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Au moins quarante personnes ont été kidnappées lundi 14 août par des rebelles de la LRA dans la localité Kana à 105 km de la cité de Dungu sur la route de Doruma, renseignent les sources locales, citées par Radio Okapi.




« Des témoins précisent que ces rebelles ont opéré de 7 heures à 13 heures locales. Ils ont dépouillé les passants de leurs biens avant de prendre en otage une quarantaine de personnes qu’ils ont amenées en forêt. Parmi les otages figurent deux contrôleurs techniques de la CENI. Ceux-ci ont perdu 18 clés USB contenant des données de 18 centres d’inscription, un téléphone Thuraya et une somme d’argent dont le montant n’est pas déterminé« , relate la radio onusienne.

Dans un rapport publié en juillet dernier, l’agence humanitaire des Nations unies indique que les combattants de la LRA multiplient leurs activités dans le nord de la République démocratique du Congo. Ils y ont notamment kidnappé, le mois dernier, 61 civils le 7 juin dans la zone minière de Tanganyika, près du parc national de Garamba.

Au parc national Garamba, situé à cheval entre les territoires de Dungu et Faradje (Haut-Uélé), les militants tentent également d’y dicter leurs propres lois, accusés du reste de braconnage. Ce sont quelque 45 éléphants qui ont été abattus au premier trimestre 2017, selon un responsable du parc qui a communiqué les chiffres ce mercredi, accusant la LRA, mais aussi les rebelles sud-soudanais.
Une traque qui a duré six ans

Pour l’ONU, si la situation prend un tel virage, c’est en raison de l’arrêt de la mission de la Force régionale d’intervention de l’Union africaine (FRI/USA), qui était chargée d’éliminer la LRA. L’Ouganda et les Etats-Unis ont abandonné leurs opérations de recherche de Joseph Kony après six ans de traque, estimant avoir réduit le groupe à “l’insignifiance”.

L’Union africaine, quant à elle, s’est refusé à tout abandon. Toutefois, il lui reste encore les moyens nécessaires pour poursuivre la traque contre Joseph Kony. Fin mai, l’organisation panafricaine a lancé un appel à l’aide internationale pour soutenir les forces qui continuent de combattre la rébellion ougandaise réfugiée aux confins de la Centrafrique et de la République démocratique du Congo.

Selon l’ONU, l’organisation terroriste aurait massacré plus de 100 000 personnes, enlevé plus de 60 000 enfants et provoqué le déplacement d’au moins 1,7 million de personnes. En 2005, la Cour pénale internationale délivrait un mandat d’arrêt à l’encontre de Kony pour 12 crimes contre l’humanité et 21 crimes de guerre.

Les effectifs de la LRA n’ont pas toujours été pléthoriques : 300 à 400 combattants, selon un câble diplomatique révélé en 2013 par WikiLeaks. Mais Joseph Kony reste insaisissable, navigant habituellement entre l’Ouganda et l’est de la Centrafrique, en passant par le nord de la République démocratique du Congo et le Sud-Soudan. Après l’exécution du fondateur d’Al-Qaïda, et sous la pression d’une campagne menée par des activistes, Barack Obama avait envoyé une centaine de conseillers militaires dans ces zones. Objectif : décapiter l’Armée de résistance du Seigneur.
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