à la classe politique.
Normal que des représentants des partis et regroupements politiques ainsi que ceux de la Société civile soient associés à la réunion d’évaluation prévue à Kananga, quand bien même que l’Accord du 31 décembre qui prévoit cette rencontre, la limiterait au Gouvernement, au CNSA et à la CENI. « A la fin des opérations préélectorales, le Gouvernement, le CNSA et la CENI devront procéder à l’évaluation, préalable à l’élaboration du Calendrier électoral »,dispose l’Accord.
Tout en respectant la liberté du RASSOP/Limete, sa décision de ne pas participer aux institutions actuelles, certains analystes pensent toutefois, que cette plateforme n’aurait rien à perdre, en apportant sa contribution à la grand’messe de la capitale provinciale du Kasaï Central.

Compte tenu de l’enjeu de cette rencontre, nul sage ne saurait conseiller le RASSOP/Limete, de la saboter. Par conséquent, il devra éviter la politique de la chaise vide, pour ne pas subir ce que les autres auront décidé.
Selon l’Accord du 31 décembre, l’évaluation du processus doit avoir lieu à la fin des opérations préélectorales. Par rapport à cela, l’opinion sait que la province du Kasaï Central constitue la boucle des dites opérations. Ces dernières y ont été lancées avec un grand retard.Soit seulement à la fin du mois de juillet dernier.
Etant entendu que la durée des opérations est de 90 jours calendrier pour chaque province, la fin de l’enrôlement des électeurs au Kasaï Central devrait logiquement intervenir en novembre prochain. C’est donc à l’issue de la clôture de ces opérations que la tripartite devra avoir lieu. Sauf, si les parties prenantes en disposeraient autrement.
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