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Il savait, certes, ce qui devrait lui arriver. Son style direct dans le langage n’était pas innocent. Il voyait venir la mort. Il, c’est Mzee Laurent Désiré Kabila, vaillant soldat du peuple, assassiné au Palais de Marbre, le 16 janvier 2001. Le cœur sur les lèvres, sans anxiété ni lamentation, il n’a cessé de s’adresser à son peuple avec franchise et détermination devant des nombreuses cameras des différentes chaînes des télévisions locales et étrangères. Ainsi, à travers le recueil intitulé: «Ainsi parla Mzee», édité par le Sénateur YERODIA ABDOULAYE NDOMBASI, la rédaction du Journal La Prospérité fait ressentir aux Congolais, en général, et à ses fidèles lecteurs, en particulier, le point d’orgue de ce qu’a été le combat de Feu Président Laurent Désiré Kabila face à l’impérialisme occidental. Devoir de mémoire oblige!

En effet, devant l’agression de la RDC, déclenchée le 2 août 1998, le tombeur du Marechal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga, Mzee L.D. Kabila, déclara sans détour: ’’ Le Congo est un drôle de pays, il a beaucoup d’ennemis, tout le monde en est jaloux’’. Dans la suite de son aphorisme, il alerte l’opinion: ’’Un grand complot se prépare. Ils veulent aussi ici leur homme. Comme moi je ne suis l’homme de personne, on veut m’abattre afin de faire du Congo leur vache à lait’’. Et de renchérir: ‘‘les impérialistes veulent intervenir; des agents sont utilisés. Mais, si je vis longtemps, ils seront humiliés…’’.

Pour quelle raison veulent-ils m’abattre?

Eux viennent chez nous, prendre chez nous et ne rien donner en retour. Ils veulent nous obliger à aller vers la Banque Mondiale, qui n’a jamais construit le bonheur d’aucun peuple. On ne nous demande pas notre avis, ils veulent toujours se mêler de nos affaires. Le Congo est un pays qui a droit au respect de sa souveraineté, de son indépendance politique, de son intégrité territoriale.

2 août 1998: une rébellion nouvelle…

Ils veulent changer de gouvernement KABILA ; ils nous prennent pour des Hutus. Quand on rempli sa mission; c’est normal qu’on rentre chez soi, Kagame a un autre langage.

Les officiers qui étaient ici se sont livrés à beaucoup de manies subversives. Je n’avais pas imaginé qu’ils pouvaient tisser un complot si vaste. Nous ne sommes pas en face d’une rébellion quelconque, il s’agit d’un groupe de sabotage pour déstabiliser, assassiner.

Le gouvernement doit rester serein. Il n’y aura pas de pays protégé: si on nous rentre dedans, on joue avec le feu. Nous n’avons aucune intention belliqueuse contre qui que ce soit. Le Congo n’a aucune ambition d’extension territoriale, nous avons tout chez nous.

Les Rwandais doivent-ils continuer à occuper notre pays?’’S’interrogea Mzee.

Mzee devant les Directeurs des entreprises publiques

Il s’adressa aux cadres patriotes des entreprises du Portefeuille, à Lubumbashi, capitale de l’ex. Province du Katanga pour leur inculquer le nouveau mode de fonctionnement. Ils étaient tous PDG ad intérim.

’’Vous devez être performants pour être confirmés’’, a-t-il lâché d’entrée de jeu. Pince sans rire, Laurent Désiré Kabila les a tous reprochés d’avoir fait des entreprises publiques, leurs biens personnels. Cependant, l’Etat qui est le véritable propriétaire devenait le mendiant. ‘’Nous devons changer tout ça’’, a-t-il martelé. Et de poursuivre que le Congo est un grand pays prospère où chacun d’entre les Congolais vivra avec son salaire, jusqu’à la retraite dans la dignité.

Par ailleurs, face au déficit budgétaire, Mzee Kabila n’a pas lâché prise. Il a gardé plutôt son sens d’optimisme en comptant sur la volonté patriotique de chacun.’’ Les entreprises de l’Etat sont propriété de l’Etat, vous en êtes les gestionnaires. J’ai là un projet budgétaire ; il est déficitaire. Je suis sûr que vous êtes tous des patriotes. Il faut vous donner une chance, celle de vous confirmer. Les ressources identifiées n’apportent pas grand-chose au Trésor’’.

Seule, la bonne gestion importe

Mzee Kabila voulait être pragmatique. C’est le résultat ou rien. C’est pourquoi, souhaitait-il donner la chance à tout le monde sans discrimination: ‘’Les on-dit n’ont pas d’importance. Ce qui nous importe, c’est votre gestion. On attend de vous que vous remplissiez votre mission et que vous en fassiez rapport. Nous pensons qu’il faut vous rappeler que dans la situation de notre pays, nous comptons sur les taxes, la fiscalité. Mais, nos entreprises qui sont à caractère commercial doivent gagner pour permettre à l’Etat de fonctionner. Le côté « a.i.» ne doit pas vous inquiéter. On attend de vous que vous soyez une source de recettes pour le fonctionnement de l’Etat’’, tel est leitmotiv du serment fidèle de Mzee L.D.Kabila, pour sortir des sentiers battus, le Congo démocratique.
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