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Le ciel congolais reste toujours couvert de grisaille. Alors que le président de la Commission électorale nationale indépendante promet de publier le calendrier électoral à l’issue de la réunion d’évaluation du processus électoral de Kananga, le doute persiste sur l’organisation des élections avant la fin de l’année. Une incertitude qui fait craindre des semaines et des mois à venir agités.




Pendant ce temps à Kinshasa, le chef de l’État a reçu, lundi, un message du président de l’Union Africaine. Message dont le contenu n’a pas été dévoilé, mais qui s’inscrirait, selon le compte twitter de la présidence de la république, dans la « fraternité et la consolidation des relations entre le leadership de l’UA et les chefs d’États ». Une formule protocolaire qui illustre parfaitement la croisée des chemins devant laquelle se trouve le pays et à quel point la communauté internationale multiplie les initiatives pour éviter le « crash ».

À chacun sa transition

Car, sur le terrain, la logique demeure celle de la défiance. Et désormais, 3 projets de transition s’affrontent. Il y a d’abord celui du Rassemblement, décidé lors de son conclave de Limete en juillet dernier. Pour la principale coalition de l’opposition, la seule issue à la crise réside dans le respect de l’accord de la Saint Sylvestre selon lequel les élections doivent être organisées au plus tard le 31 décembre 2017. Faute de quoi, Joseph Kabila « quitte » le pouvoir, et « la classe politique se réunit pour choisir un homme ou une femme devant diriger une courte transition de 6 mois », a encore martelé récemment à Washington, Félix Tshisekedi, le chef de file de la plus grande force de l’opposition.




Du côté de la société civile, la tonalité est la même. Présentés par Kinshasa comme des mouvements subversifs, les signataires du Manifeste du « citoyen congolais » à Paris le 18 août dernier ne s’en cachent pas. Ils ont une « stratégie clairement établie pour une transition », a répété lundi à La Libre Belgique, la militante de la Lucha, Gloria Sengha, qui insiste que les animateurs de cette éventuelle période de transition ne pourront pas ensuite se présenter aux élections.





Mais ces deux stratégies visant à « déloger » Joseph Kabila par le biais de la transition risquent de se heurter à une contre-stratégie allant dans le même sens, mais, pas pour le même résultat. Alors qu’un draft de calendrier électoral – que les autorités de la CENI n’ont pas confirmé – a fuité dans la presse renvoyant la présidentielle en 2019, certains au sein de la MP n’hésitent pas à évoquer l’idée d’une transition pour « bien préparer les élections ». Une idée que vend avec insistance l’ancien ministre de l’industrie Germain Kambinga désormais à la tête des forces du Centre.

« La résolution de la crise actuelle passe par la rencontre entre Joseph Kabila, Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi et Vital Kamerhe », plaide l’ex MLC en soutenant la mise en place d’une transition dirigée par l’actuel chef de l’État, mais avec deux gestes forts : la nomination de Félix Tshisekedi à la Primaire et le retour au pays pour l’ancien gouverneur du Katanga. Laquelle des 3 transitions prendra le dessus sur les autres ?
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